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Tome sixième.
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ce gu’il confirme par les exemples íìnvans,ou d’autres semblables. Que tous les cri-tiques s’élevent contre tin ouvrage, qu’ilsle poursuivent avec route Tinjustice & lamauvaise volonté poffible , ils «'empêche-ront pourtant pas le public d’etre équita-ble , 6c de Tacheter s’il est bon. Quelquesécrivains ont répandu dans leurs ouvragesles maximes les plus opposées à la moralechrétienne ; d’autres ont publié les systè-mes les plus contraires à ses dogmes ; ce-pendant les uns & les autres ont été bonsparens, bons amis, bons citoyens même ,ii on leur pardonne la faute qu’ils ont com-mise en qualité d’auteurs. Bourdalouea dela fechereflè ; néanmoins il fut célébréparmi les orateurs de son tems. On dit quecertains journalistes ne louent que ce qu’ilsfont ; toutefois ils ont loué Thistoire natu-relle , & d’autres excellons ouvrages qu’ilsn ’ont pas faits.

CÉPHALALGIE, f. f. ( Médecine. )douleur de tête violente. Ce mot vientdu grec y.sa.-cé , tête, & d’«\yò;, douleur.

Cette espece de douleur a des causes dif-férentes dans différons sujets : les dissec-tions de personnes mortes à la fuite decette maladie, nous en indiquent deux prin-cipales ; savoir, i°. T engorgement des vais-seaux des membranes qui fervent d’enve-loppes au cerveau, que l’on nomme la dure& la pie-mere ; z°. le dépôt d’une lympheacre épanchée fur la substance même ducerveau ou sur les parties nerveuses dela tête , qui y occasionnent une irritation& une douleur violente. Lorsque cette dou-leur est permanente & sans interruption ,elle prend un autre nom , & on Tappellècéphalée : alors les symptômes font bienplus violons ; ce n’est plus , comme dansla céphalalgie , un mal léger, & qui n'oc-cupe qu’une partie de la tête ; il devientdurable, & difficile à guérir ; Je malade apeine à supporter le moindre bruit ; la lu-mière lui devient insupportable; toutes lesmembranes & les parties nerveuses fontdans une tension íì violente, que la douleur

occupe toute la tête.

On peut encore diviser la céphalalgieen migraine , que les Latins ont appelléetiemicrama, parce qu’il n'y a qu’nn côtéQe la jtéte d’aíFecté ; & en clou, claims }

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état dans lequel le mal n’excede pas la lar-geur de la tête d’un clou , & où il sembleà la personne malade que ce soit un clouqu’on lui ait planté dans quelque partie ,mais sur-tout au sommet de la tête : cetaccident arrive particulièrement aux fem-mes hystériques. KoyqPAsSION HYSTÉ-RIQUE.

Les causes éloignées de la céphalalgiefont, comme on le peut voir parles symp-tômes qui Taccompagnent, la trop grandeabondance de sang, qui ne pouvant parcette raison circuler avec facilité dans lesvaistèaux , s’arréte dans les capillaires ducerveau, distend 6 c occasionne une sensa-tion douloureuse dans toute Tétendue dela tête, ou dans certaines parties seulement.

Le sang qui abondera en sérosité acre,occasionnera aussi par l’irritation des par-ties nerveuses la céphalalgie : enfin toutce qui peut altérer la lymphe , comme lavérole, le scorbut , & autres maladies decette espece , sont autant de causes de cetaccident, qu’on.vient à bout de détruireen corrigeant la cause : elle cédera doncaux rcmedes mercuriels, lorsqu’elle seraproduite par la vérole, & aux antifeorbu-tiques, lorsque le scorbut y aura donné lieu.

L’excès dans le commerce des femmes,dans Tétude & le travail, dans les évacua-tions, soit par les saignées, les vomislemens,les purgations , font autant de causes de lacéphalalgie , qui est aussi produite afl’ezsouvent par un amas de crudités dans T es-tomac , d’où provient un chyle de mau-vaise qualité, par des sueurs trop abondan-tes ; ensin par une trop grande transpira-tion, ou par la transpiration même suppri-mée tout-à-coup.

Le prognostic que l’on peut tirer de lacéphalalgie , c’est qu’elle n’est jamais fansdanger : si les membranes d u cerveau fontle siégé de cette maladie , il y a j| eucraindre la frénésie ; lorsqu’elle est occa-sionnée par un embarras dans les partiesinternes, qu elle est accompagnée de tin-temens d’oreille, de sievre, de perte d’ap-petit, & d’une pulsation violente dansdesvaisseaux de la tète , elle dégénéré facile-ment en manie , fur-tout dans lesHypo-condriaques : lorsque la céphalalgie estlùivie de fo.blesse dans les articulations ,