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Tome septième.
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Chanoines mansionnaires ou r£sï-dans , font ceux qui dellervent en per-sonne leur église , à la différence deschanoines forains qui ont une place dechanoine qu ils sont desservir par un vi-caire. Voyez, ci-devant, Chanoine fo-rain.

Chanoines mineurs , ou petits cha-noines , sont ceux qui ne possedent que lesmoindres prébendes, à la différence deceux qui ont les grandes prébendes, qu’onappelle chanoines majeurs. Il y avoir dansl’eglííè de Londres des chanoines mineurs,qui faifoienr les fonctions des grands cha-noines.

Chanoine ìn minorihus , est: celui quin’est pas encore dans lés ordres sacrés, n'apoint de voix au chapitre, & ne jouit pasde certains honneurs.

Chanoines mitres font ceux qui, parun privilège particulier qui leur a été ac-cordé par les papes, ont le droit de por-ter Li mitre. Les chanoines de k cathé-drale & des quatre collégiales de Lyon,sont tous en possession de ce droit. Il y aaussi à Lucques des chanoines mitres , aux-quels ce droit a été donné par Gré-goire IX,

Chanoines-Moines étoient les mêmesque les ckanoines-réguliers : il en est parlédans la vie de Grégoire IV, par Anaf-tafe le bibliothécaire; & dans un vieuxpontifical de saint Prudence, évêque deTroyes. Il y a encore quelques cathédra-les dont le chapitre est composé de reli-gieux.

Ciianoine-pointeur, est celui d’entreles chanoines qui est préposé pour marquerles ab'fens, & ceux qui arrivent au chœurlorsque 1 office est déjà commencé; savoir,a matines , après le Venite , exultemus ; àk melle, après le Kyrie, eleyfon ; ôc a.vêpres, après le premier píeaume. Onl’appelle pointeur , parce que, fur la listedes chanoines, il marque un point à côtédu nom des abfens, ou de ceux qui arriventtrop tard au chœur. Quelquefois le pointeur,au lieu de faire un point, pique avec uneépingle les noms de ceux qui font dans lecas a être pointés ou piqués; qe qui est kmême chose.

Chanoines-réguliers font ceux qui

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vivent en communauté , Sc qui, commeles religieux , ont ajouté par succession detems à la pratique de plusieurs observancesrégulières, la profession solennelle desvœux.

On les appelle réguliers, pour les distin-guer des autres chanoines qui ont aban-donné la vie commune, & qui ne font pointde vœux.

Les clercs- chanoines, qui obfervoientune réglé & 1a vie commune, subsistèrentpendant quelque tems fans aucune distinc-tion entre eux ; les uns disent jusque dansj le sixième siecle ; d'aútres reculent cette‘ époque jufqu’au onzième siecle.

Ce qui est certain, c’est que par succèssion de tems, quelques colleges de cha-noines ayant quitté la réglé & k vie com-mune , on les appella simplement chanoines ;& ceux qui retinrent leur premier état ,chanoines réguliers. Voye ç ce qui a été ditci-devant au mot Chanoine, touchant leuro ./me.

Les chanoines-réguliers suivent presquetous la réglé de S. Augustin, qui les assu-jettit à faire des vœux : il y a néanmoinsplusieurs autres réglés particulières.

L’état des chanoines est peu différentde celui des moines, si ce n’est que leschanoines-réguliers font appelles par étatau foin des âmes, & qu’en conséquenceils sont en possession de tenir des bénéficesà charge d’ames ; au lieu que les moinesn’ont pour objet que leur propre sanctifi-cation.

Les chanoines-réguliers &c les moines ontcela de commun, qu’ils ne peuvent ni hé-riter ni tester, & que leur communautéleur succédé de droit.

Il y a encore quelques églises cathédralesdont les chapitres font composés de cha-noines-réguliers, tels que ceux d’Usès &d’Aleth.

Yves de Chartres est regardé comme l’inf-tituteur de l’état des chanoines-réguliers enFrance.

Sur l’origine & l’état des chanoines-régu-liers , voye[ Gabriel Penotus , 1-Lji. canon,rcgular. ; Joannes Malegarus, ínjlituta &progrejfus clericalis canonicorum ordin. ; leII tome de l’hijl. des ord. tnonajî ., & l’hijl,des chanoines par Chaponel.

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