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Vescence est accompagnée,exercent depuislong-temps la sagacité des Chimistes. Lathéorie générale de l’effervescence, prisesimplement pour le gonflement & le bouil-lonnement de la masse qui la subit, sup-plique cependant d’une façon aster natu-relle à ce phénomène considéré dans lachaux , vcyeç Effervescence ; mais il s'enfaut bien que la production de la chaleurqui l’accompagne puisse être expliquecd’uile maniéré aum simple.
La théorie chimique de la chaleur deseffervescences nous manque effectivement,depms que notre maniéré de philosopherne nous permet pas de nous contenter desexplications purement ingénieuses , tellesque celles de Silvius de Leboë, de Willis,& de toute l’école chimique du derniersiécle , que M. Lemery le pere a répanduechez nous, & qui est encore parmi lesPhysiciens l’hypotheíè dominante. Ceschimistes prétendoient rendre raison dece phénomène singulier par le dégage-ment des particules du feu enfermées dansles p°res de l'un des deux corps , qui Mu-nissent avec effervescence comme dans au-tant de petites prisons. Cette théorie con-venoit à l’effervefcence de la chaux d’unefaçon toute particulière; & l’on pourroircroire même que c’est de l’explication dece phénomène particulier, déduite depuislong - temps de ce mécanisme ( V oye^Vitruve , liv. II. c. v. ) , que les Chimistesont emprunté leur théorie générale de lachaleur des effervescences. Rien ne paroîtû simple en effet que de concevoir com-nient la calcination a pu former dans lachaux ces pores nombreux dont on la sup-pose criblée , & les remplir de particulesde feu ; 8c comment l’eau entrant avec ra-pidité dans cette terre scche , ouverte &avide de la recevoir, dégage ces particulesde feu de leur prison , H'e. Quelques chi-mistes , comme M. Hombere ont ensuite^ppellé au secours de ce mécanisme lefrottement causé dans toutes les parties de*a chaux , par le mouvement impétueuxave c lequel l’eau se porte dans ses pores,mais cette cause, peut-être très-réelle|** qui est la feule que la Chimie raisonnéemoderne ait retenue , n’est pas plus évi-e me ou plus prouvée que la premiere,Tome VII.
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entièrement abandonnée aujourd’hui. V.Effervescence.
Chaux éteinte. La chaux perd par sonunioaà l’eau quelques-unes de ses propriétéschimiques, ou du moins elle ne les pos-sédé dans cet état qu’en un moindre degréd’efficacité ; c’est-à-dire proprement, que\zchaux a plusd'aíAnité avec l’eau, qu'avecquelques-unes des autres substances aux-quelleselle estmilcible,ou dumoins quefonunion à l’eau châtre beaucoup son activité.Ce principe vif & pénétrant qui s’élevede la chaux pendant son effervescence avecl’eau, paroît n’être absolument autre chosequç le mixte salin volatil de l’eau de chauxformé pendant l’effervescence ou par l’ef-fervescence même , sub aclu ipso ejfervef-centiœ , lequel s’évapore par la chaleur plusque suffisante qui est un autre effet de lamême effervescence. Ce soupçon qui estpresqu’un fait , pourroít être changé encertitude complété , en comparant l’eaude chaux distillé à la vapeur qui s’éleve dela chaux pendant l’effervefcence. Au restela chaux éteinte à l’air différé de la chauxéteinte avec effervescence , en ce quela premiere retient entièrement ce mixtevolatil , que la derniere laisse échap-per en partie ; partie fans doute la plusconsidérable , apparemment la plus sub-tile : ou peut-être au contraire en ce quele mouvement de l’cffervefcence , appa-remment nécessaire pour porter l’atténua-tion des parties de la chaux au point desubir la mixtion saline ; en ce que ce mou-vement , dis-je, a manqué à la chaux éteinteà l’air : deux nouveaux soupçons moinsprès de la connoiffance positive que lepremier, mais dont l’alternative exami-née par des expériences, doit établir évi-demment l’un ou l’autre fait soupçonné.C’est auífi fans doute de l'une ou de l’autrede ces différences qu’il faut déduite l’inap-titude à former du mortier observée dansla chaux éteinte, à l’air.
Résurrechon de la chaux. La chaux éteintepeut être ressuscitée ou rétablie dans sonétat de chaux vive ; il n’y a pour cela qu àl’exposer à un feu violent, & à chaflerpar ce moyen l’eau dont elle s’étoit char-gée en s’éteignant. La ténacité de l’eauavec la chaux est telle, qu’un feu mé-