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Tome septième.
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Mais depuis, ayant encouru la disgrâcede la cour pour avoir, dit-on, parlé troplibrement au cardinal de Richelieu, il seretira avec sa famille à Florence, & mou-rut à Cuna dans le Siennois le 3 o septem-bre 1640.

Charles de Lorraine, premier dunom, duc d'Elbeuf, pair, grand-écuyerSc grand-véneur de France, comte d’Har-court, de l’Islebonne, Lee., étoit fils deRené de Lorraine, marquis d’Elbeuf, Scde Louise de Rieux. Il naquit le 18 oc-tobre de lan 1 y5<S, Sc fut rrès-bien au-près du roi Henri III, qui le fit ducd’Elbeuf en 1581 , & qui, l’année sui-vante, le fit chevalier du Saint-Esprit. Ildonna des marques de son courage endiverses occasions; Sc , en 1588, il futarrêté , fur ce qu’on le soupçonnoit d’a-voir eu part aux desseins du duc de Guise.En 1591 il recouvra sa liberté, & fit sa paixen 1594 avec le roi Henri IV, qu’il ser-vit fidcllement jusqu’à sa mort qui arrivaen 1605.

Charlfs , I. de ce nom, duc de Savoie,étoit fils d’Amé IX, Sc frété de Phi-libert I, auquel il succéda en 148a. Ceprince étoit bien fait, sage , vertueux,affable, libéral & instruit. Il eut beau-coup de traverses à essuyer au commen-cement de son règne. C'étoit pour y faire jallusion qu’il prit un soleil naissant sur unetempête , avec ces mots : Non tarnen indeminus. Il épousa Blanche de Montserrat,fille de Guillaume Paléologue VI, mar-quis de Montserrat, dont il eut un filsqui lui succéda. Charles le Guerrier pro-mettoit un régné glorieux, lorsqu’il mou-rut, le 13 mars 1489, à 21 ans. Lemarquis de Saluces , qu’il avoir vaincuen personne , Sc dont il avoir subjugué lepays, fut soupçonné de savoir frit empoi-sonner.

Charles-Jean Amédée, II. du nom,duc de Savoie, né à Turin lan 1487,cut pour parrain le roi Charles VIII ; ilreçut trois noms, le premier à cause duroi, celui de Jean parce qu'il étoit venuau monde le jour dé saint Jean-Baptiste,

Sc celui d’Amé en mémoire de sonaïeul. Il n'avoit que neuf mois lorsque sonpere Charles I mourut ; de forte que le |

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marquis de Saluces prit cette occasion derentrer dans ses états l'an 1496. Ce petitprince mourut le 16 avril de la mêmeannée à Montcalier, étant tombé de sonlit ou de dessus une chaise, comme veulentquelques auteurs.

Charles III, dit le Bon , duc de Sa-voie, fils de Philippe Sc de fa secondefemme Claudine de Brosse , né le 10 oc-tobre 1486, succéda à Philibert II , ditle Bon, son frere , l'an 1504. Son règnesut long Sc pénible , mais malheureux ; carvoulant pacifier les différends de François I,son neveu, Sc de Charles-Quint son beau-pere, sans pouvoir demeurer neutre, il íèvit accablé de tous côtés. Les François ,en 1536, pillèrent Turin ; en 1543, Nice,qui sentit la violence des armes de Barbe-rouífe, Sc l’épouvante se répandit dans lePiémont après la bataille de Cérisoles en1544. Le duc voyant que son pays étoitdevenu lé théâtre de la guerre , fut telle-ment accablé de tristesse, qu’elle lui causaune fievre lente dont il mourut à Verceil,le 16 septembre de l’an 1553 , âgé desoixante-six ans, après en avoir régné qua-rante-neuf. Il étoit pieux, sage , juste ,amateur des lettres & des savans ; maispeu guerrier, Sc plus propre pour le ca-binet que pour les armes.

Charles-Emmanuel I, duc de Sa-voie , dit le Grand , naquit au château■de Rivoles en 1562. Il signala son cou-rage au camp de Montbrun, aux com-bats de Vigo , d’Ast , de Châtillon ,d’O stage ; au siégé de Verue , aux barri-cades de Suse. Il entreprit de se frirecomte de Provence en 1590. Philippe II,son beau-pere, l’aida à se faire recon-noitre protecteur de cette province par leparlement d’Aix , afin que cet exempleengageât la France de reconnoître le roid’Espagne pour protecteur de tout leroyaume. Le duc de Savoie, non moinsentreprenant, aspiroit aussi à cette cou-ronne. Son ambition sans bornes luiinspira des desseins fur le thrône impé-rial , après la mort de l’empereur Mat-thias , fur le royaume de Chypre qu’ilvouloir conquérir, & fur la principautéde Macédoine que les peuples de ce pays,tyrannisés par les Turcs, lui offrirent.