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nation ; ce qui est toujours une perte ,puisque l’argent qui lui feroit revenu esttranfoorté ailleurs.
Le peuple redevable d’une balance ,perd dans l’échange qui se fait des debi-teurs, une partie du benehce qu il avoit pufaire fur fes ventes , outre l’argent qu’ilest obligé de transporter pour l’excédant desdettes réciproques ; & le peuple créanciergagne outre cet argent , une partie de fadette réciproque dans l’échange qui se saitdes débiteurs.
4°. Dans le cas où une nation doit àune autre, pour quelque raison politique,des sommes capables d’opérer une baisseconsidérable sur le change , il est plus avan-tageux de transporter l’argent en nature ,que d’augmenter sa perte en la faisantressentir au commerce.
Les livres françois qui ont le mieuxtraité du change dans ses principes , fontl ‘ejfai politique sur le commerce de M. Melon ;les réjlexions politiques de M Dutot ; l ‘exa-men des réflexions politiques.
Pourla pratique, on peut consulter Savary,dans son parfait négociant ; la banque renduefacile , par Pierre Giraudeau de Geneve ;la bibliothèque des jeunes négocians , par lesieur J. Larue ; la combinaison générale deschanges, par M. Darius ; le traité des chan-ges étrangers , par M. Dernis. Cet articlenous a été communiqué par M r . V. D. F.
Change Royal , ( Comm. ) enAnglois Thé-royal-exchange. C’est le nomque I on donne à la bourse de Londres.VoyeX Londres. Il est fait mention de labourse de cette ville , 8c nous dironsseulement ici , que ce superbe édifice ,relevé sur ses anciennes ruines avec plus demagnificence qu’auparavant, est tout cons-truit en-dedans & en-dehors de cette belle& solide pierre de Portland , íi estimée :l’architecture en est belle , particulière-ment celle du frontispice, & de la tourqu: est au-deílus. C’est un édifice quarré-long , avec une grande cour dans le milieu,où les marchands s’assemblent : de chaquecôté il y a des portiques pour s’y mettre à1 abri des injures de 1 air. Au milieu de lacour paroît la statue de Charles //, demarbre blanc, habillé à la Romaine , avecune inscription qui aiaiquc qu elle a. été
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fiiite aux dépens de la compagnie des mar-chands aventuriers.
Carolo secundo Ccesari BritannicoPatrice patri, regum optimo , &c.Generis humani delìciisUtriujque sortance vìcloriPacis Europae arbitro , 8cc.
Le reste n’est pas moins superbe. Autourde la bourse, dans des niches qui font àI’étage d’en-haut , on voit les statues de,tous les rois d’Angleterre depuis le temsde Guillaume le Conquérant : celles du roïGuillaume III & de la reine Marie sonépouse , sont dans une même niche. Auxdeux côtés opposés de la bourse, il y a degrands escaliers , qui conduisent au haut jl’on y trouve des galeries, où il y a prèsde deux cens boutiques , richement gar-nies. Au-dellous de la bourse, il y a degrandes caves , qui se louent aussi - bienque les boutiques d’en-haut, & qui serventde magasins. C’est la ville de Londres 8cla compagnie des marchands de foie quiont fait les frais de cet édifice. P>ye\ lesDélices de VAngleterre , 8íC.
Change , ( Architecture. ) bâtiment pu-blic connu fous diffèrens noms, où lesbanquiers & négocians d’une capitales’assemblent certains jours de la semainepour le commerce & í’escompte des billets& lettres de change. Ces édifices doiventêtre pourvus de portiques pour se prome-ner à couvert, de grandes salles , de bu-reaux , ùc. On nomme le change à Paris ,place ; à Lyon , loge du change ; à Londres,à Anvers , à Amsterdam , bourse. La placeou change à Paris est située rue Vivienne ,8c fait partie de l’hotel de la compagniedes Indes. Voye[ fa distribution dans letroisième volume de Y Architecture sran-poise. ( P )
Change , Vénerie & Fauconnerie. )Prendre le change , se dit du chien ou del’oileau qui abandonne fon gibier pour ensuivre un autre. Ainsi l’on dit, Yoiseau oule chien a pris le change.
CHANGEANT, s. m. efpece de ca-melot de laine pure , qui íe fabrique àLille , 8c dont Patinage est depuis J jusqu àÍj de large , sur 10 de long. Voye^ ledidionn, du Commerce.