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Tome septième.
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l'our faire le cul, il ne faut que renverserle chapeau sens dessus deslous, & le tournerfur fa forme comme on sa tourné fur sesbords.

Quand toutes ces façons font finies, onle brosse , & on le lustre ordinairementavec de seau claire & pure, quelquefois •avec de seau de noix de galle, puis onsarrondit avec des ciseaux. Chaque foisq u'on veut nettoyer un chapeau pour lemontrer à l’acheteur qui le marchande,après qu’on fa brossé avec des brosses ordi-naires , on le pare avec une pelote ou pe-loton de tripe blanche ; ce qu’on appelleaussi lustrer un chapeau. La tripe est unesorte d’étoffe veloutée , dont font ordi-nairement composés les pelotons des cha-peliers : mais quand on fe sert de ces pelo-tons , le lustre est sec & non pas liquide.

Les Anglois nous fournistoient autrefoisdes chapeaux de castor ; mais les droitsqu’on a mis dessus, & encore plus la supé-riorité que nos chapeliers ont acquise dansla fabrique de leurs chapeaux , ont entière-ment fait tomber cette branche d’exporta-don Angloife.

La manufacture des chapeaux de castorest très-considérable en France, & fur-toutà Paris, d’où il s’en fait des envois non-feulement dans toutes les provinces duroyaume, mais encore dans les pays étran-

gers.

Le roi avoir ordonné d’abord qu’il nefût fait que de deux sortes de chapeaux,ou castor pur , ou laine pure ; mais cetteordonnance fut modifiée, & il fut permisde fabriquer des chapeaux de différentesqualités. On pense que les chapeaux nesont en usage que depuis le quinzièmefiecle. Le chapeau avec lequel le roi Char-les VII fit son entrée publique à Rouen,sannée 1449 , est un des premiers dont ilsoit fait mention dans notre histoire. Ce futfous le régné de ce prince que les chapeauxsuccédèrent aux chaperons & aux capu-chons. Ils furent défendus aux ecclésiasti-ques sous des peines très-grieves. Mais lorf-qu’on proscrivent, pour ainsi dire , enFrance les têtes ecclésiastiques qui ofoientso couvrir d un chapeau, il y avoir long-tems qu’on en portoit impunément en An-gleterre. On d" qu’un évêque de Dol,

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plein de zele pour le bon ordre & contreles chapeaux , n’en permit s u sage qu’auxchanoines, & voulut que l’oftìce divin sotsuspendu à la premiere tête coëffée d’uuchapeau qui paroîtroit dans l’églife. Ilsemble cependant que ces chapeaux si scan-daleux n’étoient que des efpeces de bonnetsd’où font venus les bonnets quarrés de nosecclésiastiques.

La communauté des chapeliers date sonorigine de 1578 ; elle est gouvernée parquatre jurés. Pour être admis à la maîtriseil faut avoir fait cinq ans d’apprentissage,quatre ans de compagnonage , & chef-d’œuvres. Il n’y a que les fils de maîtresqui soient exempts de ces épreuves. Il y aaujourd’hui à Paris trois cents vingt-deuxmaîtres chapeliers.

On distingue dans la communauté deschapeliers de Paris quatre fortes de maî-tres ; savoir , les maîtres chapeliers-fabri-quants , les maîtres chapeliers-teinturiers,les maîtres marchands en neuf, & les maî-tres marchands en vieux. Quoique ce nesoit pas quatre maîtrises distinctes, ils fontcependant quatre classes séparées, parce queles uns font les chapeaux & ne les teignentpoint, les autres fe contentent de les tein-dre ; il y en a qui ne fe mêlent que deles apprêter , de les garnir & de les vendre ;&C d’autres, comme ceux qui étalent sousle Châtelet de Paris , qui achetent de vieuxchapeaux pour les raccommoder & les re-passer , & qui ne peuvent pas faire du neufqu’ils ne fe soient désistés de l’option qu’il*ont faite de travailler en vieux.

L’arrêt du conseil, du 18 avril 1734,a fixé le droit d’entrée des chapeaux decastor , venant de ['étranger , à vingt livresla piece, les demi-castors huit livres, lesvigognes & les demi-vigognes dix-huit livresla douzaine , & ceux faits de toutes sortesde laines, douze livres la douzaine.

Les droits de sortie font réglés à douzelivres, & six sous pour livre , par dou-zaine de castors ; les demi-castors deuxlivres , & six fous pour livre , par dou-zaine. Ces droits ne fe prélèvent que furles provinces réputées étrangères, & fur lespays conquis. Les étrangers les tirent pouracquit à caution 3 sons payer aucunsdroits.

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