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âmes errantes fur les bords du Styx, qui Ipriqient long-tems Caron de les passer. !
Stabant orantes primi transmittere cur-sum ,
Tendebantque manus , ripa: ulteriorisajnore.
Navita su d trifiis nunc hos nunc accipitillos :
Ajl alios longe fummotos arcet arena.
^ CENSIER , f. m. ( Jurifprud. ) fe ditd un seigneur qui a droit de cens fur leshéritages tenus en roture dans l’étenduede fa seigneurie. Voye\ Cens, CENSI-TAIRE , Censive.
Censier , estaulli quelquefois synony-me à censitaire ; ainsi l’on dit en ce sens ,il e/ì le censier d’un telseigneur. ( H)
Censitaire , f. m . ( junspml ) est
un valiàl qui possede en roture un ou plu-sieurs héritages dans l’étendue de la cen-sive d’un seigneur, à la charge du cens.Voye\ Cens.
Dans les commencemens de rétablisse-ment des censives, il n’étoit pas permis aucensitaire de vendre f héritage qui lui avoitété baillé à cens, fans avoir le consente-ment du seigneur ; & pour avoir son con-sentement, on lui payoit une certaine som-me: ce qui a depuis passé en droit com-mun. II est aujourd’hui permis au censi-taire de vendre l’héritage chargé de cens,en payant au seigneur un droit cjui estréglé par les coutumes , & qu’on appellecommunément lods ù ventes. F. LODS
& Ventes. (H)
CENSITE, f. f. ( Jurifprud . ) terme dedroit coutumier peu usité, synonyme àcensitaire. Colombet a donné un traité despersonnes de main-morte, cenfites & tail-lables, qu’il a intitulé, Colonia Celticalucrosa. ( /f)
CENSIVE , f. f. ( Jurifprud. ) est l’é- #tendue du fief d’un seigneur ceníier, c’est-à-dire à qui il est dû un cens ou redevancefoncière par les propriétaires qui postè-rent des terres dans l’étendue de son fief.C’est auíîì le droit même de percevoir lecens.
L’origine des censives est aussi ancienneque celle des fiefs. Les seigneurs qui avoient
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I ime^tfop grande étendue de domaine, en! donnoient une partie en fief, à la chargedu service militaire ; & une autre partie àcens , avec amende faute de payer le censau jour de l’échéance. Voye\ CENS. ( II)CENSORIN , ( Hift. rom. ) un desplus grands capitaines de son tems, fut undes trente tyrans qui envahirent l’empirefous les règnes de Valérien & Gallien ; ilavoit passé par tous les grades de la guerre,& il jouissoit d’une vieillesse tranquilledans fa retraite , lorfqu’il en fut arrachépar des soldats, pour prendre la pourpre.On lui donna , parjdérision , le surnom deClaudius , à cause qu’unc blessure reçuedans la guerre de Perse , I’avoit renduboiteux; il ne put supporter cette raille-rie , qui lui fit user de sévérité envers lessoldats ; plusieurs furent punis : cette sol-datesque , accoutumée à ne voir que leurégal dans leur maître, qui en effet étoitleur ouvrage , l’astassmerent dans un âgefort avancé. On grava cette épitaphe furson tombeau :
Félix ad omnia , infeliciffimus imper a-tor. (T—N.)
CENSURE,f. m. {Droitcanonique.')fe prend ordinairement pour un jugement,par lequel on condamne quelque livre ,quelque personne ; & plus particulièrementpour une réprimande faite par un supérieurou une personne en autorité. {H)Censures ecclésiastiques , {Droitcanonique. ) sont des menaces publiquesque l’églife fait, d’infliger les peines qu’ona encourues , pour avoir désobéi à fes or-dres , ou plutôt encore ces peines ou cespunitions elles-rnémes. Le droit canoniq ueen reconnoît de trois fortes, qui font fe*'communication , la suspense , & l’interdit-V~oye\ chacun de ces mots à leur rang-Jufqu’au tems de la prétendue réforme >les rois d’Angleterre ont été fournis a 11 *censures de l’églife de Rome : mais ‘ e *François s’en font toujours maintenuexempts. En effet il n’y a point d’excmp‘“d’excommunication d’aucun roi de Iap lC 'miere race , jufqu’à celle de Lothaire ,Pffle pape Nicolas I , pour avoir répudie ‘femmeTeutberge : c’est la première bref).