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jpsccfv L’avaloire est moitié de bois, moitiéde cuivre ou de fer, & sert à faire descen-dre la ficelle au pied de la forme, L on nefe sert actuellement de cet instrument qu'àla teinture des chapeaux., Le, choque estune feuille de cuivre de l’epaiheur de deuxlignes, recourbée par un bout pour en fairele manche, Sc ceintrée de l’autre ; on pastelégèrement la courbure du choque de hauten bas fur toute la surface de la tête duchapeau, afin de lui frire prendre la formeen effaçant les plis. La piece enfin est uneforte d’outil fait de cuivre avec un manchede même métal, qui sert à unir les bordsdu chapeau.
Le chapeau d reste Sc hors de destus saforme , fe met sécher à l’étuve , pour êtreensuite poncé avec la pierre ponce, ou robéavec la peau de chien marin ; ce qu’ona imité en France des Anglois : cette façonrend les chapeaux plus fins que celle à laponce.
Après avoir poncé on prend une brossefeche qu’on paste par-tout, tant pour en-lever ce que la ponce a détaché, que pouradoucir l’ouvrage ; on a ensuite un pelotonquarté oblong rembourré de gros poil de cas-tor, Sc couvert d’un côtéde drap, de l’autre depanne ; on paste ce peloton par-tout. Quandle chapeau est pelotonné, on marque avecde la craie son poids, & s’il est dore ounon : puis l’ouvrier rend le chapeau aumaître qui l’examine avant que de l’envoyerà la teinture.
Nous allons maintenant dire commenton fait à un chapeau un plumet quand ony en veut un. Quand on a foulé au rouletSc à la main , au point que le chapeau n’aplus qu’un pouce à rentrer, on l’égouttecomme s’il Ctoit achevé, Sc on le flambedu côté du plumet. Pour cet eftet, on aun morceau de bois sce, ou un peu depaille allumée, au destus de laquelle onpaste la partie qu on veut flamber : cetteflamme brûle un peu de poil. On choisit,pour former le plumet, du poil de castornon sécrété, le plus long & le plus beau qu’onpeut trouver ; on en fuit à l’arçon, lesuns huit pieces, les autres douze. Lespieces fe marchent seulement à la carte,c’est-à-dire, qu’on applique la carte , qu iest une peau de parchemin, sur la çapade :
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quand toutes les pieces font placées ouprises, on leur donne une couple de croi-sées réglées dans une chauffe qui est un fiede toile neuve, dont le dedans est garnide toile de crin, puis on retourne le cha-peau , & l’on met en dedans les pieces quiforment le plumet qui est une frange de lahauteur de sept à huit lignes.
salions maintenant à la teinture. Lachaudière des chapeliers est très-grande ; ily en a où il peut tenir jusqu’à douze dou-zaines de chapeaux montés fur leur formede bois. La teinture est composce de boisd’inde & de noix de galle, que l’on faitbouillir pendant dix heures avec une quan-tité quelconque de gomme de pays ; on yajoute ensuite par doses de la couperose Scdu verd-de-gris. Le chapeau y ayant étédeux heures, on l’en retire pour le laisserteindre à froid ; ce qu’on fait à plusieursreprises, aux uns plus qu’aux autres, selonque les chapeaux ont plus ou moins depeine à prendre la teinture. La teintureachevée , le chapeau fe relave avec de l’eauclaire, fe frotte avec des brosses de poil desanglier , & se remet à l’étuve pour le sé-cher. Quand il est bien sec on lui donneun lustre avec de l’eau claire pour lepréparer à [‘apprêt. On appelle apprêt lale colle que l’ouvrier met au chapeau pourl’affermir. Cette colle se met avec une brossede poil de sanglier, & quand le chapeauest encollé, on le met sur une plaque defer ou de cuivre , sous laquelle est unfourneau où l’on allume un feu médiocrede charbon.
Quand le chapeau est suffisamment chaud ,on frappe doucement fur fes bords avec le 'plat de la main pour incorporer l’apprêcdans le feutre. Quand l’apprêt est bien in-corporé , on fe sert encore du carrelet,mais légèrement ; ensuite on laisse sécherle chapeau , après quoi on l ‘abat sur lebaffm , c’est-à-dire, qu’on en applatit lesbords , Sc on y frit ce qu’on appelle lecul du chapeau. Ces deux façons fe donnentfur le bassin chauffé considérablement ,mais où l’on met d’abord une feuille depapier, Sc par-deffus le papier une toile»pour empêcher que le chapeau ne fe brûle»Quand la toile a une moiteur aster chaude ,on y place le chapeau à plat fur fes bords..