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de bois attachées ensemble 8 c percées enlong, fur lesquelles on pose le pivot de fersur lequel le pierrier tourne.
Chandelier de fer de pierrier est unefourche de fer avec deux anneaux qui sou-tiennent les deux tourillons du pierrier ;cette fourche de fer tourne fur un pivotdans un chandelier de bois.
Chandeliers de chaloupe font deux four-ches de fer qui fervent à soutenir le mât,lorsqu’on ne s’en sert pas, & que la cha-loupe va à la rame.
Chandeliers de petits bâtimens ; ce fontdes appuis de bois qu’on voir fur le pontde quelques petits bâtimens, 8 c qui ferventà appuyer & soutenir le mât lorsqu’il estamené sur le pont.
Chandeliers d > échelles ; ce sont des chan-deliers de fer à têtes rondes, qu’on metdes deux cotés de l’échelle ; on y attachedes cordes qu’on laide tramer jusqu’à l’eau,8 c qui servent à soulager ceux qui montentdans le vaisseau ou qui en descendent.
Chandelier de fanal , à st un grand feravec un pivot sur lequel on pose un fanalà la poupe. ( Z )
Chandelier , en Hydraulique , diffèrecsun champignon en ce qu'il ne fait pointnappe, 8 c que ion eau va former un autrechandelier plus bas. Le jet d’un chandelierest ordinairement plus élevé que celui d’unbouillon, à moins que pour le faire paroîtreplus gros on ne le noyé , & alors l’eauretombe en nappe. Voye^ Noyer. (K)
Chandelier, ( mettre en ) Agricult.Jardinage, maniéré de tailler les arbres ,qu’on prétend être pernicieuse , & quiconsiste à n’y laisser que cinq ou six groísesbranches nues , 8 c à couper tous les ansles branches nouvelles qui croissent sur lesprécédentes , fous prétexte qu’elles ôtentde la force à l’arbre , & qu’elles empêchentles fruits d'être gros. s«yq Taille.
* Chandelier , f. m. marchandou ouvrier autorise à faire 8 c vendre de lachandelle , en qualité de membre de lacommunauté des Chandeliers. Cette com-munauté est ancienne : ses premiers statutsfont de l’année 1061. L apprentissage àParis est de six ans , âpres lesquels il y adeux années de compagnonage. Quatrejurés , dont deux se renouvellent tous les
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ans, font les affaires de la communauté.Outre les maîtres de cette communauté ,il y a douze chandeliers privilégies. Voye^l’article Chandelle.
* CHANDELLE, f. f. ( Art. méchaniq.)petit cylindre de suif, dont une meche defil de coton occupe le centre d’un bout àl’autre , qu’on allume, & qui sert à éclai-rer.
On fabrique deux sortes de chandelles ;les unes qu’on appelle chandelles plongées ,les autres chandelles moulées.
On donne le nom de chandeliers au»ouvriers qui fabriquent & vendent la chan-delle.
Les chandeliers forment à Paris unecommunauté qui est aujourd’hui composéede deux cens huit maîtres : ils étoientautrefois unis au corps de l’épicerie : ils enfurent séparés en 1460 , & il leur fut dé-fendu de vendre aucune épicerie , maissimplement du fuis, de l’huile, du vieuxoing 8c semblables grailles & denrées ; alorsils firent une communauté séparée à laquelleil fut donné des jurés, comme aux autrescorps des arts & métiers.
Les épiciers continuèrent de vendre avec ■les chandeliers les marchandises réservéesà ces derniers jusqu’en l’année 1459 : maisdans cette année il leur en fut fait dé-fense.
C’est la graisse des animaux , qu’onnomme suif , qui sert principalement àfaire les chandelles, quand elle a été fondue8c clarifiée. Il est bon d’obferver que lesgrailles font de différentes qualités ; les unesfont fluides comme l’huile; d’aurres ac-quièrent difficilement de la fermeté en íerefroidilíànt ; d’autres font trop seches &trop cassantes pour faire seules de bonneschandelles. La nature des alimens dont lesanimaux ont usé, influe beaucoup sur ladiversité des graisses.
Pour que la chandelle soit de bonne qua-lité , elle doit être faire de moitié suif demouton 8c de brebis, 8c de moitié suif debœuf 8c de vache, fondus ensemble 8cbien purifiés. Il est défendu par les régle-mens d’y mêler aucun autre suif ni graisse,fur-tout de porc. Cette derniere graillé saitcouler les chandelles; elle exhale toujoursune mauvaise odeur, & donne une flamme