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Tome septième.
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cette église un chancelier , comme étant unenouvelle peuplade de celle de S. Victor ,laquelle pourtant ne fut point honorée decette dignité, parce qu’elle se trouva horsla nouvelle enceinte.

Cette création, dit Pasquier, causa dela jalousie entre le chancelier de l’église deParis & celui de l’église dc S. Pierre &S. Paul ; le premier ne voulant point avoirde compagnon, & l’autre ne voulant pointavoir de supérieur.

Les écoles qui se tenoient sous l’autoritéde l'abbé de Sainte-Genevieve, s’étant mul-tipliées par la permission du chapitre de cetteéglise, son chancelier sut chargé de faireobserver les ordonnances du chapitre , &d’expédier ses lettres de permission pourenseigner. Il avoir l’intendance sur les éco-les , examinoit ceux qui se présentoient pourprofesser, & ensuite leur donnoit pouvoird’enseigner.

Lorsque les différentes écoles de Pariscommencerent à former un corps fous lenom d’ université , ce qui ne commençaqu’en i zoo , le chancelier de l’église deSainte-Genevieve prit aussi le titre de chan-celier de L’université , & en fit seul lesfonctions jufqu’au tems de Benoît XI,comme l’observe André Duchesne.

Ce que dit cet auteur est justifié par lacélébré dispute qui seleva en 1140 entrele chancelier de Sainte-Genevieve & celui deNotre-Dame. Les écoles de Théologie deNotre-Dame n étant pas alors de l’univer-sité , le chancelier de cette église ne devoirpoint étendre sa jurisdiction au-delà ducloître de son chapitre , où étoient cesécoles de Théologie de l’évêque de Paris.Il entreprit néanmoins d’étendre ion auto-rité fur les écoles de l’université, lesquellesetant toutes en-deçà du petit pont, étoientappellées les écoles de la montagne. L’abbé& le chancelier de Sainte-Genevieve portè-rent au pape Grégoire IX leurs plaintesde cette entreprise ; & ce pape , par deuxbulles expresses de 1117, maintint la juris-diction de abbe Sc du chancelier deSainte-Genevieve sur toutes les facultés , &défendit au chancelier de Notre-Dame deles troubler dans cette jurisdiction & dansleurs fonctions : il ajoute que personneira droit d’enseigner dans le territoire de

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Sainte-Genevieve fans la permission del’abbé.

Les prérogatives de l’abbé & du chancelierde Sainte-Genevieve furent encore confirméespar la bulle d'Alexandre IV , qui défendau chancelier de Sainte-Genevieve de donnerle pouvoir d’enseigner dans aucune facultéà aucun licentié , qu’il n’ait juré d’observerles statuts faits par les papes. Ce qui- faitvoir que le chancelier de Sainte-Genevieve,étoit alors regardé comme ayant b principaleautorité dans l’université, puisque les papeslui adrefloient les bulles & les ordonnancesqui concernoient l’université. C’est à luiqu’Alexandre IV, adresse une bulle, parlaquelle il enjoint l’obíervation des régle-ur ens qu’il avoit faits pour rétablir le bonordre dans l’université de Paris.

Grégoire X, en 1171 , délégua l’abbéde S. Jean des Vignes & l’archidiacre deSoillons, pour régler les différends des deuxj chanceliers.

I Le chancelier de Sainte-Genevieve fut le; seul chancelier de l’université jusqu’en 13 3 4 >

I que Benoît XI, ayant uni l’école de théo-I logie de l’évêque de Paris à l'univcrlité dontjusqu’alors elle n’étoit point membre , lechancelier de l’église de Paris reçut alors lepouvoir de donner la bénédiction de licencede l’autorité du saint siégé , de même quecelui de Sainte-Genevieve , & prit aussidepuis ce temps le titre de chancelier del’ université , concurremment avec celui deSainte-Genevieve.

Alors le chancelier de l’église de Parisdonnoit la bénédiction aux licentiés desécoles de Sainte-Genevieve , & le chancelierde Sainte-Genevieve donnoit la bénédictionaux licentiés des écoles dépendantes del’évêque de Paris. Ensuite on eut le choixde .s’adreíser à l’un ou à l’autre ; mais parsuccession de tems l’usage a introduit quele chancelier de Sainte-Genevieve ne donneplus la bénédiction de licence que dans lafaculté des arts ; c’est pourquoi on l’appellequelquefois chancelier des arts , quoiqu’ilne soit pas le seul qui donne la bénédictionde licence dans cette faculté.

Dans le xije. & le xiije. siécles jusqu’en1230 , le chancelier de Sainte-Genevieve re-cevoir fans le concours d’aucun examinateurles candidats qui se présentoient pour être