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graìnsquì communiquent ensemble: quandon les preste entre deux ongles, il en fortpar les points ciliaires une matière sebaceeou surfeuse , & comme une espece de ciremolle.
Ces petites glandes ciliaires séparent dela masse du sang une liqueur qui par unetine onctuosité enduit le bord des paupiè-res , & empêche que leur battement con-tinuel l’une contre l’autre ne donne at-teinte à la membrane délicate qui revêt lepetit cartilage, 8c ne l’excorie. Lorsquecette humeur s’épaissit , devient gluante,elle produit ce qu’on appelle la chajsie.
Or cela n'arrive que par ^altération despetites glandes que nous venons de décrire,par leur ulcération, ou celle des membra-nes de l’œil; de la partie intérieure des pau-pières , ou de leurs bords.
En effet la chafiìe est proprement ou unematière purulente qui découle des petitsulcérés de l’œil 8c qui est abreuvée.de lar-mes , ou le suc nourricier délayé par deslarmes , mais vicié dans fa nature ,-qui s’é-coule des glandes ciliaires altérées 8c ulcé-rées par quelque cause que ce soir.
I/a ckajsie est ou simple , produite parune ulcération légere de quelques-unes desglandes sébacées fou elle est considérable ,compliquée avec autres maladies de l’œildont elle émane.
Dans l’ophthalmie , par exemple , 8cdans les ulcérations de la cornée & de laconjonctive , il découle beaucoup de lar-mes , 8c peu de chajsie , à cause que la ma-tière de la chajsie étant délayée dans unegrande quantité d’eau, est peu sensible, sur-tout quand ces maladies font dans leur vi-gueur : mais quand elles commencent àdécliner , les larmes diminuent ; elles de-viennent alors gluantes, 8c se convertissentc n matière chasseuse.
A Dans la fistule lachrymale , ouverte du*Ì 0t f ‘ie l’œil, dans routes les ulcérations, e la Mrtie intérieure des paupières 8c deleurs bords, 8c dans quelques autres mala-dies de cette nature , il se forme beaucoupde chajsie , parce que toutes les glandesciliaires font alors attaquées, 8c que l aquantité de matière purulente est détrem-pée dans peu de larmes.
Enfin dans l’ulcération des glandes desTome rII.
yeux ou des paupières , qui naissent defluxions qui s’y font formées, il découleune assez grande quantité de chape , parceque dans les cas de cette espece, les orificesdes glandes ciliaires étant ou dilatés parl'abondance de l'humeur , ou rongés 8Crompus par l’acrimonie de cette humeur,le suc nourricier trouvant ces voies ouver-tes , s’écoule facilement avec les larmes, ÔCse condense en chajsie.
La chape est souvent mêlée de larmesacres 8c salées, qui causent au bord despaupières une démangeaison incommode,accompagnée de chaleur & de rougeur ;c’est ce que les Grecs ont appelle en un seulmot, plorophthalmìe. Quelquefois la chapeest seche , dure , fermement adhérente auxpaupières, 8c fans démangeaison ; alors ilsla nomment sclérophthalmie. Mais quand enmême temps le bord des paupières est enflé,rouge 5c douloureux, les Grecs déstgnoientcette troisième variété par le nom de xéro-phthalmie. C’est ainsi qu’ils ont rendu leurlangue également riche 8c énergique; pour-quoi n’oíons-nous les imiter ? pourquoi nefrancisons-nous pas leurs expressions , anlieu d’ufer des périphrases de galle de pau-pières , gratelle dure des paupières , gratelleseche des paupières , qui font même des ter-mes assez équivoques ? Mais laissons-là lesréflexions tur les mots, 8c continuons l’exa-men de la choie.
De tout ce que nous avons dit, il résulteque la chape est souvent un effet de diversesmaladies du globe de l’œil, 8c en particulierun mal des glandes ciliaires des paupières,qui en rougit les bords , 8c les colle l’uncontre l’autre ; que cette humeur chassieuseest tantôt plus , tantôt moins abondante ;quelquefois dure 8c seche , 8c quelquefoisaccompagnée de démangeaison. Lorfqu'onexamine ce mal de près, on connoît quec’est une traînée de petits ulcérés superfi-ciels, prefqu’impercepûbles, rangés le longdu bord d’une paupière ou de toutes lesdeux , tant en dedans qu'en dehors.
Puis donc que la cìtap-e fe rencontrej dans plusieurs maladies des yeux, il f auI:la distinguer de l’ophthalmie 8c autres ma-ladies de l’œil, quoiqu’elles soient souventaccompagnées de chassie , & doutant plusque la chassie arrive fréquemment íans
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