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Les écus ou crowns pefent chacun uneonce trois den. treize grains ; mais 1 once dek livre de troy ( voye { Livre de trov )ne pefe que 480 grains ; ainsi Je crowncn pefe 56s > & il vaut 5 f. ou 60 d.
sterling.
, En France, nous avons deux lottes d J écus ;l’ecu de change ou de compte , toujoursestimé trois liv. ou Go fous tournois, valeurségalement idéales.
La seconde eípece de nos écus est celle despieces réelles d’argent que nous appelionsécus: ils font, comme ceux d’Angleterre, autitre effectif de 10 deniers z z grains deiìn : ils font à la taille de 16 j au marc ;le marc de huit onces; Fonce de 376 grains:ils passent pour la valeur de 60 f. ; maisils n'en valent intrinsèquement que 56 1,le marc à 4 6 liv. 18 f.
Cette différence vient du droit de fei-gneuriage, & des frais de braflage ou fa-brication , évalués à deux livres 18 fouspar marc. Voye^ Seigneuriage & Bras-sage. ^ ,
Tout cela pôle, pour connoître combiende parties d’un crown ou de 60 denierssterling acquittera notre écu de la valeurintrinsèque de j 6 f. 6 den., il faut com-parer ensemble les poids & les valeurs ; lestitres étant égaux, il n J en réfulteroit au-cune différence : il est inutile de les com-parer.
§;8f prix du marc de France 8 onces de
France.
)( Once de France — 576 grains
’de poids.
565 grains poids d’un crown = 60 den.
sterling.
X =56 í valeur
intrinsèque de l’écu courant.
Le rapport de z 9 den. î.
Le nombre trouvé de z 9 d. r sterling estle rapport juste de la comparaison des deuxjnonnoies, ou le pair du prix du change;c'est-à-dire, que notre écu réel de la va-leur intrinsèque de 56 f. 6 den. porté àLondres, y vaudra Z9 den. â sterling, ou3,9 f. 6 den. couians ; or, notre écu de
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compte de 3 liv. ou Go f. tournois représen-tant lecu réel, il s’enfuit que fa valeur estla même.
Si, conservant le titre, la France aug-mentoit fa monnoie du double, c’est-à-dire, que le marc d'argent hors d’œuvreà 4 6 liv. 18 C. montât à 93 liv. 16 f., nosécus réels , qui ont cours pour 3 livres,doubleraient de dénomination ; us pren-draient k place des écus qui ont courspour 6 liv., & ces derniers auraient courspour douze : mais leur valeur de poids &cde titre n'ayant point augmenté, ils nevaudraient que le même prix relativementà l'Angleterre ; on substituerait aux écusde j 6 f. 6 den. actuels, d’autres écus quiauraient cours pour 3 liv. de 3 3 1 au marc tces écus, dont le poids ferait diminué demoitié , ne vaudraient à Londres que14 den. I sterling, & l'écu de compte re-présentant toujours l'écu de 3 liv. réel, kparfaite égalité de k compensation, ou lepair du prix du change , ferait à 14 den. çsterling.
Si au contraire l'efpece diminuoit demoitié; si le marc d'argent hors d'œuvrebaistoit de 46 liv. 18 f. à z 3 liv. 9 f. lemarc, en conservant le titre, nos écus réels»qui ont aujourd’hui cours pour 3 livres,ne feraient plus que des pieces de 30 f.valeur numéraire : mais le poids & le titren’ayant point changé, ces pieces de 30 f.vaudraient toujours à Londres z 9 den. îsterling; les écus, qui ont aujourd'hui courspour 6 liv. de k valeur intrinsèque de113 fous, & à 1a taille de 8 A au marc ,ne feraient plus que des écus de 3 livresvaleur numérair», & de 56 f. 6 den. va-leur intrinsèque : mais le poids de cet écufe trouvant doublé, ils feraient évalués àLondres à 39 den. sterling.
C'est donc le poids & le titre d'unemonnoie qui forment évidemment fa va-leur relative avec une autre monnoie; &:les valeurs numéraires ne fervent qu’à kdénomination de cette valeur relative.
Ce rapport, qui indique 1 a quantité pré-cise qu’il faut de l'une pour égaler unequantité de l’autre, est appellé le pair duprix du change : tant qu’il est k mesurede Y échange des monnoies, la compensationest dans une parfaite égalité*