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médecins les ont ordonnées dans cettevue avec succès.
J’ai vu plusieurs fois ordonner, commeun béchique adoucissant très-salutaire , leschâtaignes préparées en forme de choco-lat ; mais on ne voir pas quel avantagecette préparation pourroit avoir lurlescnsl-taìgnes bouillies, bien mâchées & délayéesdans l'estomac par une suffisante quan-tité de boisson , si- non qu’elle ressembleplus à un médicament, que les maladesveulent être drogués , ik que quelquesmédecins croient avoir métamorphosé desalimens en remedes , lorsqu’ils les ontprescrits fous une forme particulière; oumême fans y chercher tant de finesse, lors-qu’ils les ont ordonnés comme curatifsdans une maladie.Ceci est su r -1 ou t très-vraides prétendus incrallans , parmi lesquelsles châtaignes tiennent un rang distingue*Voye ^ Incrassant.
Les marrons bouillis font beaucoup plusfaciles à digérer que les rôtis , & par con-séquent ils sont plus sains : ce n’est qu’ap-prêtés de la premiere façon , qu’on peutles ordonner aux malades ou aux con-valescent.
Les châtaignes séchées , connues fous. lenom de châtaignes blanches , ou de cafìa-gnous en langage du pays dans les provin-ces méridionales du royaume , où ellesfont fort communes, se préparent dans lesCévennes & dans quelques pays voisins.
. Une circonstance remarquable de cettepréparation , qui (bailleurs n'a rien departiculier, c'est qu’on fait prendre auxchâtaignes avant que de les exposer au feu,un léger mouvement de fermentation oude germination, qui leur donne une dou-ceur tics-agréable : dans cet état, ellesdif-ferent des châtaignes fraîches exactemenr,comme le grain germé ou le malt différédumeme grain mûr & inaltéré ; aussi va-t-il tout lieu de com e ft urer qu ’> elles fsroient tres- propres à fournir kbierre. Les habitons des pays montagneuxqui n ont m raisin m grain , mais beaucoup de châtaignes y & qui ne sont p as àportée, comme les Cévennes, le Rouer-gne, &c. de tirer du vin à peu de fraisdes provinces voisines, pourroiehc tirerlame VII,
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parti de cette propriété de leurs cha-taigms (b)
CHATAIGNERAYE , f. f. ( Jardin.)est un lieu planté de chataigners. PqyeÇChataigwers. (K)
CHATAIN , adj. nuance du poil bai,tirant fur la couleur des châtaignes. Voye^Bai.
CHATEAU, f. m. terme d’Architecture,est un bâtiment royal ou seigneurial situéà la campagne , & anciennement fortifiéde fossés , pont-levis , L'C. Aujourd'hui onn'y en admet que lorsque le terrain en sem-ble exiger, qu'on a de l’eau abondammentqui tourne tout au tour , comme a celuide Chantilli, ou feulement pour la déco-ration , comme à celui de Maisons : ce quidonne occasion de pratiquer les cuisines& offices au-dessous du rez-de-chausiée ;cependant la plupart de ceux où so fait larésidence de nos rois en France n'cn ontpoint, ik conservent ce nom fur-tout lors-que ces demeures font à la campagne &non dans les capitales, car on dit commu-nément, le château de Versailles, de Tnanon,de Marly, de Meudon , ikc. au lieu qu’ondit, palais du Luxembourg , palais des Taille-ries , pour désigner une maison royale.
Chateau d'Eau , est un bâtiment oupavillon qui différé du regard , en ce qu’ilcontient un réservoir & qu’il peut être dé-coré extérieurement, comme est celui dupalais royal à Paris, ceux de Versailles &cde Marly. Il feroit affez important que cessortes d’édifices , lorfqu'ils font partie dela décoration d’une capitale , fuíTènt fusiceptibles de quelque ordonnance relativeà leurs usages, & enrichis de nappes d’eau,de cascades , qui tout ensemble décore-raient la ville, ik serviraient de déchargeau réservoir.
On appelle aussi château d’eau , un bâti-ment qui dans un parc est situé dans unlieu éminent, décoré avec magnificence.;& dans lequel font pratiquées plusieurspieces pour prendre le frais : il sert aussi àconduire de Peau , qui après s’être élevéeen Pair & avoir formé un spectacle, se dis-tribue dans un lieu moins élevé, ik fornicdes cascades, des jets, des bouillons &c desnappes ; tel qu'on peut le remarquer dansle dessin de nos Flanches d*Architecture ,
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