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Tome septième.
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ciiocre ne suffic pas pour la ressusciter ,comme il est prouvé par les expériencesde M. Duhamel (Mém. de l’Acad. royaledes Sc. ann. Z747. qui mit dans uneétuve de la chaux éteinte, où elle ne per-dit que très-peu de son poids ; qui l'expofaensuite dans un creuset à l’action d’ungrand feu de bois, qui ne lui fît perdrequ’environ le quart de seau qui avoit servià l’éteindre ; Sc qui enfin ne réussit pasmême à l’en priver entièrement en l’expo-sant dans un fourneau de funott excitéepar le vent d'un fort soufflet.

Un petit morceau de la chaux qui avoitessuyé cette derniere calcination, mis dansun verre avec de l'eau, présenta tous lesphénomènes d’une chaux vive afl’ez comparable à la chaux de craie , & qui auroit étéapparemment encore plus vive , si la cal-cination avoit été assez long-temps con-tinuée pour dissiper toute l'eau qui avoitservi pour l’éteindre la premiere fois. Ibid.

Le changement que la chaux opéré furles alkalis salins, est un des faits chi-miques tes moins expliqués : elle aug-mente considérablement leur activité ; ellerend l'alkali fixe plus avide d’eau ; & l’al-kali volatil dégagé par son moyen, estconstamment fluide , & incapable de faireeffervescence avec les acides : phénomèneunique , & dont la cause n'est pas mêmesoupçonnée. Plusieurs chimistes regardentces effets de la chaux fur l'un 8 c l’autrealkali comme les mêmes , 8 c ils les dé-duisent de l’union que ces sels ont con-tractée avec un certain principe actif &très-subtil fourni par la chaux. Hoffman ,qui a adopté ce système , appelle ce prin-cipe non falìnum , sed quasi terreo-igneumvolatile ; ce qui n'eít pas clair assurément,D'autres croient trouver une cause suffi-sante de la plus grande causticité de l'alkali fixe , dans une certaine quantité deterre calcaire dont il se charge manifeste-ment lorsqu’on le traite convenablementavec la chaux , & regardent au contrairela fluidité invincible de l’alkali volatil ,comme la suite d J une atténuation opéréepar simplification , par soustraction. C’estcomme augmentant là force dissolvantede l’alkali fixe , que la chaux est employéedans la préparation de la pierre à cautère,

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danS celle de la lessive, ou eau mersdes Savonniers. Voye^ Pierre a cautère »Savon , & Sel ammoniac.

Mortier. La théorie de la formation dumortier ,de l’efpece d'union que contractentles trois matériaux qui le composent, sa-voir , la chaux , le labié & l’eau , & de leuraction mutuelle , est peu connue des chi-mistes. Stahl lui-même, qui a appuyé fathéorie de la mixtion des substances souter-raines ,subterraneorum , fur les phénomènesdu mortier , n’a pas assez déterminé la formede la mixtion de ce corps singulier , dontl’examen chimique est encore tout neuf ■ce que nous en savons se réduit à un petitnombre d’observations, entre lesquellescelles-ci sont plus particuljeres à la chauxla chaux éteinte à l’air ne se lie pas avec lefable , ou ne fait point de mortier , de quel-que façon qu’on la traite : la chaux éteinteà l'eau , plus elle est ancienne , plus elleest propre à fournir un bon mortier. Voye £Mortier.

Union de la chaux au blanc-d*œuf, Scc. lacombinaison de la chaux avec le blanc-d'œuf & les laitages, & la dureté considé-rable à laquelle parviennent ces mélanges,soumissent encore un de ces phénomèneschimiques qu'il faut ranger dans la classedes faits purement observés.

Cette observation , qui n'est pas équivo-que , doit nous empêcher de compter sorun prétendu assaisonnement du lait quequelques médecins croient obtenir en lemêlant avec de l’eau de chaux , qui est évi-demment bien plus capable de l’altérer quede le conserver. Au reste le reproche ne doittomber que sur la licence d'expliquer, s*commune dans un certain ordre de méde-cins , & ordinairement à-peu près propor-tionnelle à leur ignorance ; car pour l’esse cmédicinal, nous nous garderons bien d el’évaluer au poids des analogies physiques-

Becher prétend avoir porté si loin , p afune manœuvre particulière , l’endurciss e 'ment d'un mélange de chaux vive Sc ^fromage, que la dureté de ce composé ar tJ 'ficiel étoir peu inférieure à celle du soî"mant. La composition des marbres art*"'ciels , la préparation de plusieurs luts cr^utiles dans le manuel chimique, celle dcertains mastics propres à recoller les