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du foin, qui devient désagréable à mesurequ’elle se seche.
Usages. Les Malays & tous les autrespeuples habitans des Moluques, tant hom-mes que femmes, font un grand cas deces fleurs, dont la couleur jaune fait uneffet agréable au milieu de leurs cheveuxauxquels elles servent d’ornement. Cetusage ' est très-ancien , sur-tout chez lesFemmes, qui cherchent par-là à plaire àleur mari. Ils les répandent auffi dans leurlit, leur linge, leurs armoires : mais il nefaut pas les laisser plus d’unc nuit ; car,palìé ce rems, elles contractent une odeurmucide désagréable. Dans les cérémoniesnuptiales, ils en forment des guirlandes,en entremêlant alternativement, avec unefleur de champe > une fleur de manoor.
De ces fleurs, les Malays préparent unehuile balsamique Sc très-odoriférante pourse froter le corps. Cette huile s’appellefftinjac-boubou , ou minjac-mani : voicicomment ils la préparent ; ils prennentd’abord parties égales de feuilles- de fleursodoriférantes de champe , de tanion, decananga Sc de manoor, qu’ils font macérer»U soleil pendant trois jours dans une huilefurs odeur, telle que celle du cocotier ,rejetant chaque jour ces fleurs pour enremettre de nouvelles à leur place ; ils pas-sent ensuite cette huile au tamis, la met-tent fur le feu dans une poêle en y mêlantdu benjoin, de l’unguis odoratus , ou dudupa de Macaflar ; ils recouvrent cettepoêle d’un plat ou couvercle ■ très-creux ,de maniéré que la fumée qui s’éleve de•l’huile pendant fr cuiflon, Sc qui contientla pattie odoriférante , retourne dansl'huile pendant son ébulíition, Sc s’y im-prégné. Lorsque cette huile est bien épais-se, on la conserve dans des bouteillesexactement bouchées, pour s’en servir aubesoin.
Les femmes de Baleya font, à moinsde frais, une huile dont elles fe frotentjournellement le corps, pour fe préserver,disent-elles, de la gale, de beaucoup demaladies cutanées, Sc pour s’adoucir la peau.Pour cet effet, elles pilent ces fleurs aveccelles du cananga & un peu de racine decurcuma qu elles laissent infuser dans l'huiledu cocotier.
Tome Vil,
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L’ean dans laquelle on a pelé sept à huitpétales de la fleur du champe avec un peude curcuma, que l'on a passé ensuite autamis, Sc ou on a éteint un pot de terrecuite rougi au feu, se boit dans les dou-leurs néphrétiques. L'eau que l’on faitbouillir dans une noix de coco, avec septà huit boutons de fleurs de cette plante, scboit encore pour dissiper les ardeurs d’urinc& la gonorrhée dont on fait couler le pusen abondance.
Son écorce se cuit avec le djudjambo ,que l’on donne à boire aux nouvelles ac-couchées pour les délivrer de l’arriere-faix.
Le cœur de son bois est très-dur, striéen long, difficile à fendre, & très-proprepar-là à monter des canons de fusil.
Rumphe cite encore quatre autres efpe-ces de champe ou de champacam, que nousallons décrire.
Troijleme espace. Cambang.
Le cambang croît à Ternate; il ne différédu champe qu’en ce que ses fleurs sont pluspetites Sc pareillement jaunes, très-odori-férantes.
Quatrième espece. Birtt.
Les Javanois appellent biru & tjampacca-biru, une quatrième forte de champaccaplus rare, qui a la fleur bleue Sc d’une plusfoible odeur.
Cinquième espece. CubAne.
La cubatie croît à Java Sc à Baleya, otion la cultive comme une plante étrangèredans les jardins, à cause de sa forme sin-gulière Sc de l’odeur de ses fleurs, qui estplus agréable que celle du champacca. Elleen différé en ce que fa fleur est blanche Scplus petite.
Sixième espece, Copattum,
La sixième espece s’appelle copattum àAmboine. Rumphe en a fait graver unebonne figure au volume II de son Herba-riutn Amboinicum ,pag. ZOi, plane, LXVIII,fous le nom de sampacca sylvesris, tsjam -pacca-utan. Les Malays Rappellent encoretsjampacca-poeti ou puti, c’est-à-dire, tsjam*pacca-blànc,
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