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qui passe íôus les trous où les porte-ventsprennent, étant ouvert ; que íi l’on ouvreune soupape, le vent contenu dans la layeentrera dans la gravure ; d ou il passera parles trous de la table du sommier & ceuxdu registre & de la chape, dans le porte-vent de plomb, qui le conduira d ns lagravure correspondante de la chape du pleinjeu : ce qui fera parler tous les tuyaux quiliront fur cette gravure.
Chape, c est le nom que les Potiersd’étain donnent aux pieces de leurs moulesqui enveloppent les noyaux de ces mêmesmoules : ainsi, à un moule de vaisselle,la chape qui est creuse est ce qui forme ledeflous qui devient convext ; il y a uneouverture à cette chape , par où l’on intro-duit l’étain dans le moule, qu’on appellele jet. A l’égard des chipes de moules depots, il y en a deux à chaque moule quiforment le dehors d u pot, & les deuxnoyaux le dedans. Le jet est aussi aux cha-pes, Sc le côté opposé Rappelle contre-jet.Elles le joignent aux noyaux paf le moyend’un cran pratiqué à la portée des noyaux.I! faut deux chapes Sc deux noyaux pourfaire un moule de la moitié d’un pot.Foyc^ Londre l’étain.
Chape ; on donne ce nom , dans lesManujaclures de poudre , aux doubles barrilsdont on revêtit ceux qu’on remplit de pou-dre. On employé ces doubles barrils pourempêcher l’humidité de pénétrer au-dedansde celui qui contient la poudre, Sc del’éventer. On enchape aussi les vins. Il y avins emballés , vins enchapés. La chape desvins empêche aussi le vin de s’éventer;mais elle a encore une autre utilité , c’estd’e m pêcher le voiturier de voler le vin.
Chape, adj. terme de Blason; il se ditde 1 écu qui s’ouvre en chape ou en pavil-lon depuis le milieu du chef jufqu’au mi-lieu des flancs. Telles font les armoiries desFrercs-Prêcheurs Sc des Carmes ; Sc c’estLimage de leurs habits, de leurs robes Scde leurs chapes ,
Brunecost en Suisse , Sc au comté deBourgogne, d’argtnt chape de gueules. (F).
* CHAPEAU, 1. n>. {Art. méchan.)ce terme a deux acceptions ; il signifie, ouune étoffe particulière, ferrée, compacte,qui tient sà consistance de k foule feule ,
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íàns'Ie secours de l’ourdissage ; ou fa partiede notre vêtement, qui se sait ordinaire-ment avec cette étoffe, & qui sert à nouscouvrir la tête. On dit, selon la premiereacception , cette étoffé est du chapeau ; & »selon la seconde, mettes votre chapeau.
Les ouvriers qui font le chapeau, Rap-pellent Chapeliers. Nous allons expliquer enmême tems la maniéré dont on fabrique1 étoffé Sc le vêtement appellé chapeau.
On se sert, pour faire le chapeau de poilde castor, de lievre & de lapin, St c. , dela laine vigogne Sc commune. Voye[ les.articles Laine ù Castor. Notre castorvient du Canada en peaux : il nous en vientaussi de Moscovie. La vigogne la plus bellevient d’Espagne en balle.
La laine la plus longue étant la moins esti-mée pour la fabrique des chapeaux, on yemployé par préférence la plus courte ,comme celle des agneaux Sc des jeunesmoutons. Quoique la France en fournillebeaucoup , les chapeliers font venir del’étranger des laines plus fines que les.nôtres ; ils tirent de Hambourg les agnelinsqui est une laine courte & frisée provenantde la tonte des agneaux. Ils font aussi usagede la carmanie, qui est une laine qui vientde Perse, Sc qui prend son nom de celuide Kermain, qui en est une province. Leschapeliers distinguent deux fortes de lainede Carmanie : la premiere est ce qu’ílsappellent la rouge, Sc ils l’estiment plus quecelle de la seconde qualité, à laquelle ilsdonnent le nom de blanche ; ce qu’ilsnomment laine d’autruche n’est qu’un poilde chevre ou de chevreau gris cendré. Ilyse servent aussi de poil de chameau & dechiens barbets ; mais l’on n’employe pres-que plus ces derniers poils.
Suivant qu’on veut faire des chapeauxplus ou moins fins Sc plus ou moins lus-trés, on mêle ensemble une quantité plusou moins grande de chaque eípece de laineSc de poil, suivant que l’expértence l’a ap-pris pour l’uíage qu’on en veut faire. Dansce mélange, on met une partie de poil secou veule, c’est-à-dire , de celui qui n’estpoint chargé de la graisse de l’animal, ouqui n’a point été préparé.
On distingue ordinairement deux poilsà la peau de castor, le gros Sc le fin. On,