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Tome sixième.
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trique & ceux du tonnerre, soupconnaqu’on pourroit parvenir à imiter la foudreau moyen de l’électricité artificielle. Maiscomme il étoit réservé au génie supérieur deFrancklin de découvrir les principes les plussolides de la vraie théorie des phénomènesélectriques, c’est aussi à fa sagacité que noussommes redevables de cette découverte,que le feu électrique est porté d’un lieu àl’autre par les nuées, & circule en quelqueforte pat ce moyen autour de la terre, &qu’il est la cause de plusieurs météores quiîufqu’ici avoient été inexplicables , entreautres, de la foudre & des orages.

II drestàau sommet d’un édifice fort éle-vé , une barre de fer pointue, attachée so-lidement , mais isolée par l’intermede desmatières électriques, telles que le soufre,la colophane, ou d’autres corps résineux.L’extrémité inférieure de cette tringle, ouun fil de fer attaché à la barre & aussi isolé,

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prolongé jusques dans une chambre, -

quoit par les étincelles ou par les mouvemens d’attraction & de répulsion, l’élec-tricité des nuées. Tel a été le premier &le plus simple des moyens qu’on a mis enusage pour observer leur électricité natu-relle. Les physiciens se sont attachés à leperfectionner ; ce qui a fait naître l’idée defe servir pour cela du cerf-volant.

Mais avant d’aller plus loin, il est à pro-pos de donner un éclaircissement fur lesdivers signes de l’électricité. Et d’abord ,quant aux feux électriques, comme leurapparition eíf un signe de l’électricité ac-tuelle , leur forme peut faire connoître dequel genre est l’électricité, si elle est posi-tive ou négative. On fait que la lumièrequ on voir à l’extrêmité d’un conducteurtermine par une pointe moufle , paroi,tantôt fous la forme d’une aigrette asterlongue de rayons divergens qui sortent ave<

c™J î P “ '^ 7 'uption , de la pointe drconducteur , & tantôt sous la forme d’urpoint lumineux arrondi. fixe &■ ,,

que le P. Beccariaanommé U /kllen "Oríelon la théorie de l’électricité aitificieUeaigrette mndique le mouvement de la matiere électrique, qui sort de la pointe poufe porter fur les corps voisi ns P &

letta indique 1 affluence de cette marier,qui vient des corps voisins à la pointe diTome VI.

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conducteur. II soit de là qu’en présentantdans l’obfcurité une pointe de métal prèsde la partie inférieure de la tringle deFrancklin , on connoîtra si Pélectricité desnuées est positive 011 négative , selon qu’ilparaîtra au bout de la pointe, ou le pointlumineux, ou l’aigrette.

Quant aux mouvemens produits par l’é-lectricité, ils suivent cette réglé, que deuxcorps animés de la même espece d’électri-cité se repoussent mutuellement ; & qu’aucontraire deux corps actuellement électri-ques s’attirent, si leurs électricités sont dif-férentes. Or, comme la cire d’Efpagne, &tous les autres corps sulfureux & résineuxacquièrent une électricité négative, lors-qu’on les frotte avec du papier blanc ouavec un morceau d’étoffe, & acquièrent aucontraire une électricité positive , si on lesfrotte avec un papier doré , on comprendque si l’on fait pendre au bas de la tringledes fils déliés, ces fils feront attirés 011 re-poussés par un bâton de cire d’Efpagnefrotté de l’une ou l’autre façon que nousvenons d’indiquer, selon la différente na-ture de l’électricité qu’ils auront reçue desnuages. Mais comme l’exactitude ‘ de ces

mouvemens & de leurs indications cellequand on présente trop long-tems le bâtonde cite aux fils , il faut avoir soin de renou-veller fréquemment la friction.

Donnons maintenant la construction ducerf-volant , relativement à l’électricité.On assemblera, comme on l’a dit ci-de-vant, deux baguettes fortes & légeres ,qu’on peut faire d’un roseau refendu, lon-gues de trois ou quatre pieds , dont l’unefera , si l’on veut, un peu plus courte quel’autre ; on coudra là-dessus une toile lé-gere ou quelque étoffe de soie bien mince,& on attachera à l’extrémité du corps unebande de même matière, longue d’environdix pieds, & qui fera la queue ; on élèveraau-dessus du plan dc la machine un stl defer pointu, d’environ un pied de Iong,. onle fixera à l’extrémité de la baguette qm vaaboutir à la tête : on le recourbe en- e -sons de cette baguette, afso de e joinc ìe

à la ficelle qui sert à di«S er mac line »& qui s’attachera à cette baguette commeon l’a dit ci-dessus. On attache aussi lagrande ficelle au centre de la machine,6 Ttt t