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Tome septième.
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íe premier degré ou le premier érar du malvénérien. Les médecins Rappellent plusordinairement gonorrhée. ^oy. Mac Véné-rien , Gonorrhée,

Le docteur Cockburn & d’autres aprèslui prétendent que la chaude-pijje consistedans l’ulcération des orifices des glandesde l'uretre dans les hommes, & des lacunesglandulaires dans les femmes, causée parune matière acre & purulente qui s’y estintroduite lors du coït de la part de la per-sonne gâtée.

De ces glandes fort & découle une ma-tière mordicante & corrofive, accompagnéed’ardeur d’urine & de tension dans la par-tie , &c. 6 c c’est-là le premier période de lamaladie.

La chaude-pijsc se déclare plutôt ou plustard , mais le plus ordinairement trois ouquatre jours après que le mal a été pris ; 5ccela par un écoulement de 1 penne par lepénis, avçc inflammation au gland.

Si la personne est affectee d'un phimosisou paraphímofis ; li la matière qui flue esttenue , jaunâtre ou verdâtre , fi elle vientabondamment, Lc que les testicules soientenfles, c’est ce qu’on appelle gonorrhéevìru-lente ; &C le mal est alors à son second pé-riode.

Quelques auteurs veulent qu’en cet étatou période de la maladie , le levain infecta déja atteint la malle du sang & les vési-cules séminales : d’autres imputent ftmple-jment ces symptômes à ce que l’écoulementouïe virus étant extrêmement corrosif, ilirrite & enflamme les parties adjacentes.

On procede à la cure de la chaude-pijsepar des évacttans convenables, tels que lesPurgatifs de caiomel, les émulsions, lespoudres , & autres remedes réfrigérants,les émétiques de tutbith , & enfin des pré-parations de térébenthine, &c. à quoi quel-ques-uns ajoutent des décoctions de bois-de-vie , &c. Quant aux remedes externes,ils consistent en général en fomentations *cataplasmes, linimens & lotions. ’

Quelques auteurs modernes, & singu-lièrement le docteur Cockburn , veulent. qu’on s’en tienne aux feules injections, fansemployer d’autres remedes. Ce système aautorisé la pratique des charlatans, qui, fereposant sur l’eftet de leurs injections, ar-2 orne V 1 J,

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rêtent l’écoulement, & donnent lieu par-iàà la formation d’une vérole bien com-plété.

Le turbith minéral, le caiomel,donnés en petite* doses, ëc continués pen-dant quelque temps , font très-falutaíres enqualité d’altérans ; joignez y les onguensde mercure en allez petite quantité , pourqu’ils n’aillent pas jufqu'à procurer la sali-vation; & pour l'ordinaire on vient à boutde la maladie vénérienne , à quelque pé-riode qu’elle soit. Voilà la pratique qu’onsuit à Montpellier. Fuj.SaliVation, Mer.cure, &c.

Le nom de chaude-pìfse a été donne à cemal, à cause de l’ardeur que sentent enurinant ceux qui en font attaqués. Or cetteardeur provient, comme on s'en est allurepar les dillèctions, de ce que lkretre a étéexcorie par la virulence de la mitiere quis’y est introduite de la part de la femmegâtée; excoriation ou ulc‘ration qui ne seborne pas aux orifices ou embouchur'-s.icsglandes muqueuses de l’uretre , com neplusieurs auteurs modernes l'ont prétendu,mais qui peut attaquer indistinctementtoutes les parties de l’uretre ; & l’urine parles sels qu’elle contient, venant à irriter ëcà picoter les fibrilles nerveuses de l’uretre,qui pour lors est dénué de fa membranenaturelle, excite en palíànt ce sentimentd’ardeur & de cuiílon , dont se plaignentceux qui ont la chaude-pìffe .

Les chaude-pijses négligées ou mil gué-ries, suivant les formules qu'on trouve dansles livres, lesquelles peuvent être très malappliquées , quoiqu’elles puistent être très-bonnes en elles-mêmes, produisent des ma-ladies très-fâcheulès. V CarnositÉ. (Y)

CHAUDERET, subst. m. en ternit deBatteur d’or ; c’est un livre contenant huitcens cinquante feuilles de boyaux de bœuf,non compris un cent d’emplures. Voye çEmplure. Le chauderet , ainsi que le cocher& la moule, est partagé en deux ; chaquepartie a cinquante emplures , vingt-cinqdessus & vingt-cinq delìous. Les deux pre-mières , de quelque côte où elles fe trou-vent, font toujours une fois plus fostes queles autres. Cette division de ces outils endeux parties égales, fé fait afin que , quandon a battu d’un côté, on puilTe retournée