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Tome septième.
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»m Voulut s’unir. U fi««F°P°s er unmariage à une chanoinerte de I ouflai, &i’auroit épousée sans les oppositions de laprinceíse de Cnntecroìx. ,

Charles V, duc de Lorraine, secondfils du duc François, Sc de la pnnceileNicole de Lorraine, naquit à Vienne enAutriche le ? avril 164;. Lorsque Char-les IV , duc de Lorraine, eut été arrêtépar ordre du toi d’Espagne, on offrit auduc François, son frere, le commande-ment des troupes Lorraines dans les Pays-Bas ; il s’y rendit, Sc y amena ses deux fils,dont Ferdinand, Paine , mourut à Parisde l’opération de la taille, le premier avril1659, âgé de 19 ans. Après la paix desPyrénées, le prince Charles , son frère ,alla à la cour de France, 011 l’on propolade le marier avec la princesse de Mont-pensier, puis avec mademoiselle de Ne-mours ; mais ni Pun ni l’autre de ces ma-riages ne réussit. Le dernier, quoiqu’il eûtété célébré, échoua par le caprice du ducCharles IV, qui signa même un traité le6 février 1661, dans Pabbaye de Mont-Martre, par lequel il cédoit íes états à laFrance sous certaines conditions. Ce reversobligea le prince Charles à sortir secrète-ment de la cour de France, pour se re-tirer à celle de Vienne, où il arriva aprèsavoir fait un voyage en Italie. Immédia-tement après le traité signé à Marfal lepremier septembre 166;, entre le ducCharles Sc la France, ce prince, qui étoitrentré dans ses états, consentit d’abordque le prince, son neveu, put venir rési-der auprès de lui ; mais dans la fuite ,piqué cPune jalousie qui ne le quitta qu’àla mort, il lui en fit défendre Pentrée:de forte que ce prince, après avoir inuti-lement tenté de le fléchir, passa à la courde France, ou il ne put avoir audience duroi, 8 c retourna ensuite auprès de Pem-pereur, au service duquel il s’attachapour toujours. 11 étoit alors âgé d’environvingt ans, & sc signala contre les Turcsau partage de Raab, à la tête d’un régi-ment de mille chevaux qu’il commandoit.La paix, qui succéda peu de tems aprèsà cette guerre, tint fa valeur dans l’inac-tion, & lui donna le tems de faire ía courexactement, soit à l’empexeur dont La

Ivm vu ;

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protection étoit son unique ressource, soità Pimpératrice douairière Eléonore de Gon-zague, qui avoit beaucoup de part dansles affaires. Cette princesse avoit dessein dele marier avec fa fille Eléonore-Marie , Scn épargna rien pour le faire élire roi dePologne dans la diete du mois de sep-tembre 1669; mais elle eut le chagrin delui voir préférer Michel Wisisiowiski ,qui fut choisi par les Polonois pour évi-ter une guerre civile, & qui épousa mêmela princesse Eléonore. Le prince Charles ,qui perdit vers ce tems-là le duc Françoisson pere, fut employé dans la guerre quePempereur avoit entreprise pour réduireles mécontens de Hongrie. Il y exerça 1 acharge de général de la cavalerie, & ser-vit avec la même qualité, pendant lescampagnes suivantes , dans l’armée dugénéral Montecuculi fur le Rhin. Au moisde mai 1674, après la mort du roi Mi-chel Wisiiiowiski, il fur mis encore furles rangs pour remplir le thrône de Po-logne ; mais, quoiqu’il fût puissammentsoutenu par les partisans de la reine , Scpar ceux de la maison d’Autriche, il nefur pas plus heureux dans cette élection,qu’il l’avoit été dans la premicre , Scperdit toute espérance de ce côté-là. Onle vit aussi tôt après fe jeter dans l’arméeimpériale, qui étoit cn Flandre fous lecommandement du comte de Souches. Ilcombattit à k bataille de Senef, où ilreçut une blessure considérable, Sc il scsignala extrêmement à la campagne sui-vante , où le général Montecuculi lui con-fia le soin de s’emparer , avec le comteCaprara , du pont de bois que le vicomtede Turenne avoit fait jeter fur le Rhin.Cette entreprise » qui manqua , ne laissipas de lui acquérir de la gloire. Peu dctems après la mort du vicomte de Tu-renne, laquelle fut suivie de celle de Char-les IV, il prit le titre de duc de Lorraine,& fut blessé d’un coup de mousquet aaíìege de Haguenau. Il s’aboucha avec 1 cprince de Vaudemont, régla avec lui cequi regardoit la succession du défunt duc,Sc ramena les troupes Lorraines po. ur ' t j r *vir dans l’armée impériale. Lorsque lesconférences de Cologne, qui avoient etcrompues par P enlèvement du comte Guis.

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