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funérailles, étoitexclue6ecettesolemnité ;& après la bataille de Cannes, comme toutela ville étoit dans un deuil universel, on futobligé de remettre à une autre année lesfêtes de Gérés. Entre les autres cérémonies,celle-ci etoit remarquable, on ne mangeoitque le soir après leríòleil couché r parce queGérés en avoit fait de même en cherchantfa fille Prol’erpine enlevée par Pluton. Ony couroit encore çà &c là avec des flam-beaux, pour représenter les courses inquié-tés de certe mere alarmée. On y porroiten pompe, selon Macrobe, un œuf, ovurnincœrealis pompa: apparatu numerabaturprimum ; & cet œuf, dit-on, représentoitle monde ou la terre , que Gérés avoit en-richie par le bled. Au sacrifice succédoientdes festins, suivis de combats de gladia-teurs , & de courses de chariots dans le cir-que. Les prêtres de Gérés chez les Grecs,croient nommés EumoLpides , d’Eumolpefils de Triptolême ; on les appelloit encoretaciti myflce , parce qu’il ne leur étoit paspermis de divulguer les mystères de lade'eífè. (G)
*' CEREIBA, ( fíijì . nat. bot. ) petitarbre du Brésil , semblable au saule : ondit que quand le soleil donne sur íês feuilles,il s’y amasse un sel qui se dissout en roséependant la nuit, ou lorsqu’i! y a du brouil-lard. Si cette propriété est particulière aucereiba , & qu’elle soit bien reelle, voilàun arbriilèau suffisamment désigné. On n’at-tribue au cereiba aucune propriété médi-cinale.
CEREMONIAL, s.m. (Police.) c’estsaííemblage des réglés introduites dans1’uíage de la vie , & auxquelles l'on estobligé de se conformer pour l’extérieur , lemaintien, les discours, leshabillemens, &c.
On peut prendre ce mot dans un sensplus étroit, & entendre pat-Ià les usagesintroduits , ou pat des ordres des supé-rieurs , ou tellement établis par une longuecoutume, que l'on est obligé de les re-garder comme des loix, & de les respecter :dans ce sens ost trouve que dans toutesles nations du monde on a pratiqué de cer-taines cérémonies, tant pour le culte dela divinité que pour les affaires civiles ,dans les mariages, entérremens, &c. Voy?
Cérémonies*- ji - ■
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On entend en troisième lieu par céré-monial, la maniéré dont les souverains onleurs ambassadeurs ont coutume d’en userles uns avec les autres ; ce qui n’est qu’iineconvention ou règlement établi entre lesprinces , ex pach , confuetudine & pof-fejjìone , suivant lequel ces princes , ouleurs repréícntans, doivent se conduire sosuns envers les autres, lorsqu’ils se trouventensemble, afin que l’on ne donne à chacunni trop ni trop peu.
11 y a des gens qui prennent le cérémonialdans un sens encor e pi us étend u, & comptenttrois occasions où le cérémonial est né-cessaire ; i°. lorsque Ics souverains s’asicm-blenten personne; 2 °. lorsqu’ils s’écrivenc ;3°. lorsqu’ils s’envoiont des ambassadeursles uns aux autres. Cette efpece de céré-monial vient de l’ambition > & de la supé-riorité que l’un a cru avoir sur un autre ;on lui a donné le nom de prérogative oude préséance : c’est une source inépuisablede disputes entre les souverains, qui nefont point dans la disposition de céder leslins aux autres ; & quoique souvent on aittravaillé à assigner à chacun un rang dontil pût être content, on n’a jamais pu y par-venir , sur-tout en Allemagne.
Les moyens d’áccommodement qui ontété proposés, sont ('arbitrage & les com-promis ; mais ils ont été souvent inutiles :la possession & la force ont toujours pré-valu. (—)
* CÉRÉMONIES, f. f. pi. ( Hifl. civ.& ecclés. ) Les cérémonies font en généraldes démonstrations extérieures & symbo-liques , qui font partie des usages de lapolice & du culte d’une société. Voye\Police & Culte. Laissant à d’autres lefoin de chercher la véritable étymologiedu mot ceremonia , & de décider s’il vientde Ccereris munia , ou de Caere mania ,ou du verbe grec %scûv , nous observeronsd'abord qu’il y a , selon notre définition >trois sortes de cérémonies ; des cérémoniespolitiques , telles que le couronnementd’un prince , l’introduction d’un ambassa -d eu r , &c. des cérémonies religieuses >telles que l’ordination d’un prêtre , I esacre d’un évêque , le baptême ou la béné-diction d’une cloche, &c. des cérémoniespoliiico-religieufes , c’est-à-dire , ou I« S