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cliet. On enduira exactement de cire d’Ef-pagne ou de mastic toute la surface exté-rieure du tube, à l’exception d’une partiequ’on réservera vis-à-vis de la pointe dufit de fer, & au-defsus de laquelle on élè-vera verticalement un tuyau de carton assezlong, au moyen duquel, fi l’on suspendcet équipage par Pun des crochets à laverge de Francklin, tandis qu’on fait com-muniquer l’autre avec le fol , on verra àson aile, méme en plein midi, la formedes aigrettes au-dedans du tube. C’est cequ’on appellera une lanterne élech ique.
11 ne fait pas toujours du vent, & tousles lieux ne font pas commodes pour lan-cer le cerf-volant. Si on lui substitue unefusée volante, i’apparei! demeurant d’ail-leurs le même, pn pourra même en temscalme observer l’électricité qui régné dansle haut de Pair. II faut, comme au cerf-volant , attacher à la fusée un fil de ter quila dépasse de plus d’un pied par le haut, &qui soit continué avec le cordon.
On pourroit se servir commodémentde ces fusées dans un orage pour faire desexpériences fur les nuées qui paroissentles plus chargées, en les dirigeant con-tre , & eslàyer si l’on ne pourroit pas dis-siper le tonnerre par ce moyen.
Observations & corollaires. VoyeT^ lesMémoires des académies royales de Lon-à'O?, de Paris , de Pétersbourg, & de1 institut de Bologne ; & les Mémoires desjavans étrangers , tome 11 , de mêmeque les Lettre j de Francklin , les ouvragesde Delor , de Dalibard , de Monier , &ceux de Mylices, de Winklerde Beccaria.
i Le cerf-volant ne donne aucun signed’électricité, soit que le tems soit beau oucouvert, li on ne l’éleve que peu au-des-sus de l’horizon , fìt-il même un vent très-í’°rt, quelle qu’en soit la direction. D’oùsuit qu’on ne peut attribuer au frotte-J^ent de Pair contre le cerj-volant , Pé-^ctricité que celui-ci acquiert quelquefois.
, z °- Oòs que le cerf-volant est parvenuaune certaine hauteur, on y apperçoit desrques- d’électricité, & elles deviennentP us tortes a mesure qu’il s’éleve d avantage.
ette observation , comparée avec la pré-cédente , tait connoìtre qu’il ne se mani-
, de Bose ,
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feste point d’électricité, tant que le cerf-volant eíídan s la même couche de l’ath-mosphere, & qu’elle se manifeste avecd’autant plus de force qu’il y a plus dedifférence d’une couche d’air à l’autre.
3 0 . Les signes d’électricité conservent cerapport avec l’élévation plus ou moinsgrande du cerf-volant , de quelque côté quevienne le vent, & soit qu’il souffle avecplus ou avec moins de force; seulementl’électricité est plus forte quand le temsest couvert, & plus qu’en aucun autre dansun tems d’orage. D’ou l’on voit que lesnuées servent à faire connoìtre en quelquefaçon la proportion du défaut d’équilibredu feu électrique, entre les différentes cou-ches d’air & celles de la terre.
4 0 . On a reconnu par la forme des ai-grettes , & par la diversité des mouvemens,que l’électricité des nuées est tantôt positive ,tantôt négative: c’est-à-dire, que dans cedernier cas, ils la reçoivent d’une partiede la surface de la terre, où le fluide élec-trique est surabondant, pour le transmet-tre à d’autres lieux où il y en a moins ;& qu’au contraire dans l’autre cas, ellescommuniquent à une portion de la terrele feu électrique dont elles se sont char-gées dans une autre: ce qui se montred’une maniéré si claire & si semblable auxexpériences, qui dans Pélectricite artifi-cielle prouvent le passage du fluide electil—que du globe dans la chaîne , ou de celle-cidans le globe, qu’on ne peut rien deíìrerdéplus évident pour démontrer cette cir-culation du feu électrique autour de laterre.
5°. II arrive souvent que dans le coursd’une même observation, les signes desdifférentes électricités se succèdent tour àtour, de maniéré que l’électricité des nuées,après avoir paru positive, se montre néga-tive , puis derechef positive, L'c. phéno-mène dont l’explication dépend des prin-cipes que nous exposerons dans la théoriede l’électricicé , &; que n’ont pas connusquelques physiciens qui, par cette raison ,sont tombés dans l’erreur. .
6°. Ces différences d’électricite se ma-nifestent également, soit que 1 air soit calmeou qu’il régné quelque vent que ce loit : desorte que l’efpece d’électricite del’athmos-
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