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avec l’aîoès, le quinquina, & I’ipécacuanha.
J Jans les fievres on peut ordonner soninfusion dans du vin blanc : mais commeelle est fort amere , il est plus à propos dejoindre l’extrait de pente centaurée avecautant de quinquina en poudre. L’ulage del’iniuíion de fleurs de petite centaurée priseen guise de thé le matin à jeun , soulagela migraine. (N)
CENTENÍERS, s. m. pi. ( Hifi. mod.)officiers de l’ancienne monarchie ihmçoisesubordonnés aux comtes, & chargés demener à la guerre les hommes libres dubourg, ou leurs centaines. Voyez Espritdes loix , liv. XXX , chap. 17. (O)
CENTÍEME-DENÍER, est un droitque le roi s’est attribué par l’édit du moisde décembre 1703 , fur tous acquéreursd’immeubles à quelque titre que ce soit :c’est la centieme partie du prix de l’acqui-íition. (H)
* CENTOBRIGUES, s. m. pi. ( Géog.)ancienne ville desCelsibériensen Espagne.Les machines deMételjus qui l’astiégeoit,ayant renversé un pan de muraille , leshabitans exposèrent fur la breche les en-fans de Réthogene qui s’étoit rendu dansson camp : Métellus aima mieux lever lelîege, que de faire périr lafamilledu braveCeltibérien , qui exhorroit à continuerl’attaque. Cette aâion toucha tellementles assiégés, qu’ils ouvrirent leurs portesaux Romains.
CENTON, f. m. ( Poésie. ) piece devers composée en entier de vers ou depassages pris de côtés & d’autres, soit dans
Adoratio Ma
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le méme auteur, soit dans différons écri-vains , & disposés seulement dans unenouvelle forme ou un nouvel ordre quicompose un ouvrage , & donne à ces lam-beaux un sens tout différent de celui qu’ilsont dans l’original.
Ce mot est latin , cento , & signifie à lalettre un manteau sait de pieces rapportées :il vient du grec xsvrpcv., qui veut dire laméme choie. Les soldats Romains dans les.sièges se servoient de cernons, ou de vieillesétoffes rapetassées, pour se gapntir destraits de l’ennemi ; & l’on couvroit aussiau méme destèin les machines de guerre,les galeries, & autres choses nécessairesaux approches, de peaux de bétes fraîche-ment écorchées, que les auteurs appellentcernons. Voyez CENTONAIRES.
Ausone a donné des réglés de la com-position des cernons , & lui-même en afait un très-obscene , tiré des vers de Vir-gile : il faut prendre , dit-il, des morceauxdétachés du méme poète, ou de plusieurs :on peut prendre les vers entiers ou lespartager en deux , & lier une moitié em-pruntée d’un poète à la moitié qu’un autreaura fournie : mais il n’est pas permis d’in-férer deux vers de fuite, ni d’en prendremoins que la moitié d’un.
Proba Falconia a écrit la víede Jésus-Christ en centons tirés de Virgile, aussibien qu’Alexandre Rollo, & Etienne dePleurre, chanoine régulier de 8. Victor deParis. Voici un exemple de ces centonsdans l’adoration des Mages. Voyez Cham -bers & le Dicl. de Trévoux .
G O R U M. Matth. 2>-
VI. Arnold, v. 255. Ecce autemprimifub luminasolis, Ù ortus,
II. Aineid. v. 6 94. Stellafacem ducens , multa cum luce cucurrie,
V. yïneíd. v. 5 lé. Signavitque viarn * caliin regioneserena : VIII. JEn. v. ^2.8--
VIII. ./Eneid. v. 330. 1 ìitn reges * ( credo quia fit divinitus illis 1 . Geo. v. 4.1 5 '
I.Georg. v. 416. Ingenium Ù rerumjaco prudentia major )
VII. -éEneid. v. 98. Ex terni ve niant, * quee cuique eft copia , Iceti V. JEn. v. icO.II. Aïneid. v. 333. Munera portantes * molles fia thuraSabcei I. Geo. v. 57 '
III. Asneid. v. 4 ^ 4 - Donadeluncaurogravia* myrrhaquemadentes,XlI. aEn. V. 100.IX. vEneid. v. 659. Agnovere De uni regem * regamque Parentem. VI. JEn. V. 54^-I. Georg. V. 41b. M ut avéré vlus ; * pe,jeé?ij que on {ine votis , X. JEn. V. 54^'
VI. vEneid. V. 16. InJ’uetumper iter * J pana in sua quisque recejfit. XII. JEn. V. 1r6>
CENTONAIRES, s. m. pi. {Hifi. anc.) | avoient foin de fournir les étoffes que f o' 1officiers dans les armées romaines, qui j appelloi tee/uones, & qui servoient à cou'