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Tome septième.
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une suite de cet ac?ord, les seigneursde Chailly font en posteísion de prendreplace dans la troisième chaire haute, àdroite du chœur de Notre-Dame de Me-lun. Ils ont occupé cette place en différen-tes occasions, & les nouveaux seigneurs yont été installes la premiere fois par le cha-pitre; entr’autres, Georges d’Efquidy, au-quel, du consentement du chapitre, lechantre fit, le 10 Mai 1718, prendre séancedans cette place, revêtu de l’aumuste ,pour, lorsqu’il aísisteroit auservice divin,lui donner la distribution portée par sestitres ; & le chapitre fit chanter 1 antiennesub tuum praesidium , & jouer de l’orgue.Extrait du proch-verbal.

Chanoines honoraires font de plu-sieurs fortes; il y en a de laïcs & ^ecclé-siastiques ; (avoir,

i°. Des laïcs, qui sont chanoines hono-raires &c héréditaires dans certaines églises :on pourroit plutôt les appeller chanoinesad honores. Evy , ci-devant, ChanoinesHÉRÉDITAIRES.

z°. Il y a des ecclésiastiques qui, par leurdignité, sont chanoines honoraires nés decertaines églises, quoique leur dignité soitétrangère au chapitre. Par exemple, dansl’égliíe noble de Brioude, les évêques duPuy & de Mende, avec leurs abbés, sontcomtes nés de Brioude ; ce sont des chanoi-nes honoraires .

3 0 . On peut, en quelque sorte, regar-der comme chanoines honoraires certaineséglises & monastères qui ont une place dechanoine dans quelqu’autre église cathé-drale ou collégiale, comme les chanoinesréguliers de S. Victor de Paris, qui ontdroit d’entrée & de fonction dans l’égliíemétropolitaine de Paris, & dans l’égliíecollégiale de S. Cloud , parce qu’uncprébende de ces chapitres est unie à leurmaison. Voye {, ci-devant , Chanoines.EORAINS.

4°. Les chanoines ad effeclum sont en-core une autre sorte de chanoines honorai-res. Voyei^, ci-devant , Chanoines adeffeclum.

y°. On voit encore quelquefois des cha-noines honoraires d’une autre espece, lors-qu’un chapitre conféré ce titre à quelquepersonne distinguée dans l’égliíe par fa

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naissance, sa dignité ou par íà piété, sonsque cette personne ait jamais été titulaired’une prébende : c’est une aggregation spi-rituelle que les chapitres ne font que pourde grandes considérations. Le cardinal deFustemberg, quelques années avant famort, fut ainsi nommé chanoine honorairede S. Martin de Tours.

6 °. L’eípece la plus commune des cha-noines honoraires est celle des vétérans, quiont servi vingt ans & plus leur église, 8cqui, s’étant démis du titre de leur béné-fice, conservent le titre de chanoine hono-raire , avec rang, séance, entrée au chœur,& même quelques droits utiles. C’est unerécompense qu’il est juste d’accorder àceux qui ont long-tems servi l’église, 8cqui continuent à édifier en assistant encore,autant qu’ils peuvent, au service divin. Lettrede M. Cochet de S. Vallier,/ùr le traité desdroits des chapitres . Voye^aufft CHANOINESJUBILAIRES.

Chanoines jubilaires ou jubilés ,sont ceux qui desservent leurs prébendesdepuis cinquante ans : ils sont toujours ré-putés présens, & jouissent des distributionsmanuelles. Dans L’égliíe cathédrale de Metz,on est jubilaire au bout de qu; rante ans.

Chanoines laïcs sont, pour la plu-part, des chanoines honoraires 8c hérédi-taires , dont on a parlé ci-devant aux motsChanoines héréditaires & Chanoi-nes honoraires. Il y a cependant quel-ques exemples singuliers de chanoines titu-laires qui sont laïcs, & même mariés. ATirlemont en Flandre, il y a une églisecollégiale de chanoines sondés par un comtede Barlemont, qui doivent être mariés : ilsportent l’habit ecclésiastique, mais ne sontpoint engagés dans les ordres : les canoni-cats valent environ 400 liv., monnoie deFrance.. Le doyen doit être ecclésiastique ,8c non marié.

Chanoines majeurs sont ceux quiont les grandes prébendes d’une église : criles appelle ainsi par opposition à ceux quiont de moindres prébendes, qu’on appellechanoines mineurs. Il y en a un exempledans l’église cathédrale de S. Orner, oùl’on distingue les prébendes majeures dequelques prébendes mineures qui sont d’uneautre fondation.