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forme d’une poussière, dans ceux qu’onappelle vejscs-de-loup ; elles paraissent enallez gros grains fur le champignon deMalthe ; elles font placées dans des logesdestinées à les contenir dans f agaric noirdigité de Boerhaave.
Quelque peine qu'on ait communémentà se convaincre que ce sont de véritablesgraines , les Botanistes, accoutumés à envoir de pareilles dans d autres plantes , lesreconnoistent aisément dans celle-ci, Sc nepeuvent plus douter que les champignons nesoient d'une classe particulière de plantes,lorsqu'en comparant les observations faitesen différons pays avec les figures Sc les des-criptions de ceux qui ont été gravés , ilsapperçoivent chacun chez eux les mêmesgenres Sc les mêmes especes.
L'établiilcment de la classe nouvelle àformer pour la perfection de la méthode ,doit donc se tirer de quelques caractèresqui ne soient pas moins essentiels que ceuxdes autres classes, Sc qui les différencient.
Et quels seront les caractères de ces sortesde plantes, sinon (hêtre dans toutés leursparties d’une substance uniforme ; mollassesïorsqu’elles font dans un état de fraîcheur,charnues, faciles à le rompre, austì promp-tes à venir qu’elles font de peu de durée,& capables , Iorsqu'elles font seches , dereprendre leur forme Sc leur volume na-turel , si on les trempe dans quelque li-queur dont elles s’imbibent ? caractères quitous pourraient se comprendre sous le nomde plantes fongueuses : d'ailleurs, elles se fontconnoître à l'extérieur par une figure si sin-gulière , que n’ayant ni branches, ni feuil-les, ni fleurs pour la plupart, elles ne ressem-blent ni à aucune herbe, ni à aucun arbre.
On pourrait diviser les plantes fongueu-ses en deux sections générales ; l'une ren-fermerait le lychen, & l’autre les cham-pignons. La section des champignons seroitsusceptible de deux divisions considérablesdont l'une comprendrait les champignonsqui ne portent que des graines, Sc l'autreceux qui ont des graines & des fleurs.
Les genres de h premiere de ces divi-sions íeroient le champignon proprementdit, le poreux , l'hérisse , la morille, lesfongoïdes, la vesse-de-loup, les agarics, lescoralle-fungus & les truffes.
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Les genres de la seconde de ces íous-divisions feraient le typhoïde Sc l'hy-poxylon.
Il ne resteroit plus qu’à faire une appli-cation particulière des caractères de tousles genres qui se rapportent aux différentesdivisions de la classe générale ; à donner ledénombrement des elpeces, avec une con-cordance des descriptions des auteurs ,conforme aux figures qu'ils en ont faitgraver.
Telles font les remarques Sc le projetqu’avoit concu M. de Jussieu en 1718, pourformer l’hiíîoire botanique des champi-gnons ; mais comme par malheur il ne l’apoint exécuté , personne n’a osé íè chargerd'une entreprise que cet illustre académiciensembloit s’être réservée , Sc qu'il pouvoitconsommer avec gloire.
Il saut donc nous contenter, jusqu'à cejour , des ouvrages que nous avons citésfur cette matière ; Sc quoiqu'ils ne rem-plissent point nos désirs, ils suffisent néan-moins pour nous mettre fur la voie , pournous fournir une connoifïance générale desdivers genres de champignons , Sc pournous prouver qu'il n'y a guere de plantesqui produisent plus de variétés en grosseur,en hauteur , en étendue, Sc en différcncode couleur des cannelures Sc du chapiteau ,que le fait celle-ci.
Voilà fans doute l'origíne des faussetésqu’on lit dans Cluíìus, Matthiole, Fer-rantes Imperati, Sc autres écrivains, fur lagrosseur énorme de quelques champignons.Pour moi, lorsque j'entends Cluíìus parlerd'un champignon qui pouvoir nourrir plusd'un jour toute une famille ; Matthioleprétendre qu'il en a un du poids de trentelivres ; Ferrantes Imperati poufler l'exagé-ration jusqu'à dire qu'il y en a qui pesentplus de cent livres ; enfin, d’autres rapporterque fur les confins de la Hongrie & de laCroatie, il en croît de si gros, qu'un seulseroit la charge d’un charriot : je ne trouvepour cuire de si monstrueux champignons ,que le pot de la fable de la Fontaine, quiétoit auilì grand qu'une église.
Il ne saut pas porter le même jugementfur les frits qui regardent les malheurs causespar des champignons pernicieux ; & c est la
certitude des histoires qu'on eu cite, qui
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