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Tome sixième.
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C E N

«ju\ sut faîte aux libertés de Téglife galli-cane : cependant le pape n’oia hasarderion excommunication de la propre auto-rité ;il la fit confirmer par l’aílemblée desévêques de France.

Les autres papes ont pris dans la fuiteles mêmes précautions : mais depuis cetems-là , les rois ont mieux soutenu leurprivilège ; car l’anti-pape Benoît XIII,ayant prononcé des censures contre le roiCharles VI , & mis le royaume en inter-dit , le parlement de Paris , par arrêt de1408 , ordonna que la bulle fût lacérée.Jules II ayant aufiì lancé l’excommunica-tion contre Louis L fl, l’aíìémblée géné-rale tenue à Tours censura les censures dupape. F’qyq Excommunication.

Les canonistes distinguent deux fortesde censures : l’une de droit , a jurel’autre de fait ou par sentence, qu’ils ap-pellent ab tiomine.

Les premières font générales & perpé-tuelles : il n’en est pas de même des se-condes ; maïs aulli elles font toujours ré-servées.

On divise les censures par rapport àl’effet qu’ellcs produisent, en celles qu’onappelle Litœ jaucntiiv , &: celles qu’onnomme ferendee sententiev ; c’cít-à-dire,en censures encourues par le seul fait, ipj'ojacto , par vertu du jugement qui les aprononcées , íàns qu’il soit besoin d’unnouveau ; & en censures comminatoires ,qui ne s encourent pas fans une nouvellesentence du juge

11 n’y a que les supérieurs ecclésiastiquesqni jouissent dt* la jurisdiction extérieure ,qui puiíiènt porter des censues y ainlì lescurés n’ont pas ce droit, (tì)

CENSURE de livres ou de propostions ,( Droit canoniq. ) c’est une note ou unequalification qu’on donne à tout ce quiblessé la vérité , soit dans un livre , l'oitdans une proposition. La vérité, fi on peuten parler ainsi, est une fleur tendre ; onn'y peut toucher qu’on ne haltère & qu’011n’en ternisse l’éclat. La note dont on mai queun livre ou une proposition , est d’autancplus fiétnlLnte, que lune ou l’autre s’é-Ldgne plus de la vérité ; car il y a diffé-rentes nuances dans Terreur. La note deiherejìe est la plus infamante de toutes .

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parce que Vhei ejie est de toutes les erreurscelle qui s’éloigne le plus de la vérité. Eneffet , elle contredit formellement Tex-prestèparole de Dieu, & ferévolte centreTautorité de Téglife qui l’intciprete ; laflétrissure de Veneur est moins forte quecelle qui lance Tanathcme contre Vhérejie.Comme la vérité que Veneur attaque esten partie fondée lur TEcriture, & en partiefur la raison , son crime est moindre ,parce qu’elle fe révolte moins directementcontre Tautorité de Dieu. On nctecon mesentant Cher este , tout livre ou route pro-position qui présente d'abord à l’esprit unsens hérétique , quoique Tun ou Tautre aitun sens plus caché qui renferme la vérité.II y a beaucoup d’analogie entre ce qui sentVhérésie , & ce qui est captieux ; elle cilla même que celle qui fe trouve entre Vhé-résie & Veneur. Ainsi toute propositionchargée de termes compliqués, obscurs &embarrassés , est ou captieuse ou sentantVhérésie ; captieuse , íi c’est feulement uneerreur qu’elle insinue ; sentant s hérésie ,si e’est une hérésie qu’elle présente d’ur.emaniéré indirecte. II n’eíî pas ailé d’aíl.-gner les limites qui séparent une propo-sition mal sonnante dans la foi, d’avcccelle qui sent Chéri fie : peut-être quetoute la malignité de Tur.e consiste d; nsles termes durs qui énoncent une vérité ,& quila rendent odieuse à ceux qui I éct li-tent ' tandis que la malignité de 1 autre enveut à la vérité , quoique fous des termesplus doux & plus mitigés. Ainsi la noted’une proposition mal sonnante dans lafoi , n’est pas fi forte que la note «firmeproposition Jintant Vhérésie. On qualified’opinion dangereuse celle qui embarrassesi fort le dogme catholique dans les incer-titudes des systèmes théoiogiques, que cetteopinion entraîneroit la ruine du dogmeavec celle des systèmes. Rj tn n’est lansdoute plus dangereux pour la foi, quede la faire dependre d’une opinion hu-maine , sujet!e par fa nature à Texamencritique de tout homme qui voudra l’arta-quer. La note de témérité tombe fur uneproposition qui feroit balancée par unegrande autorité ; ce n’est pas tant le nombredesfcholafhqucs que leurs raisons 5 qui t cu-vent taire autorité lur l’efprit d un tlito-