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Tome septième.
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' le lendemain , soie que l’opération aitété faite par le feu ou le caustic, on menele cheval à l'eau , & on l’y fait entrer jus-qu’à la moitié du ventre.

La seule différence qu’il y ait entre cesdeux opérations, c’est qu’il est plus rareque la partie enfle avec le caustic qu’avecle feu ; mais du reste il n’y a pas plus dedanger à Pune qu’à l’autre.

Le grand froid &c le grand chaud fontcontraires à cette opération : c’est pour-quoi il faut la faire dans un temps tem-péré. Vuy. l’article Cheval. ( V)

Châtrer , ( Tard. ) (e dit d’un arbrequi pouffe trop abondamment, & dont ilest nécessaire de couper plusieurs bran-ches.

On dit encore châtrer des melons, desconcombres , quand on les décharge de leursbranches inutiles. Châtrer un œillet , unfagot , un cotteret , une ruche de mouches amiel.

CHATTE, f. f. (Mar.) c’est une especede barque qui a les hanches & les épaulesrondes, & qui est communément du portde soixante à cent tonneaux.

Elle est rase, grossièrement construite, &fans aucun acastillage. Elle n’a que deuxmâts, dont les voiles portent des bonnet-tes maillées. Elles fervent à charger &décharger les vaisseaux, f Z )

Chatte , autrement Traversier , termede Pêche , forte de bateau à trois mâts.

CHATZAN , ( G éog. ) ville d’A sie.auroyaume de Hajacan, fous la dominationdu grand-mogoí, au confluent des rivièresde Nilab & Behat.

CHATZOTZEROTH , {Musique instr.des Hébr.) espece de trompette des Juifs,dont voici la description tirée du chap. %,liv. III, de 1 Histoire des Juifs de Josephe ,traduite par Arnaud d’Andilly.

“ Salongeur étoit presque d’une coudée,« son tuyau étoit environ de la grosseur" â une nute , 6c il n avoit Couverture que« ce q u’il en lalloit pour 1 emboucher ; le» bout en étoit semblable à celui d’ùne» trompette ordinaire : les Hébreux l a« nommoient asojra- Moyíe en fit faire-- deux , dont l’une (ervoit pour assembler" le peuple , & l’autte pour assembler les«chefs j quand il íalloit délibérer des

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» affaires de la république ; mais quand» elles sonnoient toutes les deux, tous-- généralement s'assembloient ».

Puisque chacune de ces trompettes fer-voit à un usage différent, elles dévoientavoir un ton différent ; & puisqu’on lesfonnoit aussi souvent ensemble , leurs tonsdévoient être confonnans , au moins pro-blablement ; ainsi elles étoienr naturelle-ment à l'octave qui est la coníonnance laplus simple & la plus naturelle. Au reste ,il paroît par la description que donneJosephe , que la charçotzyroth étoit nès-scniblable à la trompette des Romains.Vuy. Trompette, ( Mufiq . injlr. des anc.)(F. D. C.)

CHAVAGE , f. m. ( Jurifpr.) est lamême choie que chevage : ce dernier termeest plus usité. "oy. Chevage. (A)CHAVANNES , ( Géog.) petite villede France en Franche-Comcé.

* CHAVARIGTES, f. m. pi. CHist. mod .)hérétiques mahométans opposes auxSchystes. Ils nient l’infaillibilité de la pro-phétie de Mahomet, soit en elle-même ,soit relativement à eux; parce qu’ils nesavent, disent-ils, si cet homme étoit ins-piré , ou s’il le contrefaifoir ; que quandilsferoient mieux instruits, le don de pro-phétie n'ôtant point la liberté,leur prophè-te est resté maître pendant l’inspiration del’altérer & de substituer la voix du men-songe à celle de la vérité; qu’il y a des faitsdans l’alcoran qu’il étoit possible de pré-voir ; qu’il y en a d’autres que le temps adû amener nécessairement ; qu’ils ne peu-vent démêler dans un ouvrage aussi mêléde bonnes & de mauvaises choses , ce quiest de Mahomet & ce qui est de Dieu ; &qu’il est absurde de supposer que tout ap-partienne à Dieu ; ce que les Chavarigtesn’ont pas de peine à démontrer par ìmeinfinité de passages de l’alcoran , qui nepeuvent être que d’un fourbe & d'un igno-rant. Ils ajoutent, que la prophétie deMahomet leur étoit superflue , parce quel’infpection de l’univers leur annonçoitmieux que tour son enthousiasme , l’exií-tence &í la toute-puissance de Dieu , quequant à la loi établie avant lui , le don deprophétie n’ayant mille liaison avec elle ,elle n’a pu lui accorder le droit de lui en