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Tome septième.
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grand sceau du roi. Cet office a été établi ICil Angleterre, à limitation du chancelierde France. Guillaume de Neubrig, ch. xi},xv} & xxiv du livre II de son histoire d’An-gleterre, parle de S. Thomas de Cantor-béry , qu'il qualifie chancelier sage &industrieux du même pays. Froisiard ,chap. ccxlix du premier volume de ses chro-niques, fait mention de deux évêques deWincestre , qui furent consécutivementchanceliers de cette nation. Et Comines ,dans ses mémoires de la vie de Louis XI,introduit le chancelier d 3 Angleterre parlantpour Edouard son maître, en présence deLouis XI. Il ajoute qu il étoit prélat évêquede Liste ou Eley, Ehenfis , suivant PolidoreVirgile.

Le chancelier d 3 Angleterre est le seuljuge de la chancellerie , qui est la coursouveraine du royaume pour les affairesciviles. Il a cependant douze aíïìstans ,qu'on appelloit autrefois coadjuteurs, quiont des appointemens du roi, & doiventêtre docteurs en droit civil. Le chancelierles consulte dans les cas difficiles ; maisil n’est pas obligé de suivre leur avis. Lepremier de ces rílìstans est le maître desrôles ; il juge en l’absence du chancelier, &a séance à coté de lui dans la chambre haute.

Le chancelier doit juger selon les lois tkstatuts du royaume ; il peut néanmoins auili ~juger selon l’équité, & modérer la rigueurde la loi ; ce que ne peuvent pas faire lesautres juges.

La cour de la chancellerie est au-deffusde toutes les autres, dont elle peut corriger& réformer les jugemens.

On la divise en deux cours ; l’une oùl'on juge à la rigueur, & dans celle-làtoutes les procédures & actes se font enlatin : il y a 2.4. clercs établis pour cela.

L’autre est celle de l'équité, les procédu-res s'y foilt en anglois. Six clercs font or-donnés pour ces fortes d’actes. Commecelle - ci est une cour de conscience & demiséricorde , la forme de procéder y estbeaucoup plus simple.

C'est austì la cour de chancellerie quidreste les lettres circulaires du roi pourconvoquer le parlement, les édits, procla-mations, pardons, 6 ’ív ^ ,

Le chancelier nomme à tous les béné-

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fìces dont le revenu est au - deflous de2.0 livres sterling : c'est pourquoi, jus-qu'à Henri VIII, c'étoit toujours un ec-clésiastique qui étoit pourvu de cette charge.

La fonction de chancelier & celle degarde des sceaux avoient été long - temsséparées ; présentement elles (ont réunies.

Deux des plus illustres chanceliers d 3 An-gleterre , font Thomas Morus, qui eut latête tranchée pour n’avoir pas voulu re-connoître Henri VIII en qualité de chefde l'église anglicane ; & François Bacon ,auteur de plusieurs ouvrages admirables.

Il y a auili un chancelier du duché déLancastre , qui est le président de la courde ce duché, & un autre à la cour del'échíquier. Chacun d'eux, dans le tribunaloù il préside, est chargé des intérêts de lacoúronne, & même d u recouvrement desrevenus du domaine. Voj Chamberlainé,état d 3 Angleterre.

Pour ce qui est des chanceliers des uni-versités de Cambridges & d'Oxford, voye ^,ci-apris, Chanceliers dans les Uni-versités, vers la fin.

Chancelier du comte ou du ducd'Anjou et du Maine, étoit le chan-celier particulier que ces seigneurs avoientpour leur apanage. L'abbé de Vendômeétoit chancelier du duc d'Anjou le 2.1 Mai1375. On trouve aussi des lettres de Louisduc d'Anjou, du zz Janvier 1377, donnéesà la relation de son chancelier. Voyty lerecueil des ordonnances de la troisième race,tome VI, p. 31 ù gi , & p. 6jg. PhilippeHuraut, seigneur dé Chiverny, étoit chan-celier du duc d’Anjou, roi de Pologne,avant d'être chancelier de France. Voyei^l 3 hijl. des chanceliers.

Chancelier d’apanage. Voye £, ci-aprìts, Chancelier des fils et petits-fils de France , & Chancelleried’apanage.

Chancelier d’Aquitaine étoit celuiqui gardoit le sceau des ducs d’Aquitaine,& scelloit toutes leurs lettres. La fonction decet officier a été éteinte autant de fois quef Aquitaine a été réunie à la couronne.Nous nous contenterons de rapporter iciun trait singulier fur Jean de Neste, quiétoit chancelier d’Aquitaine ail commence-ment du xva. íiecle, dans le même tems

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