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entre elles du pair du prix du change dansla même proportion , il n’y aura aucuneopération lucrative à faire entre elles ;l’intérêt de l’argent, Sc les frais de com-mission tourneroient en pure perte. Cetteégalité réciproque entre le cours du prixdu change de plusieurs places, s appelle lepair politique.
Si nous convenons de cette parité ,
a == bb — cc — a;
il est constant que a, b Sec étant des quan-tités égales, il n'y aura aucun bénéfice àles échanger l'une contre l’autre ; ce quirépond au pair réel du prix du change. Sup-posons à présent
a — bb = c
c — a -f- d,
la partie fera rompue ; il faudra échanger bcontre c , qui lui donnera a -f- d: or, nousavons supposé a = b ; ainsi le profit decet échange sera d. Cette différence répondaux inégalités du cours du prix du changeentre deux ou plusieurs places. La paritéfera rétablie si ces quantités augmentententre elles également :
a d = b -f- d
b + d = c + dc + d — a + d;
cette partie répond au pair politique du prixdu change , ou à Légalité de son cours entre.plusieurs places.
La parité fera de nouveau altérée, si
a + d = b -j- db -ï- d = c 4- dc d — o. d f* •
dans ce cas, l'échange devra se faire commeon vient de le voir ; Sc le profit de S -f-dsera s. Si (tout le reste égal) a + d — f= c + d, Sc que l’on échange ces deuxquantités l'une contre l'autre, il est clairque le propriétaire de c + d recevra demoins la quantité /: ainsi, pour éviter cetteperte, il échangera c d contre b -f- d,qui est égal à la quantité a 4- d.
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Il est évident que l’opération du changeconsiste à échanger des quantités l’unecontre l'autre ; que celui qui est forcéd'échanger une quantité contre une autrequantité moindre que la sienne, en cher-che une troisième qui soit égale à la sienne,Sc qui soit réputée égale à celle qu’il estforcé d’échanger , afin de s’épargner uneperte ; que celui qui fait le commerce duchange , s’occupe à échanger de moindresquantités contre de plus grandes : par-con-íequent son profit est l’excédant de laquantité que divers échanges lui ont pro-curée dans son pays, fur la quantité qu’ila fournie pour le premier.
Ce commerce n'est lucratif, qu’autantqu’il rend un bénéfice plus fort que ne l’eucété l’intérêt de l’argent placé pendant lemême tems dans le pays de celui qui faitl’opération : d'où il s’ensuit que le peuplechez lequel l’argent est à plus bas prix ,
. aura la supériorité dans ce commerce furcelui qui paye l’intérêt de l’argent plus cher »que si ce peuple qui paye les intérêts del’argent à plus bas prix , en a abondam-ment , il nuira beaucoup à l’autre dans laconcurrence de ce commerce ; Sc que cedernier aura peine à faire entrer chez luil’argent étranger par cette voie.
Ce commerce n’est pas celui de tousqui augmente le plus la malle d'argent dansun état ; mais il est le plus savant & leplus lié avec les opérations politiques d ugouvernement : il résulte des variationscontinuelles dans le prix du change , àl’occaíion de l’inégalité des dettes récipro-ques entre divers pays , comme le changelui-même doit fa naissance à la multipli-cité des dettes réciproques.
De tout ce que nous avons dit fur lechange , on peut tirer ces principes géné-raux :
i°. L’on connoîtra si la balance généraledu commerce d’un état pendant un certainespace de tems lui a été avantageuse, parle cours mitoyen de ses changes avec tousles autres états pendant le même espacede tems.
a". Tout excédant des dettes récipro-ques de deux nations , ou toute balancedu commerce doit être payée en argent,ou par des créances , íur une troisième