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six pieces de poulailles ; Sc au jour de pois-son , qu’il aura à s avenant ; qu’on ne luicomptera rien pour cuiflon qu il salle encuisine ni en autre chose ; qu’on lui seralivraison de certaine quantité de menueschandelles Sc torches, mais que l’on rendroitle torchon, c’est-à-dire, le reste des flam-beaux. Ces détails, qui alloient jusqu’auxminuties, marquent quel étoit alors le géniede la nation.
Une ordonnance de r; 18 porte qu’ildevoir compter trois sois l’année, en lachambre des comptes, de l’émolument dusceau; Sc en 13x0, il n’avoit encore quexooo livres parisis de gages par an, fo,mmequi paroît d’abord bien modique pour unoffice íî considérable : mais alors le marcd’argent ne valoir que 3 livres 7 sous6 deniers; ensorte que 1000 livres parisisValoient alors environ autant qu’aujourd’hui21000 liv.
Les anciennes ordonnances ont encoreaccordé aux chanceliers plusieurs droits &privilèges, tels que l’exemption du ban Scarriere-ban , le droit de prise pour lesvivres, comme le roi, & à Í011 prix ;l’exemption des péages & travers pour lesprovisions de fa maison , Sc de tous droitsd’aides; droit de chauffage, qui ne con-sistoit qu’en deux moules de bûches ,c’est-à-dire, deux voies de bois, & qua-tre quand les notaires du roi étoient aveclui ; enfin, il a encore plusieurs autres droitsSc privilèges qu’il seroit trop long de dé-tailler.
Pour connoître à fond toutes les fonc-tions & prérogatives de cette charge, ilfaut voir Miraumont, origine de la chan-cellerie de France ; Pasquier, recherches dela France, liv. II, ch. xi j ; le Bret, tr. dela souveraineté , liv. IV, ch. j ; Teflereau,hift. de la chancellerie ; Blanchard , compi-lation chronol. de s ordonnances ; Joly, desoffices de France , additions au II liv., tit.j;tr, ci-aprìs, Chancellerie, Garde desSceaux & Sceau.
Chanceliers des Académies sont desacadémiciens qui, dans certaines académiesde gens de Lettres, ont la garde du sceaude l’académie, dont ils scellent les lettresdes académiciens, Sc autres actes émanésde l’académie. Le chancelier de l’académie
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françoise est le premier officier après íedirecteur ; il préside en son absence. Onles élit l’un Sc l’autre tous les trois mois.Il y a auífi un chancelier dans l’académieroyale de Peinture Sc de Sculpture.
Ces chanceliers des académies sont auífichargés d’en faire observer les statuts.
Il y a de semblables chanceliers dansplusieurs académies des villes de province,comme à la R ochelle ; Sc dans quelquessociétés littéraires, comme à Arras.
Dans les universités d’Allemagne, quequelques-uns appellent improprement, ennotre langue, académies , il y a un chan-celier qui occupe la premiere place aprèsle recteur; fa charge est perpétuelle; c estlui qui a l'infpection pour empêcher qu’onne contrevienne aux status de l’académie;qu on ne rempliíso les places de professeursde personnes incapables , & que l’on neconféré les degrés de bachelier, licencié oúmaitre-ès-arts, à ceux qui en sont indignes,soit par leur incapacité ou par leurs mau*valses mœurs.
Chancelier d’Alençon étoit le chan-celier particulier des princes qui tenoientle comté ou duché d’Alençon en apa-nage. Loyfcl, dans son dialogue des avocats ,parle de Brinon, président à Rouen, loquel , faisant auparavant la professiond’avocat, étoit en même tems chancelierd’Alençon. Jacques Olivier, premier pré-sident au parlement, mort le 10 NovembreiP9, étoit chancelier de Charles de Valois,IVe. du nom, duc d’Alençon, comte duPerche.
Guy du Faur, seigneur de Pibrac, pré-sident à mortier, fut chancelier de Françoisduc d’Alençon, frere du roi Henri III,qui mourut en Juin 1584. Il avoir pourapanage le duché d’Alençon, l’Anjou Scle Brabant,
Le duché d’Alençon fut en dernier lieudonné en apanage, avec plusieurs autresseigneuries, à Charles de France, duc deBerri, par lettres du mois de Juin 1710;mais son chancelier ne fut point anpelléautrement que chancelier garde des sceauxd u duc de Berri, & non plus chancelierd’Alençon.
Chancelier d’Angleterre, oetgrand-chancelier , est celui qui a la garde du
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