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Cjut l'on donnoit neuf fo’.s las dun e de lavie de l'homme. ,On peut juger de cettefable par le résultai, qui astigneroit auxcerfs trois mille six cents ans de vie.
Pline a assuré qu’on en avoit pris un plusde cent ans après la mort d’Álexandre ,avec un collier d’or chargé d’une. inscrip-tion qui marquoit que ce collier lui avoitété donné par ce prince. On en raconteautant de César. On dit aussi que l’on trouvala biche d'Auguste plus de deux siéclesaprès fa mort. On fait l’histoire du cerjchassé par Charles VI.
On connoît la vieillesse , mais non l'âgedes cerfs , aux pieds & à la tête, ainsi qu’auxallures. Ils ont à sept ans leur entiere hau-teur de corps & de tète. On raconte deleurs courses, de leurs reposées, de leurpâture, ressui, dicte, jeûnes, purgations,circonspections , maniéré de vivre, sur-coût lorsqn’ils ont atteint 1 âge de raison ,une infinité de choses merveilleuses, qu’ontrouvera dans Fouilloux , Salnove , ùc.qui ont écrit de la chasse du ces en en-thousiastes, ùc. (i)
fíge ù distinction des cerfs. Depuisqu’un cerf est né, jusqu’i un an passé, il neporte point de bois, Sc s’appelle faon. Enentrant dans la seconde année, il poussédeux petites perches qui excedent un peules oreilles ; on appelle ces perches dagues ,6c ces jeunes cerfs, daguets. La troisièmeannée les perches qu’ils poussent se sementde petits andouillers, au nombre de deuxa chaque perche. Les quatrième & cin-quième années, la tète prend 8,10, i z pou-ces de long. La sixième, dans laquelle lecerf s’appelle cerf dix con jeunement , latete prend iz à 14 pouces. La septieme,dans laquelle il s’appelle cerf de dix cors,elle prend 16 ,18 , zo, & 24 pouces. Lahuitième année , il prend le nom de grand^ ^ ncuv ' c ' me > celui de grand vieux
COM. Palissot, ilans ses Petites lettres fur tgmndí Philosophes , & l'auteur iles Cacovacas', 01prétendu que les auteurs de l’Eiicyclopedie inc)noient au matérialisme , & sontenoient que les ccrparviennent à l'àge de raison ; mais ces censeursvil ne prenant point iì la icttre & séparément ces e:pressions , conviendront qu’cltes font citées comnridicules. On nc les admet -
. .- --- —jiìis , on les critiqu
L’anteur de YAlítofkie a justifié celui , 1 e cet articlien opposant des raisons à des calomnies.
Tome VI.
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D u rut des cerfs. Les pieux cerfs, lescerfs de dix cors , & ceux de dix cors jeu-nement, entrent en chaleur auconmen-cement du mois de septembre, quelquefoisplus tôt ou plus tard de sept à huit jeurs : illeur prend alors une mélancolie qui dé-range considérablement la sagesse de leurconduite. Ils ont la tête basse -"ils marchentjour & nuit, ce qui s’appelle muser; ilsdeviennent furieux ; ils attaquent l’hom-me, Ùc. Cet état dure cinq on six jours ,au bout desquels ils entrent dans la fortechaleur du rut, beuglent, ce qui s’appelleraire, ou re'er, cherchent les biches, lespoursuivent & les tourmentent. Après lerut de ces cerfs , commence celui des jeu-nes , qui s’emparent des biches en l’absencedes vieux, & se contentent de leurs restes.
Le fort du rut est depuis quatre heuresdu soir jusqu’á neuf heures du matin : ilsont alors entr’eux des combats où il y en ade blessés , & même de tués : leurs corness’entrelacent ; ils restent pris tète contretète, & font dévorés des loups. Ceux quivoudront lire des merveilles de leurs com-bats amoureux , pourront consulter les au-teurs que nous avons cités plus haut.
Le rut des grands cerfs dure trois se-maines, dans lesquelles ils ont quinze âseize jours de forte chaleur ; le rut desjeunes cerfs dure douze à quinze jours :ainsi le tems du rut en général est d’en-viron cinq semaines. Alors la chaste en estdangereuse , & pour les chasseurs & pourles chiens : le cerf répand, dit-cn , dansle rut, une odeur si forte & si puante,que les chiens refusent quelquefois de lechasser.
Le rut de la biche est plus tardif quecelui des cerfs-, un cerf en saillit jusqu’àquinze ou seize.
La biche est plus petite que le cerf ; ellen’a point de cornes ; ses mamelles fontau nombre de quatre , comme celles de lavache; elle porte pendant huit mois, &n’a qu’un faon , qu’elle garde jufqu’au t crusdu rut. „
Charles I, roi d' Angleterre , dont ar-
vey étoit médecin , lui aban onna ,°7 esI l* i j r -- r fc * co fut ou — dedansles biches de les parcs, . > ,,
de ces animaux qu’.I chercha a dtcournrle mystère de la générancm Harvcy, à