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d’étourdissemcns, d’embarras dans la lan-gue & dans la prononciation , on doit laregarder comme l’avant-coureur de J’apo-plexie & de la paralysie : enfin lorsque lesjeunes gens font sujets à la céphalalgie ,ils font menacés d’accès de goutte.
II est aisé de voir par la différence descauses de la céphalalgie , qu’elle doit êtretraitée de diverses maniérés : les saignéesdoivent être employées dans certains cas;dans d'autres les délayans, les sudorifiqueslégers , enfin les cinétiques; le tout dirigépar les conseils d’un médecin qui, con-noissmt la cause, y approprie le traitement,sur lequel il n’est point possible de donnerde réglés générales.
Une observation faite par Cowper surune céphalalgie , prouvera la vérité de ceque j'avance. Ce savant médecin guérit unmalade attaqué de céphalalgie , en perçantpar l’alvéoîe d’une dent molaire le sinusmaxillaire. Cette opération procura l’éva-cuation d’une quantité de pus qui occasion-noit ce mal.
Drak rapporte deux faits semblables.Sans être médecin, on ne peut pas parve-nir à la connoiísance de causes aussi singu-lières. ( N)
CEPHALANTHE , (Bot. ) en latin ,cephalantus , en anglois, button-wood.
Caractère générique. Un grand nombrede fleurs monopétales font rassemblées enboule : chaque fleur a son calice & sonpétale en tube, échancrés par les bordsen quatre parties. L’embryon est envi-ronné de quatre étamines , & surmontéd’un style qui excede de beaucoup le pé-tale ; cet embryon prend la forme d’unecapsule globuleuse & velue, qui renfermeune ou deux semences oblongues & angu-leuses ; ces capsules se grouppent en boulesur un axe commun.
t Espèces, i. Cephalanthe à feuilles op-posées trois à trois.
Cephalanthusfoliìs oppojìtis ternisque.Flor. Virg. 15.
Button-tree , & Virginia button-tree.
2. Cephalanthe à feuilles opposées.cèphalanthusfol. oppojitis. Fl. Zeyl. 5 3.
Africa button-tree.
Le cephalanthe de la premiere especes’éleve tout au plus à íix ou sept pieds de
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haut; ses rameaux & les feuilles naissentopposées ; les feuilles font ovales, entieres& pointues, soutenues par une nervurelongitudinale très - robuste ; l’écorce estliste & d’un brun rougeâtre.
Cet arbuste n’est pas des plus aisés àélever ; il craint la sécheresse & le froid ;on le multiplie de semence ; il saut, enautomne, ou au plus tard en mars , semerses graines un peu clair dans de petitescaillés remplies de bonne terre légere &fraîche , mettre ces caisses fur une couchetempérée & ombragée, & donner souventdes arrosemens modérés ; le mois d’octo-bre suivant , placez vos caisses fous deschastìs vitrés, jusqu’au retour de la bellesaison ; vers la mi-avril du second prin-tems , vous en transplanterez quelques-unsdes plus forts dans des pots que vous ex-poserez au levant, ainsi cjuc les caisses ,en leur donnant toujours beaucoup d’eaupar la sécheresse: à la fin d’octobre dela même année, vous transplanterez ce quireste dans les caisses , dans des planches deterre fraîche, que vous protégerez avec despaillassons contre la rigueur du froid : unan ou deux après, les arbustes , tant de lapépinière que des pots , seront en étatd’être plantés à demeure ; alors ils ne de-manderont plus d’autre foin que d’êtrearrosés de tems à autre , & il conviendrade mettre de la menue paille, des gazonsretournés , ou de la mousse , autour deleurs pieds ; íì l’hiver éroit fort rude , onpourroit les empailler, selon la méthodedétaillée à l 'article ALATERNE. Chacun ,selon le climat où il se trouve , interro-gera l’expérience sur le traitement quecet arbre demande relativement au froid.
Cet arbuste est, en juillet, tout cou-vert de petites boules blanches fleuries *,ainsi il doit être un des plus précieux or-nemens des bosquets d’été.
Le cephalanthus , n°. 2, croît de lui-même en Afrique fit dans l’Inde, où ildevient un grand arbre ; mais il fait peude progrès dans nos ferres, où il se repro-duit difficilement. Pendant fa jeunesse, Ademande la ferre chaude ; & lorsqu’il estdevenu plus fort, il s’accommode aisémentd une bonne orangerie, ou d’une ferrecommune. ( M. le B. de Tschoudy.)