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Tome sixième.
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îl, deMaupertnis, dans fa Vénus physique,opuscule où l’esprit & les connoiísancesse font remarquer également, immolanttous les jours quelque biche dans le temsoù elles reçoivent le mâle , & disséquantleur matrice , n’y trouva jamais de liqueurséminale du mâle , jamais d’œufs dans lestrompes, jamais d’altéïation à l’ovaireprétendu , qu’il appelle, comme d’autresanatomistes , le tejìicule de la femelle.Les premiers changemens qu’il apper'çutdans les organes de la génération, furentà la matrice; il trouva cette partie enflée& plus molle qu’à l’ordlnaire. .Dans lesquadrupèdes elle paroît double, quoi—qu’elle n’ait qu’une feule cavité ; son fondforme comme deux réduits qu’on appellecornes , dans lesquelles se trouve le foetus.Ce surent ces endroits qui lui parurent lesplus altérés ; Harvey y observa plusieursexcroistànces spongieuses , qu’il compareau bontdes tetons des femmes. II en coupaquelques-unes, qu’il trouva parsemées depetits points blancs enduits d’une matièrevisqueuse ; le fond de la matrice qui for-moit leurs parois, étoit gonflé & tuméfié,comme les sevrés des enfans, lorsqu’efîesont été piquées par des abeilles , & telle—ment mollasse , qu’il paroissoit d’une con-sistance, semblable à celle du cerveau.

Pendant les mois de septembre & d’oe-tobre, tems auqueLles biches reçoiventíe cerf tous les jours, & par des expérien-ces de.plusieurs années, Harvey ne par-vint jamais à découvrir dans toutes ses ma-trices des biches une feule goutte de li-queur séminale.

Au mois de novembre, la tumeur dela matrice étoit diminuée , & les caron-cules fongueuses devenues flasques : maisce qui fut un nouveau spectacle pour l'ob-servateur , des filets déliés , étendus d’unecorne a 1 autre de la matrice , formoientune espece de réseau semblable aux toilesd'araignée : & s’insinuant entre ses ridesde la membrane intérieure de la matrice,ils s’entrelaçoient autour des caroncules,à peu près comme on voit la pie-mere sui-vre & embrasser les contours du cerveau.

Ce réseau forma bientôt une pochedont les dehors étoient enduits d’une ma-tière fétide, le dedans listé & poli, conte-

CER

nant une liqueur semblable au blanc d’œuf,dans laquelle nageoir une autre enveloppésphérique, remplie d’une liqueur plus claire& crystalline; ce fut dans cette liqueurqu’il apperçut un nouveau prodige. Ce nefût point un animal tout organisé , commeon le devoit attendre; ce fut le principed’nn animal, un point vivant, punchimsaliens. On se vit dans la liqueur crystal-line fauter & battre, tirant son accrois-sement d’une veine qui se perd dans laliqueur où il nage.

Les parties du corps viennent bientôts’y joindre, mais en différent ordre & endifférent tems ; ce n’est d’abord qu’un mu-cilage divisé en deux petites masses, dontl’une forme la tète , sature le tronc. Versla fin de novembre le fœtus est f ôrmé ; &tout cet admirable ouvrage , lorsqu’il pa-raît une fois commencé , s’acheve promp-tement : huit jours après la premiere ap-parence du point vivant, l’animal est tel-lement avancé , qu’on peut distinguer sonsexe. Mais cet ouvrage ne se fait que parparties ; celles du dedans font formées avant .celles du dehors ; les viscères & les intes-tins, avant que d’étre couverts du thorax& de l’abdomen ; & ces dernieres partiesdestinées à me ttre les autres à couvert, neparaissent ajoutées que comme un toit al’édifice. Voyez la Vénus physique de M*de Maupertuis.

Nous avons rapporté ici toutes ces par-ticularités fur la formation du faon , parcsque la génération pourrait bien s’exécuterautrement dans un autre animal, quoiqueHarvey ait voulu généraliser fes expérien-ces fur ses biches, & les étendre à tous lès.autres quadrupèdes.

Retraite. Après le rut, le cerf maigre,décharné , Ùc. se retire an fond des forêts »où il vit de gland, de feuilles, de ronces rde la pointe des bruyères, de cresson ,Ùc-

Attroupement. Au mois de décembre,les cerfs s’attroupent : les vieux cerfs ,ceux de dix cors, quelques-uns de dj xcor.s jeunement , fe mettent enfemble-Ceux qui font un peu au-deííòus dc têtâge, forment une autre troupe ; les éa-guets & ceux du second bois , restent avçcles biches. II n’est pas donné à tout semonde d’appercevoir l’exactitude de cCS