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semble , & du fait avec les témoins ; il enrésultera une preuve d’autant plus forte,que toute entrée fora formée à Terreur ;car ces faits ne sanroient se prêter aux pas-sions & aux intérêts des témoins.
Vous demandez, me dira-t-on , pourêtre assuré d’un fait invariablement, queles témoins qui vous le rapportent aient despallions opposées & dés intérêts divers :mais li ces caractères de vérité , que je nedésavoue point, étoientuniques, on pour-suit douter de certains faits qui tiennentnon - feulement à la religion, mais quimême en sont la base. Les apôtres n’avoientni des pallions opposées ni des intérêts di-vers : votre combinaison, continuera-t-on,devenant par-là impossible, nous ne pour-rons point nous assurer des faits qu’ils at-testent.
Cette difficulté seroit sans doute mieuxplacée ailleurs, où je discuterai des faits deî’évangile : mais il faut arrêter des soupçonsinjustes ou ignorans. De tous les faits quenous croyons, je n’en connois aucun quisoit plus susceptible de la combinaison dontje parle, que les faits de Tévangile. Cettecombinaison est même ici plus frappante,& je crois qu’elle acquiert un degré deforce, par ce qu’on peut combiner les té-moins entr’eux, & encore avec les faits.Que veut-on dire lorsqu’on avance que lesapôtres n’avoient ni des passions opposéesni des intérêts divers, & que toute combi-naison par rapport à eux est impossible? ADieu ne plaise que je veuille prêter ici despassions â ces premiers fondateurs d’unereligion certainement divine ; je fais qu’ilsn’avoient d’autre intérêt que celui de la vé-rité : mais je ne le fais que par ce que je fuisconvaincu de la vérité de la religion chré-tienne ; & un homme qui fait les premierspas vers cette religion, peut, fans que 1echrétien qui travaille à fa conversion doivee trouver mauvais, raisonner sur les apô-les comme furie reste des hommes. Pour-ri 1101 l es a pó[ ies n’étoient-ils conduits ni«uMl 3 , P v ír,on , n ‘ P ar i’intérét? C’cíì parceloin H’ 11 » l oient une vérité qui écartoitZn instn & Tintérêr. Un chré-
- i llt j^ ua I .^‘? nc àcelui qu’ií veut con-vaincs te la religion qu'i, professe : si les
faits que les apôtres rapportent n’étoient
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point vrais, quel qu’intérêt particulier ouquelque passion favorite les auroient por-tés à défendre fì opiniâtrémentTimposture ,parce que le mensonge ne peut devoir sonorigine qu’à la passion & à l’intérêt : mais ,continuera ce chrétien , personne n’ignoreque fur un certain nombre d'hommes il doits’y trouver des passions opposées &: des in-térêts divers ; ils ne s’accorderoient doncpoint, s’ils avoient été guidés par la passion& par l’intérêt : on est donc forcé d’avouerque la seule vérité forme cet accord. Sonraisonnement recevra une nouvelle force,lorsqu’après avoir comparé les personnesentr’elles, il les rapprochera des faits. 11s’appercevra d’abord qu’ils sont d’une na-ture à ne favoriser aucune passion, & qu’ilne sautoir y avoir d’autre intérêt que celuide la vérité , qui eût pu les engagera les at-tester. Je ne dois pas étendre davantage ceraisonnement, il suffit qu’on voie que lesfaits de la religion chrétienne font íiifcep-bles des caractères de vérité que nous assi-gnons.
Quelqu’un me dira peut-être encore :pourquoi vous obstinez-vous à séparer laprobabilité de la certitude ? pourquoi neconvenez-vous point avec tous ceux quiont écrit fur T évidence morale, qu’elle n’estqu’un amas de probabilités ?
Ceux qui me font cette difficulté , n ontjamais examiné de bien pi es cette matieie.La certitude est par elle-même indivisible :on ne sauroit la diviser sans la détruire. Onl’apperçoit dans un certain point fixe decombinaison , & c’est celui où vous avezassez de témoins pour pouvoir assurer qu’ily a des passions opposées ou des intérêtsdivers , ou si Ton veut. encore , lorsqueles f'aitsne peuvent s’accorder , ni avec lespassions , ni avec les intérêts de ceuxqui les rapportent ; en un mot , lorsquedu côté des témoins ou du côté du fait onvoít évidemment qu’il ne sauroit y avoird’unité de motif. Si vous ôtez quelque cir-constance nécessite à cette combinaison,la certitude dti fait difparoîtra pour vous.Vous ferez obligé de vous rejeter lurl’examen des témoins qui ressent , P-ftceque n’en ayant pas assez pour qu i s pui enreprésenter le caractère de Thumamte. vousêtes obligé d’examiner chacun enparticu-