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» ou quatre ans encore , après lesquels» vous pourrez ôter un arbre alternati-» vement pour laitier de l’espace aux au->>tres, qui se trouveront par ce moyen a» six pies de distance. Us pourront rester». dans cet état jusqu à ce qu ils aient huit»» ou dix ans, Sc quils soient assez gros». pour faire des cerceaux, des perches de». houblonniere, é>c. à quoi on doit l’em-». ployer préférablement à tous autres ar-»> bres.Alors vous couperez encore jusqu'au-» près de terre une moitié de vos plants,
». en choisissant alternativement les plus foi-». blés ; & tous les dix ans on pourra y faire». une nouvelle coupe qui payera lsintérêt». du terrain Sc les autres charges accessoi-»> res , fans compter qu'avec cela il restera». une bonne quantité d'arbres destinés à». venir en futaie, qui continueront de»> prendre de l’accroistement, Sc enfin assez»> de volume pour que l’espace de douze». niés en quarté ne leur sulfite plus : ainsi» lorsque ces arbres seront de grosseur à en». pouvoir faire de petites planches , vous-» porterez la distance à vingt-quatre piés». quarrés , en abattant alternativement un»» arbre ; ce qui leur suffira alors pour les». laisser croître , Sc pour donner de l’air autaillis , qui par ce moyen profitera coníi-» durablement ; & les coupes qu on en»> fera payeront avec usure les dépenses», faites pour la plantation , l’intérêt du». terrain , & tous autres frais ; de forte que«tous les grands arbres qui resteront se-». ront en pur profit. Je laisse à penser« tout le monde quel grand bien cela de-« viendroit pour un héritier au bout de« quatre-vingts ans, qui est le temps où». ces arbres auront pris leur entier accrois-», sement ».
II y a encore une façon de faire degrandes plantations de chataigners , que1 on pratique a présent assez ordinairement,U dont on se trouve mieux que de semerles châtaignes dans des sillons. On fait destrous moyensades distancesàpeu près uni-formes , Sc qui le règlent selon la qualitédu terrain; on plante ensuite trois o u quatre châtaignes fur le bord de chaque trou"dans la terre meuble qui en est sortie •deux ou trois ans après, on peut faire ar-lacher Les plants foibles & superflus, &
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en hasarder la transplantation dans lesplaces vuides, où il faudra les couper en»fuite à un pouce au-dessus de terre. La rai-: on qui a fait imaginer Sc préférer cetteméthode , est sensible. Les plantations dechataigner fe font ordinairement dans desterrains sablonneux, comme les plus con-venables en ester, Sc ceux en même tempsqui ont le plus besoin qu'on y ménagel’humidité possible ; les châtaignes bail-leurs veulent trouver quelque facilité lapremiere année pour lever Sc faire racine.Les trous dont on vient de parler , réu>-niílent ces avantages ; la terre meuble quiest autour fait- mieux lever les châtaignes ;Sc le petit creux qui se trouve à leur por-tée, favorise le progrès des racines qui cher-chent toujours à pivoter , & leur procurerde la fraîcheur en rassemblant & en con-servant l'humidité.
Semence des châtaignes en pepiniere , trans-plantation. Quand on n’a que de petitesplantations à faire, qui peuvent alors êtremieux soignées , on terne les châtaignesen rayon dans de la terre meuble , prépa-rée à l’ordinaire Sc disposée en planches ;on laisse six pouces de distance entre lesrayons , Sc on y met les châtaignes à qua-tre pouces les unes des autres, Sc à troisde profondeur. En leur supposant ensuiteles foins usités de la culture, on pourra aubout de deux ans les mettre en pepiniere,en rangées de deux à trois piés de distance,Sc les plants au moins à un piél’un de l'au-tre. Le mois d’octobre fera le temps leplus propre à cette opération dans les ter-rains secs Sc légers ; & à la fin de février,pour les terres plus fortes & un peu humi-des. Les dispositions qui doivent précéder',seront d’arracher les plants avec précau-tion, d’étêter ceux qui se trouveront soi-blés ou courbes , & de retrancher le pi-vot à ceux qui en auront un. La cultureque ces plants exigeront ensuite pendantleur séjour dans la pepiniere , fera de leurdonner un léger labour au printemps, deles sarcler au besoin dans 1 été , de leur re-trancher peu à peu les branches latérales,Sc de receper à trois pouces au-dessus deterre ceux qui feront rafaux ou languistans,pour les faire repouíïer vigoureusement.
Après trois ou .quatre ans, on pourra les