Band 
Tome septième.
Seite
543
JPEG-Download
 

C H A

en fait de bonne litiere pour le bétail.On connoît encore d’autres efpeces deCet arbre , & quelques variétés, ?

Le marronnier n 'est qu’une variété occa-sionnée par la greffe , qui perfectionne lefruit en lui donnant plus de grosseur &plus de goût : du reste l’arbre ressemble auchataigner. Les marronniers ne réussissentbien en France que dans les montagnes dela partie méridionale , comme dans lesCévennes, le Vivarès & le Dauphiné, d’oùon les porte à Lyon ; c’est ce qui les faitnommer marrons de Lyon. Voy. Marron.

Le marronnier à feuilles panachées ; c’estun fort bel arbre dans ce genre , poítr ceuxqui aiment cette, forte de variété, qui n’estoccasionnée que par une efpece de mala-die de l’arbre ; aussi ne s’éleve-t-il dans cetétat jamais autant que les autres marron-niers. On peut le multiplier par la greffeen écusson, & encore mieux en approchefur le chataigner ordinaire. Il lui faut unterrain sec & léger pour faire durer la bi-garrure de. ses feuilles, qui fair tour sonmérité : car dans un meilleur terrain ,l ^bre reprend sa vigueur, 8c le panachédisparoît peu à peu.

, Le petit chataigner à grappes : on croitque ce n’est qu’une variété accidentelle duchataigner ordinaire, & non pas une efpecedistincte & constante. Miller dit qu’il nevaut pas la peine d’être cultivé ; & aurapport de Ray , fa châtaigne , qui n’estpas plus grosse qu’une • noisette , est demauvais goût.

Le chataigner de Virginie ou le chinkapin.Le chinkapin , quoique très-commun enAmcrique, est encore fort rare , même enAngleterre, où cependant on est si curieuxde faire des collections d’arbres étrangers :

11 Cl1 P a derai que d’après Catesby

/• !r r ’ r Ce n ’l st r Pas que cet arbrisseauso,t M.ç*: o» abrol ura ? m d;fficile j, éle .

.... . —„ se rarete v.c m d„ doseur 3c pré-

dans 1 envoi dec ~ - q

A^mes qu’on

ver : maiscaution

néglige de mettre dans Au f£bîe, p OU r l esconserver pendant le transport Le d' Skapin s’éleve ratément en Amérique à pï~de seize pies , &pour I’ordinaire il n ’e n !que huit ou dix; il prend par proportionplus de grosseur que'd’élévation : on eiîvolt íouvent qui ont deux piés de tour, 11

C H A / Wcroît d’une façon fort irtéguliere ; sonécorce est raboteuse & écaillée ; ses feuillesd’un verd foncé en-destus 8c blanchâtresen-dessous, font dentelées & placees alter-nativement : elles ressemblent d’aïlleurs àcelles de notre chataigner, si ce n’est qu’ellesfont beaucoup plus petites. Il porte auprintemps des chatons assez semblables àceux du chataigner ordinaire. Il produitune rrès-grande quantité de châtaignesd’une figure Conique , de là grosseur desnoisettes , 8c de la même couleur Sc con-sistance que les autres châtaignes ; l’arbrif-ieau les porte pat bouquets de tinq ou sixqui pendent ensemble, & qui ont chacuneleqr enveloppe particulière : elles mûrissentau mois de septembres, elles font douces<Sc de meilleur goût qvte nos châtaignesles Indiens qui en font grand usage i lesramassent pour leur provision pendant l’hi-ver. Le chinkapin est si robuste , qu’il ré-siste en Angleterre aux p!Us grands hiversen plaine terre ^ il craint an contraire lesgrandes chaleurs qui le font périt, sur-touís’il se trouve dah S un terrain fort sec; il seplaît dans celui qui est médiocrement hu-mide ; car si l’eau y séjûurnoit long-tempspendant l’Iiiver , cela pourroit le fairepérir. Il n’est gueré possibIe.de ; 1 c multiplier?autrement que de semences 1 d’qù’il faut! mettre en terre aussi-tót qukilés-fbïrt'arri-vées ; 8c si lssiifet qui fuiVxà étòit rigou-reux , il fera'a propos dé cbufrir la terreavec des feuilles , du tan , ou du chatrmede pois, pour empêcher la gelée d’y péné-trer au poirtt de gâter les semences. On aessayé de le greffer éh approche stn'i’élfta-itaigner ordinaire ;■ mais il réussit rarementpar ce moyen. ' Jí ' 1 r

Ze chataigner cPAmèriqiie à lár'gts feuillé d& à gros f uit. La découverte de cet arbreest dûe au P. Plumier , qui l’a trouve dansles établissemens françois de l’Amérrque rCet arbre n’est pôint encore commun .en-France , & îl est extrêmement rare tn An-. gleterre : on peut s’en rapporter à Miller^i qui n’a pârîé de cet arbre que dans fir-sixième édition de son dictionnaire , qnraparu en 175Z, où if dit qu’il n’a encorevu que trois ou quatre jeunes planrs de cetarbre qui n’avoient fair qu’un tres-penfprogrès ; qu’on peut faire venir de la Ca-