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sont sans péta’es, composées de cinqétamines, surmontées de sommets jaunâ-tres, renfermées dans un calice à cinq feuil-les purpurines en-dehors, blanchâtres en-dedans.
I.es fruits naissent en grand nombre leJong des tiges fur 1 autre eípece, sons aucune■fleur qui ait précédé : ils sont composés deisoles enveloppés dans une capsule mem-raneuse d’un jaune verdâtre : ces pisolesse changent en une graine arrondie, unpeu applatie , lisse, qui contient sous unecoque mince, d’un gris brun luisant, uneamande blanche, tendre, douce & hui-leuse, d’une odeur forte & qui porte à latête quand elle est nouvelle : cette amandeest renfermée dans une capsule ou pelli-cule d’une seule piece, qui se termine enpointe. Ces graines produisent l’une &l’autre especes. Article de M. le chevalierjje JaucoURT.
* Le chanvre est une plante annuelle : ilne se plaît pas dans les pays chauds ; lesclimats tempérés lui conviennent mieux ,& il vient fort bien dans les pays assezfroids, comme sent le Canada, Riga, &c.,qui en fournissent abondamment & detrès-bon ; & tous les ans on employé uneassez grande quantité de chanvre de Rigaen France, en Angleterre & sur-tout enHollande.
Il faut pour le chanvre une terre douce,aisée à labourer , un peu légere, mais bienfertile , bien fumée & amendée. Les ter-leins secs ne sont pas propres pour le chan-vre ; il n y leve pas bien; il est toujoursbas, & la filasse y est ordinairement tropligneuse, ce qui la rend dure & élastique;défauts considérables, même pour les plusgros ouvrages.
Néanmoins , dans les années pluvieuses,îl réussit ordinairement mieux dans les ter-rains socs dont nous parlons, que dans lesterreins humides : mais ces années sont ra-res; c’est pourquoi on place ordinairementles chenevieres le long de quelque ruisseauou de quelque fossé plein d’eau, de forteque seau soit très-près, sons jamais pro-duire d’inondation : ces terres s’appel-lent, dans quelques provinces, des cour-tier ou courtiU) & elles y sont très-recher-chées.
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Tous les engrais qui rendent la terrelégere, sont propres pour les chanvres ;c’est pourquoi le fumier de cheval , debrebis, de pigeon, les curures de poulail-lers , la vase qu’011 retire des mares des vil-lages , quand elle a mûri du tems , sontpréférables au fumier de vache & de bœuf;& je ne soche pas qu on y employé lamarne.
Pour bien faire, il faut fumer tous lesans les chenevieres ; & on le fait avant lelabour d’hyver, afin que le fumier ait letems de sc consumer pendant cette sai-son , & qu’il se mêle plus intimement avecla terre lorlqu’on fait les labours du prin-tems.
On prend des soins dissérens du chanvre ,fi on le destine à faire des cordages, destoiles grossières pour les voiles, ou fi l’onveut en soire des toiles ordinaires. Si onle cultive pour en faire des cordages oudes voiles de vaisseau ; lorsque la graine estlevée, on en arrache allez pour qu’ilreste un pié de distance entre chaque tige.La plante ainsi isolée prend plus de nour-riture, & donne par-conséquent des filsplus gros. Si, au contraire, on ne cultivele chanvre que pour en faire des toiles d’unusage ordinaire, on le laisse lever épais ; parce moyen les tiges étant plus fines &c pluspliantes , donnent des fils plus fins.
Vers le mois de Juillet, lorsqu’on ap-perçoit que les piés de chanvre qui portentles fleurs à étamines, que nous avons ap-pellées mâles , & que les paysans appellentimproprement femelles ; loríqu’on apper-çoit, disons-nous, que ces piés deviennentjaunes par le haut & blancs vers les raci-nes ; qu’011 juge que la poussière des éta-mines , toute dissipée, a eu le rems de fé-conder les fruits , on arrache ce chanvremâle brin à brin. Il ne pourroit rester pluslong-tems fur pié sons préjudice. Le chanvrefemelle ne s’arrache qu’un mois après, oumême plus, afin de donner à la graine letems de mûrir.
Lorsque le chanvre femelle est arraché ,on le lie par faisceaux, & on le soit sécherau soleil ; on le bat ensuite pour en tirerla graine. Comme ce chanvre femelle resteplus long-tems en terre, & qu’il reçoit par-conséquent plus de nourriture, le fil qu’il