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des armes de France Sc de Bavière, Sc àl'entour du scel étoir écrit, c’est le fiel descaufis , souverainetés & appellations pour leroi ; qu’on fcelleroit de ce scel en cire rouge,& que les lettres Sc mandemens fe feroientau nom de la reine, en cette forme : Isabelle ,par la grâce de Dieu , reine de France ,ayant pour l’occupation de monseigneur leroi le gouvernement & administration de ceroyaume , par l’oclroi irrévocable d nous furce fait par mondit seigneur & son conseil. Ilfut auffi ordonné un autre chancelier outreia riviere de Seine , pour ceux qui tenoientle parti de la reine Sc du duc de Bour-gogne.
Du tems de M. le marquis de Breteuil,commandeur des ordres du Roi, & minis-tre & secrétaire d'état au département dela guerre , qui fut chancelier de la reinedepuis le 18 Mai 172.5 , jufqu’à son décèsarrivé le 7 Janvier 174} , on fe fervoit decire jaune pour le sceau de la reine, quoi-que 1 ancien usage eût toujours été de scellerde ce sceau en cire rouge. M. le comte deS. Florentin , commandeur des ordres duRoi , ministre Sc secrétaire d'état, qui asuccédé à M. de Breteuil en la dignité Scoffice de chancelier de la reine, qu’il poíscdeencore actuellement, a rétabli l'ancien usagede sceller en cire rouge.
La reine de Navarre avoir auffi son chan-celier. François Olivier qui fut chancelier deFrance , avoir été auparavant chancelier ScSc chef du conseil de Marguerite de Valois,reine de Navarre , sœur de François I.
Guy du Faur, seigneur de Pibrac , pré-sident au mortier, fut chancelier de Mar-guerite de France, sœur du roi Henri III,Sc~' alors reine de Navarre. Il mourut le izMai 1584.
; Jean Berthier , évêque de Rieux , suc-céda au sieur de Pibrac en cette charge,qui devint encore plus relevée en 1589,lorsque Marguerite devint reine de France.Le mariage de celle-ci ayant été dissousen 1599, í'évêque de Rieux continua d’êtrele chancelier de la reine Marguerite. Il logeoitau cloître Notre-Dame en 1605 ; Sc la reineMarguerite ayant eu alors la permission derevenir à Paris , alla d'abord descen-dre chez son chancelier , Sc ce fut là queia ville vint la saluer. Voye ^ du sillet,
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des rangs des grands de France ; Bouche! ,bibliothèque d u droit français , au mot chan-celier ; Sauvai, antiquités de Paris , tome II,
p. igi. ,
Chanceliers du Roi étoientdes no-taires ou secrétaires du roi, que l'on appel-loit ainli fous la premiere race ; c croienteux qui écrivoient les chartes Sc lettresdes rois ,, qui étoient ensuite scellées parle grand-référendaire , dont l’office revenoità celui de chancelier de France. II est parléde ces chanceliers royaux dès le tems deClotaire I, par Grégoire de Tours, lequelen parlant d’un certain Claude , dit qu'ilétoit quidam ex cancellariis regalibus. SousThierri I, ces mêmes secrétaires font nom-més notarii , régis notarii. Sous Chilpéric I,un de ses secrétaires fe qualifie palatinus firip-tor. Ces chanceliers ou secrétaires lìgnoiencquelquefois ad vicem , c’est-à-dire, en l’ab-íènee du référendaire. Sous la seconde racede nos rois, celui qui faifoit la fonction deréférendaire fut appellé archichancelier , ,grand-chancelier , souverain chancelier , ouarchi notaire , parce qu’il étoit préposé surles chanceliers particuliers , ou notairessecrétaires du roi. Du tems de Charles leChauve, les notaires du roi sc qualifioientquelquefois cancellariì régies dìgnitatis. Il yavoir encore de ces chanceliers particuliersfous Hugues Capet en 987 , suivant untitre de l’abbaye de Corbie, à la fin duquelest dit , ego Reginoldus , cancellarius advicem fummi cancellarii , recognovi ac subter-firmavi. Depuis Baudouin, qui exerça l'of-fice de chancelier les dernieres années durégné de Robert, le titre de chancelier de-meura réservé au chancelier de France ; Scceux que l'on appelloit auparavant chance-liers du roi , ne furent plus nommés quenotaires ou secrétaires du roi, Voye^ Telïe-rau , hist. de la chancellerie.
Chanceliers , che^les Romains du temsdes empereurs , étoient des officiers subalter-nes , qui sc tenoient dans une enceintefermée de grilles Sc de barreaux appellésen latin cancelli , pour copier les sentencesdes'juges Sc les autres actes judiciaires : ilsétoient à - peu - près comme nos gref-fiers ou commis du greffe. On les payoitpar rôle d'écriture , comme l'a remarquéle docte Saumaisc fur un passage d’une loi