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Tome septième.
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Ions de MM. Meri Sc de la Hire, dans leurcontestation fur le chat plongé dans l’eau ;contestation qui partagea les académiciens,Sc qui a fourni de part 6c d’autre plusieursmémoires également instructifs & curieux,qu’on peut lire dans le recueil de /’ académie,années ijo^ , 1709, 17106c 1712..

La structure des ongles des chats Sc destigres, espece de chats sauvages, est d’unartifice trop particulier pour la palier foussilence. Les ongles longs 6c pointus de cesanimaux se cachent Sc se serrent si prompte-ment dans leurs pattes » qu’ils n’en tou-chent point la terre, Sc qusils marchentfans les user 5 c sanslesémousser, ne les fai-sant sortir que quand ils s’en veulent servirpour frapper Sc pour déchirer. Ces onglesont un ligament qui, par son ressort, lesfait sortir , quand le muscle qui est en-de-dans ne tire point ; cet ongle est caché dansles entre- deux du bout des doigts , Sc neíort dehors pour agriffer, que lorsque lemuscle, qui sert d’antagoniste au ligament,agit : le muscle extenseur des doigts sertaussi à tenir l’ongle redressé, Sc le ligamentfortifie son action. Les chats font agir leursongles pour attaquer ou se défendre, 6cne marchent dessus que quand ils en ontun besoin particulier pour s’empêcher deglisser.

Leur talon , comme celui des singes,des lions , des chiens , n'étant pas éloignédu reste du pié , ils peuvent s'asseoir aisé-ment , ou plutôt s’accroupir.

On demande pourquoi les chats , Sc plu-sieurs animaux du même genre, commeles fouines, putois, renards, tigres, &c.quand ils tombent d’un lieu élevé, tom-bent ordinairement fur leurs pattes, quoi-qu’ils les eusient d’abord en-haut, & qu’ilsdussent par conséquent tomber sur la tête.

11 est bien sûr qu’iis ne pourroient paspar eux-mêmes se renverser ainsi en l’air ,où ils n'ont aucun point fixe pour s’ap-puyer ; mais la crainte dont ils sontsaisis leur fait courber l’épine du dos, demaniéré que leurs entrailles font pousséesen en-haut ; il s alongent en même tempsla tête 6c les jambes vers le lieu d où ilssont tombés , comme pour le retrouver ;ce qui donne à ces parties une plus grandeaction de levier. Ainsi leur centre de gra-

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vité vient à. être différent du Centre dofigure, 6 c place au-dessus ; d’où il s’cnsuit,par la démonstration de M. Parent, queces animaux doivent faire un demi-touren Pair, 6 c retourner leurs pattes en-bas,ce qui leur fauve presque toujours la vie.

La plus fine connoissance de la mécani-que ne feroit pas mieux en cette occasion,dit l’historien de Pacadémie, que ce quefait un sentiment de peur , confus Scaveugle. Hijl, de l'acad. 1700.

Autre question de physique : dsoù vientqu’on voit luire le dos d’un chat , lorsqu’onle frotte à contre-poil ? C’est que les corpscomposés ou remplis de parties sulphureu-ses, luisent, quand ces parties íulphureusosfont agitées par le mouvement vital, lefrottement , le choc , ou quelqu’autrecause mouvante. Au reste , ce phénomènen’est pas particulier au chat ; il en est demême du dos d’une vache, d'un veau , ducou du cheval, ctc. 6 c cela paroît sur-toutquand on les frotte dans le temps de lagelée. Voyeç Électricité.

On fait que les chats sont de différentescouleurs ; les uns blancs, les autres noirs,lesautres gris, Sec. de deux couleurs, commeblancs & noirs, blancs Sc gris, noirs Scroux : même de trois couleurs, noirs, roux& blancs, que l’on nomme par cette raisontricolors. J’ai oui dire qu’il n’y ayojt aucunchat mâle de trois couleurs. Il s’en trouveencore quelques-uns qui tirent fur le bleu,Sc qu’on appelle vulgairement chats deschartreux ; peut-être parce que ce sont lesreligieux de ce nom qui en ont eu des pre-miers de la race. Article communiqué pusM. le Chevalier de JaUcourt.

Chat , (Matière médicale. ) La plupartdes auteurs de matière médicale rapportentdiverses propriétés, que plusieurs méde-cins ont accordées aux différentes partiesdu chat , tant domestique que sauvage. L*graisse de ces animaux , leur sang , leuffiente , leur tête, leur foie , leur fiel, lenturine distillée , leur peau, leur arriere-fai*même porté en amulette , ont été célébréscomme des remedes admirables ; mais P aSun de ces auteurs n'ayant confirmé ceSvertus par fa propre expérience, on > iesauroit compter sur l’espece de traditionqui nous a transmis ces prétentions dç livf®