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Tome septième.
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CHATRES ou ARPAJON, ( Géog. )petite ville de l’île de France dans le Hure-poix 3 fur la riviere d'Orge.

CHATRE , s Méd. ) voy. Eunuque.

Châtré. (Méd. D me. ) Les animaux châ-trés adultes fournissent à nos tables uneviande plus tendre , plus délicate , Sc plussucculente que celle des animaux de lamême espece qui n’ont pas eduyé la castra-tion. Cette opération perpétue, pour ainsidire, l’enfance de ces animaux (voy. Eunu-que) , & c'est aussi dans cette vue qu’on lapratique fur les seuls animaux domestiquesdestinés à être mangés dans un âge un peuavancé , ou lorfqu'ils auront leur accroil-sement parfait, comme le bœuf, le mou-ton , le cochon , le chapon , &c. Elle estinutile pour ceux que nous mangeonsavant leur adolescence, comme le pigeon-neau , le canneton , &c.

Au reste , la pratique de châtrer les ani-maux destinés à la nourriture des hommesest très - ancienne parmi eux , du moinschez les nations civilisées : car les Canni-bales ne fe (ont pas aviíés encore de châ-trer les prisonniers qu’ils engraissent pourleurs festins. Voy. Castration & Châ-trer. (b)

CHATRER, v. act. en général, c’estpriver un animal de les testicules. Voy.■Castration. On fe sert du même verbequelquefois au figuré, & l’on dit aussi-bien châtrer un arbre qu’un cheval.

Châtrer un cheval , c’est lui ôter les testticules. On châtre de deux façons, ou avecle feu , ou avec le caustic. Voici commeon s’y prend avec le feu. L’opérateur faitmettre à fa portée deux seaux pleins d’eau,un pot à l’eau, deux couteaux de feu quar-rés par le bout fur le feu du rechaut , dusucre en poudre, & plusieurs morceaux derésine , son bistouri , Sc ses murailles.

Après avoir abattu le cheval,on lui levele pié de derriere jusqu’à l’épaule , & onl’arrête par le moyen d’une corde qui en-toure le cou , Sc revient se nouer au pié.

Le chatreur se mettant à genoux derrie-re la croupe , prend le membre, le tireautant qu’il peut, le lave Sc le décrasse ,aussi-bien que le fourreau Sc les testicules;aptes quoi il empoigne & ferre au-dessusd’un testicule, Sc tendant par ce moyen la

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peau de la bourse,il la fend en long sbus íetesticule, puis il fait soptir celui-ci par Cou-verture ; & comme le testicule tient par unde ses bouts du côté du fondement à desmembranes qui viennent avec lui, il cou-pe ces membranes avec le bistouri : puis ilprend fa muraille , & ferre au-dessus dutesticule fans prendre la peau , en arrêtantl’anneau de la muraille dans la c rem ai 1-lere : on voie alors le testicule en-dchorsSc le parastan , qui est une petite grosseurdu côté du ventre au-destus. L’est au-des-sous de cette grosseur , ou plutôt entr’el-le Sc le testicule , qu’il coupe avec le cou-teau de feu ; le testicule tombe : il conti-nue à brûler toutes les extrémités des vais-seaux sanguins, en mettant fur ces vais-seaux des morceaux de résine qu’on faitfondre sur la partie avec le couteau de feuà plat : on finit par saupoudrer Sc brûlerdu sucre par-delíus la résine: ensuite abais-sant la peau , on recommence la mêmeopération à l’autre testicule. Il y a des cha-treurs qui ont des murailles doubles, aveclesquelles ils serrent Sc brûlent tout defuite les deux testicules. On fait ensuitejeter de l’eau dans la peau des bourses ; Scaprès que le cheval est relevé, on lui jetteà plusieurs reprises l’autre seau d’eau fur ledos Sc fur le ventre.

La chatrure avec le caustic fe fait de lamaniéré suivante. L’opérateur est muni dequatre morceaux de bois longs de six pou-ces , larges d’un pouce , creux dans leurlongueur d’un canal qui laisse un rebordd’une ligne tout autour ; les deux bouts dechaque bâton !ont terminés par deux rond*ou boules faites du même morceau de bois:c’est dans ce canal qu’est le caustic , qui I eremplit entièrement. Il est composé de f)'blimé corrosif fondu dans de l’eau Lc rÇ'duit en consistance de pâte avec de la farj.'ne. Après que le chatreur a préparé le &•'ticule comme on vient de dire , il ferre 1 edessus avec deux de ces bâtons, dont il d> eíles deux canaux vis-à-vis l’un de l’autr £ ’Sc qu’il lie ensemble parles deux bouts a vune ficelle; il coupe le testicule au-de(l? u ;avec le bistouri, & laisse les bâtons ai'Hliés, que le cheval emporte avccluL ftombent d’eux - mêmes au bout de nejours.