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pour passer de t ex frontières en Alsace ;comme auísi les autres chemins qui con-duisoient des limites de la France à Nancy,de Nancy à Metz, à Brisack & dans laFranche-Comté: de plus les plenipoten-Claires â? Friincc dcmuncìoicnt p3.r ccjet, pour le roi leur maître, la propriétéde ' Longwick & de fa prévôté , avecoffre de dédommager le duc par la ces-sion d’une prévôté de la même valeurdans les trois évêchés. Quant à la villede Marfal, ils soutenoient que, ne faisantpoint partie de la Lorraine, elle ne de-voir point entrer dans cette restitutionque la France ne faisoit que pour le biende la paix, Sc en se dépouillant des droitsqu’elle avoir légitimement acquis fur lesétats contestés. Ces conditions parurentnéanmoins st dures au duc de Lorraine,qu’il aima mieux ne point rentrer dansles duchés, que de les accepter : il re-tourna à Vienne, & fut nommé généra-lissime de l'armée destinée contre les Turcs,qui étoient déjà assemblés à Belgrade avecun puilTant corps de troupes, pour favo-riser le soulèvement des Hongrois. Le ducde Lorraine fit alors le íìege de Gran ,puis celui de Neuhaufel, lesquels il futobligé de lever. Après la défection de íixmille Hongrois, il fut obligé cfabandon-ner la campagne à l’armée formidable desTurcs, pour couvrir Vienne qu’ils étoientprêts d’alfiéger ; tout ce qu’il put fairependant ce liege, ce fut de harceler cesinfidèles par des courses continuelles, &de leur couper les convois, jusqu’à ce queJe roi de Pologne étant accouru au secours,il se joignit à lui pour attaquer les T uresdans leur camp. Cette grande journée futtrès-glorieuíe au duc de Lorraine, Sc eûtcu des suites très-avantageuses, si l’on eûtsuivi son conseil, q u i étoit de poursuivreles ennemis fans leur donner le tems dereprendre haleine. Il obligea néanmoinsle roi de Pologne de marcher jusqu’à Bar-cam, où les Polonois couraient risqued’être vaincus, s’ils n’eustent été secouruspar les troupes Allemandes. Le lende-main il y eut un combat général, danslequel les Turcs furent entièrement défaits,en sorte que le fort de Barcam fut oblicéde se rendre.
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Gran, qui fut ensuite assiégée, fut priseen cinq jours, par composition, Sc en-traîna la réduction de quelques autresplaces de Hongrie. Au printems de l’an-née suivante, le duc de Lorraine se ren-dit maître de Vicegrad , de Vaccie , dePest, Sc forma le liege de la ville de Bude,devant laquelle il tomba malade après avoirbattu une armée de vingt mille Turcs ,qui s'étoit avancée pour secourir la place.Sa maladie ralentit extrêmement les pro-grès de ce siégé , qu’il fut obligé de leveraprès trois mois & demi. Au mois dejuillet 1685 , il investit Neuhaufel; Sc,ayant appris que les Turcs , après avoirpris la balle ville de Vicegrad, atliégeoientcelle de Gran, il marcha pour les com-battre avec sélecteur de Bavière, à la têtede trente mille hommes, quoiqu’ils enenflent soixante mille.
Le combat fut fort opiniâtre, Sc sètermina néanmoins à l’avantage des Impé-riaux, qui firent un grand carnage deleurs ennemis, pendant que Neuhaufel ,dont le comte Caprara continuoit le liege,fu: emporté dallant. Bude fut assiégée aumois de juin de fannée suivante, & sou-tint plusieurs astàuts, dans le dernier def-quels elle fut forcée par trois endroits, àla vue de l’armée Turque conduite par legrand visir ; ensuite le ' duc divisa sonarmée en deux corps, dont l’un, com-mandé par le prince Louis de Bade, pritles villes de Cinq - Eglises, de Darda Scde Kaspowar ; Sc l’autre, commandé parle comte Garasse Sc le général Heuller,s’empara de celle de Segedin. Le pontd'Elleck, qu’011 avoir résolu d’attaquerl'année suivante, sut couvert par le grandvisir ; lequel, après avoir fui quelque temsle combat, résolut enfin de le hasarderprès de Mohatz, où il fut absolumentdéfait avec perte de douze mille hommes.Le fruit de cette victoire fut la prised’Elleck, celle de VValpo, & la réductionentiere de la Transylvanie, dont Abaflì ,qui en étoit souverain, & qui s’étoit nussous la protection des Turcs., fut forcé detraiter avec l’empcreur. Le duc de Lor-raine , après avoir fini cette campagne parla prise d’Agria, mit son armée dans (esquartiers, Sc fut attaqué à son retour parPPP 1