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Tome sixième.
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est devenu entre leurs mains un instru-ment de physique; & c’est par cette rai-son que nous en parlons ici.

Comme il importe beaucoup dans cesexpériences, d’élever très-haut le cerf-vo-lant, nous avons cru devoir rapporter lerésultat des calculs de M. Euler le fils, quia fait un Mémoire fur ce sujet, que l’ontrouve parmi ceux de l’académie des scien-ces de Berlin pour l’année 17jé, afin qu’onréustistè d’abord à le faire tel qu’il le faut,pour que le vent le fasse monter le plus hautqu’il est possible.

La figure 2 des planches II de phyfi-qj.te , dans le fiuppl. des planches , repré-sente le plan d’un de ces cerfs-volans ; onarrondit quelquefois la partie EAF, qu’onappelle la tête , ou on la laisse comme elleest ici : au reste cela n’importe guere. Laligne A B qui le partage en deux partieségales, représente une baguette à laquelleon attache la ficelle en D } comme on vale dire on met une autre baguette EFqui croise la premiere au milieu ou auxdeux tiers environ de fa longueur, & onattache aux extrémités de ces baguettesd’autres très-légeres qui font le tour de lafigure, ou seulement de la ficelle. C’est là-dessus que l’on colle le papier , ou que l’onattache quelque légere étoffe de foie ; cequi vaut encore mieux, parce c/u’elle estplus propre à résister au vent & à la pluied’un orage fans se déchirer, & que l’on estsouvent dans le cas d’élever le cerf-volantdans de pareils tems. On remarque troispoints fur la baguette AB , savoir le pointD où on attache la ficelle, le point C qui estle centre de gravité de la figure, en la con-sidérant comme ayant par-tout la mémeépaisseur, c’est ce que M. Euler appelle le«entre de grandeur ; & le point G qui estle vrai centre de gravité du corps : cespoints font faciles à trouver, en suivant cequ on a dit en traitant du centre de gravité.Maintenant voici ce que l’on doit obser-ver. II faut faire enforte que le centre degravité G du ? corps soit le plus éloignéqu’i! est possible du centre de grandeur Cce qu’on obtient aisément en plaçant quel-que petit poids vers la queue B. II fautaprès ce’a déterminer le point D ou 1 qndoit attacher la ficelle ; pour cet effet, i!

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fauteonnoitre le poids cu cerf-volant, quel’on nommera ici P, & celui de la ficelleque l’on désignera par Q , & il faut pren-dre la distance CD telle qu’elle soit égale à

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—-- C G. 11 faut d’ailleurs faire le corps

du cerf-volant le plus léger qu’il est possi-ble , à ne pas prendre non plus une ficelletrop pesante , seulement que le tout soitassez fort pour résister à la force du vent.

Mais si on attache à ce cerf-volant unequeue en B , comme c’est la coutume desenfans, M. Euler a trouvé que, bien loinde nuire à l’élévation de la machine, elle ycontribuoit beaucoup ; car le même cerf-volant auquel on a ajouté une queue, dontle poids est égal à la moitié de celui ducorps, doit s’élever , suivant ses calculs, àune hauteur double de celle à laquelle ildoit monter avant cette addition, en sup-posant d’ailleurs la même force du vent.Mais les formules générales que l’on trouvedans ce cas-ci, pour trouver le point D ,font trop compliquées pour les placer ici ;voici seulement les réglés générales qu’ondoit suivre. Premièrement la queue doitêtre astèz longue ; les distances des pointsB & G , c’est-à-dire, l’extrémité du corpsLc son centre de gravité doivent être leplus éloignés qu’il est possible du point Doù l’on arrête la ficelle, & celle-ci doit êtrefort longue. Alors la stabilité du cerf-vo-lant fera assez grande; c’est-à-dire , quelorsqu’il sera en équilibre dans l’air, & qu’ilviendra à être dérangé par quelque force,cet équilibre ferétablira bientôt, & la ma-chine ne l’e précipitera pas. (J.)

Usage du cerf-volant clans la physi-que. Nous allons d’abord donner l’histoirede cette invention, après quoi nous décri-rons l’appareil qui accompagne un cerf-volant, destiné à tirer le feu électrique desnuées, & nous rapporterons enfin les prin-cipales observations qu’on a faites par cemoyen, avec les conséquences qui en ré-sultent.

L’auteur d’un ouvrage anonyme, pn-blié en Italie en 1746, sous ce titre ,dellElettricifmo artificiale 2 semble en avoirfrayé la voie. Ce physicien , qui a beaucouptravaille fur l’éleflricité, appercevant que.-que analogie entre Iss effets du feu élec-trique