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étoit le chien de PIuton.La victoire qu’Her-cule remporta fur lui, est, suivant d’autres,une allégorie de P empire que ce héros avoirfur ses passions ; Omphale & Déjanire leprouvent.
Cerbere , (AJìronom. ) constellationboréale, introauite par Hévélius, pourrenfermer quatre étoiles qui font fur lamain d’HercuIe , ou aux environs. Flam-steed l’a adoptée dans son Catalogue Bri-tannique , & elle est figurée Jans son Atlascelefte. ( M. de la Lande. )
CERCARE (le) Ge'og. petite île d’A-firique, dans la mer Méditerranée, fur lacôte du royaume de Tunis.
CERCE. ( Archit. ) Voye\ VarticleCH-ERCIìE
CERCEAU, f. m. {Faucon.) C’est ainfiqu’on appelle les pennes du bout de l’ailedes oiseaux de proie ; les faucons , les sacres& les laniers n’en ont qu’un, &. les éper-viers trois.
CERCEAU, ( en terme de boutonmer. )c’est un fil d’or rond, plié en cercle , dontles bouts font rapprochés l’un de l’autre,mais ne font point soudés. Ce fil s’appla-nt au marteau fur un tas ; & ainsi applati,on lui fait prendre à ía main la forme exté-rieure du bouton fur lequel il fe jette. V.JETER. II y a des cerceaux unis, de dé-coupés, & de gravés. Voye\ BATTRE ,Découper , ù Graver. Les cerceauxne font d’ufage parmi les boutonniers quedans les boutons façonnés.
Cerceau , ( en terme de cirier. ) c’estun cercle garni de petits crochets ou decordons de distance en distance, auxquelson lufpend la bougie, Ùc. soit en Raccro-chant, soit en la collantauxcord.es ; ce quine le tait que pour les bougies de table quine font pas encore couvertes. Voye\ Cou-vrir.
Cerceau , c’est un lien de bois qui feplie facilement, & dont les tonneliers fefervent pour relier les tonneaux, cuves,cuviers , baignoires , &c. Les meilleurscerceaux font ceux de châtaignier, parcequ’ils pourrissent moins vite: on en faitaulii d’autres bois, comme de coudre, desirène , de bouleau , dont on fend les bran-ches par le milieu. On les apporte en mô-les ou bottes íompoíéçs de plus ou moins
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de cerceaux , suivant leur efpece. Foye\Môle.
Lorsque les cerceaux font reliés , on leurdonne différens noms, suivant l'endroitde la futaille auquel on les place. Le pre-mier du côté du bord se nomme le talus ,le second est double & s’appelle le som-mier ,• le troisième & so quatrième fontconnus fous les noms de collet & sous-col-let y ou de premier &second collet. Aprèsces quatre cerceaux ^ il y en a d’autres quin’ont pas de nom particulier, à l’excep-tion du dernier, c’est-à-dire de celui quiest le plus proche du bondon, qu’on appellele premier en bouge.
Cerceau , ( Hist. anc. ) sorte d’inf-trument que les Grecs & les Romains em-ployoient dans leurs jeux & dans leurs exer-cices. Mercuriales , qui en a parlé, avouequ’il est très-difficile de s’en former uneidée bien claire : il croît qu’il y en avoirde deux eipeces, l’une en usage pour lesGrecs, & l’autre pour les Romains. II fe-roit à souhaiter que M. Burette eût traitéen particulier ce point d’antiquité dansfes Recherches fur la gymnaftique , com-me il l’avoit fait espérer. M. le comte deCaylus y a suppléé en quelque maniéré, àl’occaíion d’un ancien cerceau représentédans Ion Recueil d'antiquités.
Ce savant antiquaire croie que I’exer-cice du cerceau étoit divisé en deux espe-ces, rant parmi les Grecs que parmi lesRomains; & que la premiere s’appelloitcricelasa, de deux mots grecs qui signifientagitation du cerceau. Suivant le témoi-gnage d’Oribafe , celui qui devoit fairecet exercice, prenoit un grand cercle,autour duquel rouloient plusieurs anneaux,& dont la hauteur alloit jufqu’à l’estomac -il Pagitoit par le moyen d’une baguette defer , à manche de bois. II ne le faisoit pasrouler sor la terre, car les anneaux inférésdans la ci rconférence ne l’auroient pas per-mis ; mais il l’élevoit en Pair , & le faisoittourner au-dessus de fa tête, en le diri-geant avec fa baguette. Voilà pourquoiOribase dit qu’on n’agitoit pas le cerceausuivant fa hauteur, mais transversalement.
Le mouvement communique au cerceau^éroit quelquefois três-ràpide, & alors on• n’entendoit pas le bruit des anneaux qui