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Tome septième.
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CHAMP ARTHUR, s. m. {Jurìspr.)est celui qui perçoit 8c leve le champartdans le champ. Le seigneur ou autre quia droit de champart, peut le faire leverpour son cqmpte directement, par uncommis ou àutre préposé dépendant de lui.Lorsque le champart est atténué, c est lefermier ou receveur qui le leve pour soncompte, soit par lui-mêmc ou par ses do-mestiques, ouvriers 8c préposés. On peutaulíì quelquefois donner la qualité dechamparteur à celui qui a droit de cham-part, comme on appelle seigneur décima -teur celui qui adroit de dixme.

CHAMPARTI , terres champartìes ,voyei, ci-aprìs , ChampARTIR.

, CHAMPARTIR , V. n. C Jurispr. ) sedit, dans quelques coutumes, pour pren-dre & lever le champart. Telles font lescoutumes de Nivernois, tit. xj, art. %;Montargis, ch. Hj ■> art - 3 •' àst la mêmechose que ce qu’on appelle ailleurs cham-parter. Dans les anciennes coutumes deBeauvaisis par Beaumanoir, ch. Ij , les ter-res sujettes à terrage font nommées terreschamparties , ou terres champartellcs. Coye^,çi-devant , Champart, Champarter ,Champarteresse , Champarteur.

CHAMP AY, f. m. ( Jurisp.') pascagedes bestiaux dans les champs ; terme formédes deux mots champ & paître. Les auteursdes notes fur la coutume d’Orléans s'enfervent fur Y article cxlv , pour exprimer lepascage des bestiaux. Voye^ Pascage.

CHAMPAYER, est la même chose quefaire paître dans les champs. La coutumed’Orléans, article cxlviij, dit que nul neP.eut mener pâturer 8c champayer son bes-tial en l’héritage d’autrui, tans la permiílìonà seigneur d’icelui. Voyet ^, ci-devant ,Champay,

CHAMpp, s. m. C díifl. nat. botaniq. )pom Javanois d’une autre espece de cham-pacam qu il nc f aut p as confondre avec laprecedente. Rumphe en a fait graver unetres-bonne hgure ,_ quoiqu’incomplette ,stnis le nom de fampacca 8c bonga Jarn-pacca, au volume U de son Herbariumjìmboicinum , page i 99 , planche LXVII.tes habitansde Javalappellent champe ; lesMalays, tsjampacca ; les Portugais écriventtjiampacca ; les MuçaàUres, tsjampagga 8c

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Sonda eydja; les habitans d’Amboine, côppaspuckuri, c’est-à-dire, fleur jaune. C’est Y ava-ria de Breyn, & Le michelia % tsjampaca ,foliis lanceolato-ovatis de M. Linné, dansson Syflema natures , édition t z, page 374.

Le champe diffère du champaeam parles caractères suivans : i°. il 11’a guerequela hauteur d’un pommier de çrente piés ,à tronc très-haut, couronné par une petitecime composée d’un petit nombre de bran-ches . i°. Ses feuilles sont trois fois pluslongues que larges, plus pointues, verd-gai. portées sor un pédicule huit à dix soisplus court qu’elies, à douze à treize pai-res de nervures. 3 0 . Ses fleurs sortent com-munément deux à deux de faisselle dechaque feuille, de deux pouces au plusd’ouverture, lorsqu’elles sont épanouies »8c accompagnées d 1 une feuille une fois pluscourte. 4 0 . Les ovaires sont au nombre dedix à quinze au plus, rassemblés en unépi ovoïde de trois à quatre pouces delongueur. 5 0 . Chaque ovaire est ovoïde ,communément taillé en rein, long d’unpouce, comme pédicule, de moitié moinslarge, à écorce épaisse d’une ligne.

Culture. Cet arbre est commun danstoutes les îles Moluques, où il est semé parles oiseaux qui répandent çà 8c là les grai-nes des fruits qu’ils ont mangés. On lecultive ausfi autour des maisons & dansles champs. Il ne vit pas long-tems, 8cs’éleve communément très-haut, en for-mant une cime étroite & irréguliere. Onletale dans fa jeunesse, afin de le rendrenain 8c de lui faire étendre ses brancheshorisontalement ; & on lui cafle de temsen tems des branches pour en épaissir la.cime.

Il fleurit & fructifie communément toutel’année ; mais il se repose pendant plusieursmois de fuite.

Qualités. Ses fleurs ont une odeur denarcisse, mais si sorte qu’elle n’est agréableque de loin, & qu’elle porte au cœur lors-qu’on la respire pendant quelque tems ,&, comme elle a beaucoup moins de forcedans les jours sereins que dans les temsde pluie, on les sent alors plus volontiers.Cette odeur agréable ne subsiste pas long-tems , rarement dure-t-elle au-delà d’unjour & d’une nuit ; elle pâlie ensuite à celle