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l’instrument de Bautre. Le chnuderet com-mence à donner la perfection, & la mouleacheve. V. Moule.
Quoique ce ne soient pas les Batteursd’or qui fassent leurs outils, nous ne laisse-rons pas de parler de leur fabrique à leurarticle , parce que ceux qui s’occupent à lesfaire , n’ont point de nom qui ait rapportà leur art. Les diauderets & les moules fontcomposés, comme nous Bavons dit, deboyaux de bœuf, ou de baudruche , quin’est autre chose qu’une peau très-fine ,tirée de dessus le gros boyau du bœuf. Onmarie deux de ces peaux par le moyen del'eau dont elles font trempées, en les étendant fur un châssis ou planche de bois, leplus qiBil est possible. Elles ne fe détachentjamais, quand elles font bien féchées àBair. On les dégraisse ensuite , en les en-fermant dans des livres de papier blanc ,dans lequel on les bat jusqu’à deux fois,en changeant de papier à chaque reprise.On leur donne le fond, voy. Fond. Onles fait sécher fur des toiles neuves. Lesvieilles ayant toujours un duvet auquelles feuilles imbibées de la liqueur s’atta-cheroient, on remet ces feuilles dans unautre livre de papier humidié avec du vinblanc pour les unir ; ensuite on les détireà deux par les quatre coins, & on n’ylaisse aucun senard ou pli, parce qu’ilsempêcheraient Bor de couler ou de mar-cher fous le marteau. De-là les feuillesfont emplies dans une plaine, voy. Plaine ;c’est un outil de feuilles de vélin qui nesert qu’à cela , pour y être battues jufqtBàce qu’elles soient bien sèches ; on les qua-dre fur une mesure de toile ou de fer blancde cinq pouces en tout sens. On les metl’une fur Bautre , &c on les bat à sec , c'est-à-dire sans être enfermées dans aucunoutil, pour les sécher parfaitement ; onles brunit avec une patte de lievre & unepoudre grise tirée d’un gips qu'on a cal-ciné & passe à plusieurs reprises dans destamis de plus en plus fins. Cette poudrefe nomme brun ; enfin on presse les feuil-les pour leur ôter le reste de Bhumiditéqu’elles auroient pu conserver. Voy, Bat-teur v'oR.
* CHAUDERON , s m. (Art mccanìg.)vaisseau plus petit que la chaudière, de
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cuivre ou d'airaïn , & d’un usage presqrseinfini, soit dans les arts, soit dans la viedomestique. Voici quelques - uns de cesusages qui feront voir qu’il en a été dumot chauderon comme du mot chaudière ,& qu’on les a transportés Bu n tk. Bautredes ustensiles avec lesquels ils avoient seu-lement de la conformité, soit par la fi-gure , soit par Bemploi.
Chauderons de Dodone , ( Mytholog.Les chauderons résonnans de Dodone ontété très-fameux dans Bantiquité. Voici ladescription qu’on en trouve dans Etiennede Bylance : " Il y avoit à Dodone deux» colonnes parallèles & proche l’une de” Bautre. Sur Bune de ces colonnes étoit» un vase de bronze , de la grandeur or--> dinaire des chauderons de ce temps ; ÔC-- fur Bautre colonne , une statue d’enfant*» Cette statue tenoit un fouet d’airain
» mobile & à plusieurs cordes. Lorsqu’un” certain vent venoit à souffler » il poussoir” ce fouet contre le chauderon , qui réson-” noit tant que le vent duroit ; & comme» ce vent régnoit ordinairement à Do-.» done , le chauderon résonnoit presque» toujours : c’est de-lâ qu’on fit le pro-» verbe , airain de Dodone , qu’on appli-» quoit à quelqu’un qui parloit trop , ou» à un bruit qui duroit trop long temps ».Il me semble que les auteurs & les criti-ques seroient très-bien représentés , lesuns par les chauderons d’airain de Dodone,les autres par la petite figure armée d’unfouet, que le vent poussent contre leschauderons. La fonction de nos gens delettres est de résonner sans cesse ; celle denos critiques, de perpétuer le bruit : & lafolie des uns & des autres, de se prendrepour des oracles.
Chauderon, terme de Boy audier , especede baquets dans lesquels ces ouvriers met*tent tremper les boyaux ; ce font pour Bo»dinaire des tonneaux coupés en deux P afle milieu , dont les cercles sont de fe r »qu’on remplit d’eau , & dans lesquels 0,1met amortir les boyaux. V 0 y . Boyaudi £R .'
Chauderon , ustensile du cuisine, ss ulest ordinairement ou de cuivre ou dede fonte , avec une anse de fer mob>l e >cette anse sert à la suspendre lur le f eu 3une crémaillère.