r24 C H A
quarante sous des fermes qui excédoientmille livres. Foyei le glossaire de Lauriereau mot Champagne. Ce droit ne subsisteplus depuis long-tems. (A)
Champagne , terme de Blason ; c’estl'espace en bas de l’ecu qui occupe deuxparties de sept de sa largeur. La Champagneest aussi nommee plaine. Le pere Menes-tricr dit que la Champagne est rare en ar-moiries. (F)
* Champagne , si s ( Teinture. ) cerclede fer garni de cordes nouées, qui vont,en s'eníaçant les unes les autres, d u centrea la circonférence de ce cercle, palîant ducentre deffus le cercle, revenant du cercleen-desious au centre, 8c formant une eí-pece de réseau : on suspend ce cercle dansla cuve, aíìn d’empêcher l'éroffe qu'onmet en teinture de toucher au marc & àla patee. Foye £, PI. de Teinture, la figurede ce cercle. Foye[ aufiì l’article Teinture.
CHAMPANE, s. f. {Marine.) cettesorte de bâtiment est en usage au Japon,où il est défendu de construire de grandsnavires. Les champanes ne íònt guere quedu port de soixante tonneaux, ou quatre-vingts au plus. On n'employe dans leurconstruction ni fer ni clous ; les bordagessont emboîtés, & les membres n’en sontcousus ou liés que par des chevilles debois. Ils ne sont pas pontés ; il y a feu-lement des coursives à bas-bord & à stri-bord, qui servent de liaison au bâtimentqui est plat comme un bac : ils sont pluslarges à Parriere qu'à Pavant ; mais Pavantest plus élevé : le gouvernail qui est à Bar-rière est sort large, & ils y ajoutent à cha-que côté une rame allez grosse qui les aidea gouverner. Ils ne portent qu'une voile,st" on hislè avec un vindas. si u r le hautdu bâtiment il y a une espece de cabanequi íert de cuisine ; & au fond de cale, uneciterne ou endroit pour contenir Peauneceflaire a 1 équipage.. Une pareille sortede bâtiment ne peut pas naviguer dansla haute mer ; a peine peut - il servir lelong des cotes, 8c dans un très-beautems. ( Z )
* CHAMPANELLES, f. m. ( h; p.nat. ) grands singes qui ressemblent si fortà l’homme, qu on a dit qipils n en diffé-raient que parce qu ils écoient privés de
C H A
P usage de la voix. Dish ajoute qu'on entrouva quelques-uns dans Pile de Bornéo ,d’où ils surent transportés en Angleterre ,& que les Indiens les appellent aurarig-outang. Foyer l’article Singe.
CHAMPART, f m. ( Jurispr. ) termeusité dans plusieurs coutumes & provinces,pour exprimer une redevance qui consisteen une certaine portion des fruits de l'hé-rstage pour lequel elle est due. Ce mot vientd u latin campi pars, ou campi par t us, d’oùl'on a formé dans les anciens titres latinsles noms de campars, campipartum , cam~parcium, campartum , campardus, campar -tus, campipertio. Foyers Ducange, au motcampi pars.
En françois il reçoit aussi différens noms ten quelques lieux, on l'appelle terrage ouagrier ; en d'autres, on l'appelle tafijue outâche, droit de quart ou de cinquain, neu~vieme, vingtain , 8cc.
Ce droit a lieu en différentes provin-ces , tant des pays coutumiers que despays de droit écrit. En quelques endroits,il est fondé fur la coutume , statuts ouusages du lieu ; en d’autres, il dépend des.titres.
Les coutumes qui sont mention du cham-part, sont celles de Châteauneuf, Char-tres , Dreux , Dunois , Etampes , Orléans ,Mantes, Senlis, Clermont, Amiens, Pon-thieu, Saint-Paul, Montargis, Romorantin,Menetou , Ntvernois, Péronne , BerriBourbonnois, Poitou, Blois, & plusieurs,autres où il reçoit différens noms.
Dans les parlemens de Toulouse & d’Aix ,il est connu íous les noms de champart ,agrier , ou tasque ; dans les autres pay s-de droit écrit, il reçoit aussi différensnoms.
Il y en a de trois sortes ; savoir, celui qu!est seigneurial & qui tient lieu de cens, 8cest dû in recognitionem dorninii; quelquefois-cen'est qu'une redevance semblable au íur-cens ou rente seigneuriale : ensin, il y a unetroisième sorte de champart non seigneurial j-celui-ci n'est qu'une redevance foncière-qui est due au propriétaire ou bailleur de-fonds, dont l’héritage a été donné à cette:condition.
Le plus ancien règlement que Ion trouve-sijl le droit de champart f sont. des. lettres