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Tome septième.
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laume de Furstemberg, eurent été re-nouées à Nimegue, le nouveau duc fittant de poursuites auprès de la France ,qu’à la sollicitation des alliés, il en ob-tint le titre de duc de Lorraine dans lespâlie-ports expédiés à ses députés. Il pritensuite le commandement de l’armée im-périale , à la place d u comte Montecu-culi, donna quelques petits combats con-tre celle de France , commandée par leduc de Luxembourg , Sc couvrit lesiégé de Philisbourg, qui fut pris par leprince Frédéric de Bade Dourlac , géné-ral de l’armée des Cercles. Le reste dela campagne le paíla en marches Sc encontre-marches, pour assurer les places deFribourg Sc de Brisack. Le duc, animépar les succès qu’il y avoir eus, entraTannée suivante en campagne avec unearmée formidable, & se flatta si fort de

} >ouvoir s’ouvrir par force les chemins dea Lorraine, qu’il fit mettre fur ses éten-dards ces deux mots latins : Aut riunc, autnunquam , ou maintenant , ou jamais. Alorsil paíla le Rhin fur le pont de Strasbourg,& résolut de forcer les postes qui étoientfur la Sarre ; tandis que le prince de SaxeEifenack, nouveau général de l’armée desCercles, marcheroit avec ses troupes enAlsace. En effet, il s’empara du châteaud’Illinghen , Sc de celui de Sarbruck, dontla ville avoit été brûlée ; Sc de celui deKirchel : mais le maréchal de Crequy seconduisit si prudemment , que toute; lesconquêtes d u duc de Lorraine se rédui-sirent à faire contribuer jusques à Metz ScThionville, Sc à brûler Mou son qui avoirété abandonnée, après quoi ce prince futobligé de se retirer avec son armée, sortaffoiblie par le grand nombre d’actionspeu décisives, Sc par la disette des vivresqu’elle avoit lbusserte. Il marchoit au se-cours du_ prince dc Saxe Eifenack, quiavoit été investi par le maréchal de Crequydans une iíle située fur le Rhin entre lepont & la' ville de Strasbourg , lorsqu’ilapprit en chemin que ce général avoit étéforcé de se rendre, & avoit promis dc nepoint porter les armes contre la France decette campagne. Cette fâcheuse nouvellefut suivie d’une autre, qui ne fut pasmoins sensible pour le duc de Lorraine -, ce

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sut celle de la prise de Fribourg, que le ma-réchal emporta après huit jours de tran-chée ouverte ; ensuite de quoi les deuxarmées entrerent en quartier d’hyver. Ilfut agréablement consolé de ses disgrâcespar l’avis qu’il reçut, que l’émpereur l’at-tendoit à Vienne avec impatience, pourfaire célébrer son mariage avec la reinedouairière de Pologne.

Avant que de partir, il visita les placesimpériales fur le Rhin, Sc faillit à périr parun accident qui lui arriva fur le pont dePhilisbourg ; une planche qui se détachafous ses piés l’obligea de íe jeter dans lefoflé, & lui causa une incommodité à lajambe dont il eut beaucoup de peine àse remettre ; enfin , il arriva à Vienne oùil épousa, avec beaucoup de magnificence,la princesse qui lui étoit destinée ; Sc ,après avoir passé le carême avec elle àInlpruck, il en partit au mois d’avril1678, pour aller reprendre le comman-dement de l’armée d’Allemagne. Toutecette campagne, pendant laquelle le ducde Lorraine avoit espéré de reprendre aumoins Fribourg, ne produisit aucun suc-cès considérable, soit par l’habileté dumaréchal de Crequy, qui s’opposoit àtoutes les entreprises de ion ennemi ; soitpar la fâute des commissaires impériaux,qui laillerent manquer l’armée d’argent &de magasins. Les François mêmes s’étantsaisis du château d’Ottembourg & du fortde Kell, auíïi-bien que du fort de l’Etoile,& du château de Lichtemberg, présen-tèrent vainement la bataille aux impériaux,que le duc de Lorraine nc put dilpoier àl’accepter. La paix de Nimegue, qui futconclue immédiatement après, ne fut pasplus avantageulè à ce prince : tout cequ’il put obtenir de la France, après unelongue fuite de contestations, ce fut s al-ternative suivante, ou d’être rétabli dansles duchés de Lorraine Sc de Bar, con-formément aux articles portés dans letraité des Pyrénées , fans y rien changesou altérer ; ou de n’y entrer qu’en cédantà la France la ville de Nancy en toutesouveraineté, en échange de laquelle drccevroit celle de foui. Il devoir encoreabandonner à la France le chemin dontj on étoit convenu par ie traité de 1661 >