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Tome sixième.
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«sages du peuple se trouvent mêlés avecla discipline de l’église , telles que la céré-monie da mariage , prise dans toute Ionétendue.

II y a deux choses principales à exami-ner fur les cérémonies , leur origine , soitdans la société, soit dans la religion , &leur néceíïïté dans la religion : quant aupremier point, il paroi t que chaque céré-monie dans la société a son origine parti-culière, relative à quelque fait primitif &aux circonstances de ce lait, 6c qu'il en estde même de l’origine de chaque cérémo-nie dans la religion ; avec cette diftérencequ’on peutrecherchcr ce qui a donné lieuà celles-ci, qui forment tantôt un systèmesage 6c raisonné, ou qui ne sont d’autresfois qu’un astbmblage d’extravagances ,d’abfurdités 6c de petitesses, fans motif,fans liaison, sans autorité.

11 est donc à propos dans cette recher-che,de distribuer les cérémonies religieujesen deux classes, en cérémonies pieuses &saintes , 6c en cérémoniessaperjìiticuses& abominables.

II n’y a eu de cérémonies religieuses pieu-ses 6c saintes fur la surface de la terre, i°. quele petit nombre de celles qui accompagnè-rent le culte naturel que les premiers hom-mes rendirent à Dieu en plaine campagne ,dans la simplicité de leur cœur 6c l’inno-cence de leurs mœurs , n’ayant d’autretemple que l'univers, d’autre autel qu unetouffe de gafon, d’autre offrande qu’unegerbe, d’autre victime qu’un agneau , 6cd’autres sacrificateurs qu’eux-mêmes, 6cqui ont duré depuis Adam jusqu’à Moyse ;z°.lcs cérémonies qif il plut â Dieu de pres-crire au peuple Juif, par sa propre boucheou par celle de ses pontifes 6c de ses pro-phètes, qui commenceront à Moyse , 6cque Jesus-Cbrist a abolies j 3 0 . les cérémo-de la religion chrétienne , que son di-

tresío i tUtC r r a piquées, que ses npô-sont. ^ • S hâbleurs on(r situées, quinistres U ' í - l ì 1 ' S ani ?'^ es P ar l’esprit des roi-y aff stení exL . cll í :ent » Lc des fidèles quides siécles.' & qU1 dureront î L1 Và la fin

ç de ces cérémonies est fondée

íur I histoire, 6c nous est m„r„. ■ ■ ,

livres fur l’authenticité del'queTiFn’y^

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point de doute. Elles surent chez les pre-miers hommes des mouvemens de la na-ture inspirée ; chez les juifs, une portiondes loix d’un gouvernement théocratique ;chez les chrétiens , des symboles de foi ,d’espérance 6c de charité ; 6c il ne peut yavoir sur elles deux sentimens. Loin doncde nous les idées de Marsham 6c de Spen-cer; c’eft presqu’un blasphème que de dé-duire les cérémonies du Lévitique, des riteségyptiens.

Mais il n’c-n est pas de même des céré-monies super stitieuses : il semble qu’à l’ex-ceptiondece que les saintes Ecritures nousen apprennent , le reste soit entièrementabandonné aux disputes de la philosophie ;6c voici en peu de mots ce qu’elle nous sug-géré de plus raisonnable. Elle réduit lescauses de l’idolatrie à la flatterie, à l’ad-miration, à la tendresse, à la crainte , àl’efpérance, mal entendues ; voye^ Ido-lâtrie : conséquemment il paroît quotoutes les cérémonies superstitieuses nefont que des expressions de ces differenssentimens, variées selon l’intérêt, le ca ^price 6c la méchanceté des prêtres ido-lâtres. Faites une combinaison des passionsqui ont donne' naissance aux idoles, aveccelles de leurs ministres, 6c tous les mons-tres d’abomination 6c de cruauté qui noir-'cissent les volumes de nos historiens 6c denos voyageurs ; vous les en verrez sortir,fans avoif recours aux conjectures d’Huet,de Kochart, de Vossius 6c de Dickinfon,où l’on remarque quelquefois plus de zeleque de vraisemblance.

Quant à la question de la nécessité descérémonies pour un culte, fa solution dé-pend d’une autre ; savoir, si la religion estfaite pour le seul philosophe , ou pour lephilosophe 6c le peuple : dans le premiercas, on pourroít peut-être soutenir que lescérémonies sont superflues , puisqu’ellesnon t d’autre but que de nous rappellerasobjets de notre soi 6c de nos devoirs, dontle philosophe se souvient bien sans le se-cours des signes sensibles ; mais la reltgiorfest faite indistinctement pour cous Jes hom-mes , comme il en faut convenir . onc ,comme les prodiges de la natm eiamenenfans reste le philosophe à l’existence o unDieu créateur, dans la religion chrétienne,