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Tome septième.
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ceux d’entr’eux qui ont de Inaptitude pourles lettres, sont envoyés aux universitésavec une pension de vingt livres sterlingpendant huit ans ; on met les autres dansle commerce. La surintendance de cet hô-pital est confiée à seize gouverneurs, quisont ordinairement des personnes de lapremiere qualité. Lorsque la place d’und’entr’eux vient à vaquer , elle est rempliepar sélection d'un nouveau membre faitepar les autres gouverneurs. Les officiers dece college font un maître, un prédicateur,un économe , un trésorier , un maître d'é-cole , f >c. Charniers. ( G )CHARTREUSES, f. m. pi. (Géogr.Hifi. des ordres reltg.) tous les dictionnaireshistoriques &c géographiques parlent deschartreux établis dans les montagnes duDauphinépar saint Bruno, chanoine deReims, en 1086. Mais presque tous gar-dent le silence fur les filles chartreuses :voici ce que nous en avons pu découvrir.Il parent que le premier monastère de char-treuses a été fondé du vivant du bienheu-reux Guignes, vicaire-général de l'ordre ;car , dans le dénombrement des maisonsde cet ordre, qui est inséré à la fin desstatuts imprimés fous le général dom Fran-çois Dignoy, Fan 1150, on trouve le mo-nastère des religieuses chartreuses de Ber-taud, fondé en l'année 1116 , lequel nesubliste plus , non -plus que ceux de Pre-baion , de Palette , de Souribes , de Ramiereou Ramires , de Pervalon 8c de Sallobrand ,auílì fondé? pour des chartreuses. Ce dernierétoit situé en Provence, diocèse de Fréjus,• & avoir eu pour fondateur, l'an 1320,Elies de Villeneuve, grand-maître deschevaliers de Rhodes ; lainte Rosaline fasoeur, s'y fit religieuse, & y fut inhumée :son corps s'est, dit-on, conservé sans cor-ruption jusqu’à présent. Il est en la posté s-hon des religieux de l’étroire observance deS. François, à qui ce monastère a été cédédans le quinzième siecle.

11 n’y a plus présentement que cinq mo-nastères, dont voici les noms Z 1 n . Premol,à deux lieues de Grenoble , sondé l’anï 134 par Béatrix de Monferrat, épouse dudauphin André i i Q . Melun , dans le Faus-signy en Savoie, diocèse de Geneve, fondéen uiiSj 3 0 . 8'aktte > f ul - J e bord du Rhône,

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dans la baronnie de la Tour , fondé par tedauphin Humberc I, Anne ion épouse »& Jean leur fils , l'an 1299 : Marie deViennois, aussi leur fille , s'y fit religieuse,8c en fut prieure ; 4 0 . Gosné , diocèsed’Arras, fondé par l’évêque Thierry Hé-risson , en 1308 5 3 °. & Bruges , fondé en1344.

J’omets les anciennes observances & ladiscipline de ces religieuses, aussi incer-tainement connues que leur origine, pourdire que toutes les chartreuses íe confor-ment aujourd’hui en toutes choses auxreligieux de ce saint ordre , tant pour l’of-fice divin, les rirs ôc les cérémonies del'église, que les abstinences, les jeûnes, leíìlence , & les autres austérités, excepté-qu'elles mangent toujours en communsoir & matin , & jamais en particulier.

Avant le concile de Trente , elles fai-foient profession à l’âge de douze ans , 8Calloient au spatiément avec les chartreux ,! leurs directeurs & les convers. Le nombredes religieuses étoit fixé dans chaque mai-son. Elles ne prenoient point de dot, 8cne recevoient des filles qu’autant que lesrevenus de la maison suffisoient à leurentretien ; mais présentement elles reçoi-vent des dots, ne sortent plus de leur clô-ture pour aller au spatiément , 8c ne fontpoint profession avant l’âge de dix- huitans.

Comme les chartreux ont toujours con-servé les anciennes pratiques de l'églile, lesreligieuses de cet ordre onr aussi conservéjusqu’à présent l’ancienne consécrationdes vierges, qui íe fait en la maniéré pres-crite dans les anciens pontificaux: elles nela reçoivent qu’à l’âge de vingt-cinq ans,conservant toujours le voile blanc jusqu’àce temps-là. Cette consécration se fait parl’évêque, qui leur donne l’étole, le mani-pule & le voile noir ; le manipule s'artacheau bras droit, & l’évêque, en leur donnantcette étole & ce manipule , prononce b‘ smêmes paroles qu’ii dit à l’ordination d cS1 diacres 8c des fous-diacres. Elles portentces ornemens le jour de leur consécrations8c à leur année de jubilé, c’est-à- dii' e ’quand elles ont cinquante ans de religion *8c on les enterre avec les mêmes or»*'mens.