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Les Genevois furent obliges de défendreleur ville en 1602., contre les armes dece prince qui, après 1 avoir surprise paiescalade en pleine paix, la livroit au pil-lage Les chefs de cette entreprise ayantété faits prisonniers, surent pendus commedes voleurs de nuit. tíeiirì IJ ^, qui avoitaussi à se plaindre de ce prince, fit aveclui un traité, par lequel il lui laiíl'oit lemarquisat de Saluces, pour la Bresse 8cle Bugey. Lorsqu’on lui parloit à la courde rendre le marquisat, il répondit quele mot restitution ne devoit jamais en-trer dans la bouche des princes, & sur-tout des guerriers. Toujours remuant ,il s’exposa encore aux armes des Fran-çois, à celles des Espagnols 8c des Alle-mands, après la guerre pour la Valteline.II mourut de chagrin, en 1630 , à 78 ans.Son ambition le jeta dans des voies dé-tournées 8c indignes d’un grand prince.11 n’y eut jamais d'homme moins ouvertque lui. On disoit que son cœur étoitcomme son pays , inaccessible. Il bâtitdes palais & des églises. Il aima 8c cul-tiva les lettres; mais il ne songea pas asseza faire des heureux & à l’être.
Charles - Emmanuel 11 , duc deSavoie, fils de Victor-Amédée. Il naquitle zo juin 1634, 8c succéda à son srereFrançois - Hyacinthe l’an 1638, fous latutelle de fa mere madame Christine deFrance, fille de Henri IV. Les princes deSavoie, poulies par les Espagnols, exci-tèrent de grands troubles pendant la mi-norité de ce duc, qui furent appaisés parmadame royale, soutenue des armes duroi Louis XIII son írere. Le duc fut dé-claré majeur en 1648, 8c prit alors Tegouvernement de ses états , conservanttoujours une grande reconnoissance desobligations qu’il avoit aux François. Il futmoins uni avec les Espagnols, qu’on obli-gea de lui faire raison par la paix des
Pyrénées en 1659. En 1654 il fut contraint
de porter ses armes contre les Vaudoisdes vallées de Luzerne, Angrogne , & c .,qui continuoient d’abattre les églises 8c defaire insulte aux missionnaires qu on en-voyoit dans leur pays. Ils avoient mémeassassiné le curé de Fenil dans fa propremaison 3 8c le jour de Noël, les lubicans
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de la Tour, pour se moquer de la fête,promenèrent tout le jour un âne en triom-phe , avec des tambours , des flûtes 8c descris insolens 8c injurieux. Tous les pro-testans de l’Europe prirent part à cettequerelle , que le roi de France terminaaprès avoir été choisi pour médiateur avecles cantons protestans. Le duc Charlcs-Emmanuel II mourut le u juin de l’an1675; c’étoit un prince bien fait, cou-rageux, qui étoit ami des gens de let-tres , & qui avoit lui-même beaucoupd’esprit.
Charles-Emmanuel de Savoie, ducde Nemours, fut fils ainé de Jacques,duc de Nemours, & d’Anne d’Este. Sonpere mourut en 1583; 8c , étant dans lelit de la mort, il exhorta ce fils à ne íepoint mêler dans les affaires de la liguequi commencerent alors à se remuer. Non-obstant cette exhortation d’un pere mou-rant , Charles - 'Emmanuel s’attacha bien-tôt au parti des Guise, 8c l’on trouvequ’en 1587 il combattit dans l’armée duduc de Guise , contre les Allemands quiétoient venus au secours des protestans.Le duc de Nemours fut cependant moinsdans le parti du duc de Guise que danscelui de Mayenne. Dans les traités que lesGuise firent de tems en tems avec le roiHenri III, il est toujours fait mentiondes intérêts du duc de Nemours. Le roi,qui fut fort bien les divisions de cettefamille, crut de se l’attirer en partie parses bienfaits, & donna pour cet effet lasurvivance du gouvernement de Lyon auduc de Nemours, 8c le duc de Mayenneen prit possession en 1388, en son nom.Le duc de Nemours íe trouva alors auxétats allemblés à Blois, & auffi-tót que leduc de Guise eut été massacré, il fut misen prison. Mais peu de tems après, Scavant qu’on pût le transférer à Amboise,il trouva moyen de s’échapper en habitde marmiton. Il vint à Paris où l’on re-garda fa délivrance comme un miracle.Il alla ensuite dans le Lyonnois, 8c tâchade lever des troupes pour le duc deMayenne, à qui il amena 3000 hommesavant la bataille d’Arques dans l t aquelle use trouva. Lorsque Henri IV alla devant, Paris, le duc de Nemours fut envoyé au.