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que le chancelier est le second officier dela couronne ; qu'il tient la place immédiateentre le roi Sc ies sujets, parce que tous lesdécrets qu'il donne doivent être vus parle chancelier avant d’être scellés, afin qu'ilexamine s’ils font contre le droit & l'hon-rieur du roi ; auquel cas, il les peur déchirer.•Ce même prince Rappelle magisiersacriscriniilibellorum.
Les archevêques de Tolede étoient ordi-nairement chanceliers de Castille, & ceuxde S. Jacques l’étoient de Léon.
Le chancelier fut le chef des notaires ousecrétaires jusqu’au régné d'Alphonse leBon, lequel, en 1180, sépara l’office denotaire-mayor de celui de chancelier, don-nant à celui-ci un sceau de plomb au châteaud’or en champ de gueules aux actes qu ilfcelloit, au lieu du seing & paraphe dontses prédécesseurs usoient auparavant : illaista au notaire-mayor le soin d’écrire &de composer les actes; &, depuis ce tems,ces deux offices ont toujours été distingués,quoique quelques historiens ayent avancé lecontraire.
Dans la fuite des tems, les rois de Castille& de Léon diminuèrent peu-à-peu la tropgrande autorité de leurs chanceliers , &enfin ils déteignirent totalement; de forteque, depuis plulìeurs siécles, la dignité deces deux chanceliers n’est plus qu’un titre«d'honneur sims aucune fonction. Cependantles archevêques de Tolede continuent tou-jours de se qualifier chanceliers nés de Cas-tille. A l’égard des chanceliers des royaumesde Léon Sc d'Oviede, on n'en fait plusmention, parce que ces deux royaumes ontété unis à celui de Castille. Voye^ l’état pré-sent d’Espagne, par L. de Vayrac, tome II,liv. III , p. 180.
Le conseil suprême Sc royal des Indes estcomposé d'un président, d'un grand-chan-celier, de douze conseillers & autres offi-ciers, Sc d’un vice-chancelier. Voye £ ibid.tome III, pag. 335*
Chancelier le l'Etude de Médecineoe Montpellier, voye[ Chancelierdes Facultés de l'Université deMontpellier.
Chancelier de l'Eveque de Cler-mont , étoit celui qui avoir la garde dusceau de levêque pour sa jurisdiction tem-
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porelle. Il en est parlé dans des lettres!de Henri, évêque de Clermont, de lan1591, contenant un accord entre l’évêque,comme seigneur d'un lieu situé en Auver-gne , appellé Laudosum , Sc les habitans dece lieu : cet accord est fiiit en présence duprévôt du lieu, auquel l’évêque donne ausfile titre de son chancelier. Ces lettres fontrapportées dans le recueil des ordonnancesde la troisième race, tome VIII, pag. zc^& fuir.
Chanceliers des Facultés de l'Uni--versitÉ de Montpellier , sont ceux quïont la garde du sceau de chaque faculté,Sc qui scellent toutes les lettres Sc actesqui en sont émanés. Cette université estcomposée, comme les autres, des quatrefacultés ; mais elles ne sont point unies ;chaque faculté forme un corps particulier,Sc a son chancelier. Voye^ la Martiniere, àVarticle de Montpellier.
Il est parlé du chancelier de P étude deMédecine de Montpellier dans des lettres dePhilippe VI , du mois d’Août i;;i, ScSc dans d'autres lettres du roi Jean, du moisde Janvier 1 ; 5°. Voye ç le recueil des ordon-nances de la troisième race , tome II, p. yi ,& tome IV, page 3 6.
Chanceliers des Fils et Petits-Fils de France, & autres princes de lamaison royale, sont ceux qui font donnésà ces princes pour leur mailon & apanage;Ils sont chanceliers , gardes des sceaux ,chefs du conseil, & surintendans des finan-ces.
La chancellerie pour l'apanage est com-posée, outre le chancelier, d'un contrôleur,de plusieurs secrétaires des finances, d'unaudiencier garde des rôles, un chauffe-cire Sc quelques huissiers. Cette chancel-lerie ne se tient point dans le lieu de l'apa-nage, mais auprès du prince, chez le chan-celier.
Le conseil des finances du prince, dontle chancelier cíì aussi le chef, est composéd un thresorier-général, des secrétaires descommandemens, des secrétaires-intendansdes finances, des conseillers, des secrétairesordinaires, un secrétaire des langues, dessecrétaires du conseil, un agent Sc un gardedes archives.
Les dauphins de France, ni leurs fils «Sc